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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

A la santé du peuple grec

Publié le 1 Novembre 2011 par canaille le rouge in L'Utopie - çà se construit.

http://socio13.files.wordpress.com/2010/06/kke1.jpg
(mettez donc le son)

Devant la pression du peuple laquelle electrise les députés du Pasok (un peu comme la droite pour les idemnités de la sécu ici il y a trois jours) Papandréou vient d'être contraint de recourir à un référendum pour valider le traitement de choix voulu par ceux qui veulent saigner la Grèce.

Preuve s'il en est besoin que si la pression ne se relâche pas les peuples peuvent reprendre l'initiative.

" Les Grecs "veulent-ils l'adoption du nouvel accord ou le rejettent-ils ? Si les Grecs n'en veulent pas, il ne sera pas adopté", a déclaré le premier ministre. "Nous faisons confiance aux citoyens. Nous croyons en leur jugement. Nous croyons en leur discernement, a poursuivi M. Papandréou. La volonté du peuple grec s'imposera à nous." La presse grecque indique que le référendum serait organisé début janvier."

Le plus comique de l'affaire c'est la réaction "des milieux financier" et des chancelleries et capitales :

 A l'Elysée, l'entourage de Nicolas Sarkozy se dit consterné. "Le geste de la Grèce est irrationnel et dangereux", estime un proche du président, cité sur le blog L'Elysée : côté jardin.

Le professeur Fa# avec son numéro de la semaine passée atterit sur le ventre. il perd son "#" et gagne un superbe "T".

Du haut de sa chaire, "expert autorisé", qui parfois (peu souvent) a su être un peu moins mal inspiré, Jean Quatremer mange le morceau :

Cette annonce, qui intervient à la veille du G20 de Cannes de jeudi et vendredi, risque, si elle est confirmée, de mettre le feu aux marchés, voire de précipiter la faillite pure et simple de la Grèce : un référendum, cela veut dire une mise en œuvre des décisions européennes repoussées de plusieurs semaines, le temps que la consultation soit organisée et, surtout, en cas de vote négatif, la négociation d’un nouveau plan, au moins dans sa partie décote grecque. Or, il n’est pas du tout évident que l’Allemagne accepte de revenir sur sa volonté de restructurer la dette grecque. Le drame est qu’il ait fallu deux ans pour en arriver là : une faillite décidée en janvier 2010 aurait sans doute évité la contagion de l’erreur grecque au reste de la zone euro.

Première conclusion, immédiate, confirmant ce que La canaille ne cesse ici d'avancer : les marchés financiers souffrent quand la démocratie tente de progresser et tout ce qui va dans le sens de la souveraineté  populaire  pose un bât efficace sur la prétention des dits marchés. Pour bien faire marcher les ânes, le bât, c'est qu'il y a de mieux…en attendant de se passer des ânes.

L'article du Monde est en soit réjouissant, La Canaille ne résiste pas au plaisir de vous l'offrir -in extenso-, mais avant deux enseignements :

La droite dans toute ses composantes n'est pas la seule voie. La fausse gauche si elle est son alternance n'a pas d'alternative mais celle-ci peut se construire si ces peuples qui font trépigner Fa# redonnent de la voix... et se dotent des outils d'interventions politiques et économiques dont ils ont besoin, en phase avec leurs exigences de coopérations et de souveraineté.

La social-démocratie et ses satellites démontrent une fois de plus qu'elle est comme ces herbes de la pampa un panache qui fait illusion et une capacité à osciller et se plier aux vents dominants. Quelle confiance accorder.

L'article du Monde.fr :

Sarkozy consterné par l’annonce d’un référendum en Grèce

Nicolas Sarkozy est consterné par l’annonce de référendum faite, à la surprise générale, par le premier ministre grec, Georges Papandréou. Le président français croyait avoir réglé le cas de la faillite de la Grèce et de la recapitalisation des banques lors du conseil européen de mercredi, tout en sachant qu’il fallait renforcer le fonds européen de stabilité financière et s’assurer que l’Italie n’allait pas être gagnée par la contagion de la crise. Soudain, tout est à recommencer. « Le geste des Grecs est irrationnel et de leur point de vue dangereux », estime un proche du président.

M. Papandréou semble avoir été victime d’une rébellion au sein du Pasok, le parti socialiste au pouvoir à Athènes. Le référendum grec, qui reviendrait à approuver le plan de sauvetage européen, n’aurait lieu que cet hiver, sans doute en février. D’ici là, c’est tout le plan décidé à Bruxelles qui s’effondre : comment imaginer que les banques internationales vont accepter d’effacer 50 % de leurs créances si les Grecs, par référendum, décident de faire défaut ? Comment imaginer que le Bundestag allemand va voter l’octroi d’aide supplémentaire à ce pays ? Jusqu’à présent, Berlin n’a fait valider que le projet de FESF. Côté français, on ne voit donc pas comment la Grèce va pouvoir vivre d’ici à ce référendum, s'il a lieu.

Un rejet par la population grecque du plan de sauvetage de Bruxelles signifierait qu’il faut aller plus loin dans l’effacement de la dette d'Athènes et donc prononcer un défaut de ce pays, catastrophique pour toute la zone euro.  De source française, on indique que les Allemands sont stupéfaits et que le FMI découvre lui-aussi ce projet de référendum.

Le FMI, Bruxelles, Berlin, Londres et Paris Wall Streets font la gueule, les agences de notation achètent des chrysanthèmes  et si cette Toussaint du capital annonçait le retour de la souveraineté des peuples ?

Dans le calendrier chrétien, la fête des morts, en fait, c'est le 02 novembre (trépassés). Pas trop d'illusions, mais La Canaille a mis une bouteille de champagne au frais. Rien que la réaction de la réaction, ce matin, pousse à sortir les verres.

 

 

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