sauf que là, ce n'est pas de cinéma qu'il est question:
Cela circule sur la toile et aucune confirmation encore moins de démenti. Des soldats français auraient été faits prisonniers par l'armée syrienne au cœur de la Syrie.
L'information partie du réseau Voltaire n'aurait pas été reprise ici, La Canaille ayant quelques interrogations sur la validité du dit réseau et certaines info conspirationistes qui grèvent pour le moins sa crédibilité, si le silence de la rue St Dominique et du quai d'Orsay devenait assourdissant.
Mais au fur et à mesure que les sources se diversifient, des précisions s'accumulent alors que le gouvernement français s'enfonce dans un mutisme inaccoutumés dans ce genre de situation : aucun démenti de la part des deux ministères concernés : celui des armées, concernant les militaires celui des affaires étrangères concernant les relations diplomatiques avec un pays avec le quel si on en croit le journal officiel et la constitution nous ne sommes pas en guerre.
Selon des dépêches un officier supérieur serait parmi ces prisonniers. La question aurait été évoquée entre le ministre des affaires étrangères et un des despotes au pouvoir en Arabie Saoudite.
Démentis ou pas ?
Deux hypothèses : ou bien les faits sont réel et le gouvernement doit s'expliquer ou ils sont faux, et il doit démentir avec le risque d'être convaincu d'une nouvelle forfaiture si des éléments démontraient à postériori que le pouvoir a menti.
Cette question intervient en plein débat sur l'élection présidentielle.
Et comme le rappelle avec à propos Michel Peyret et Jean-François Autier dans le complément à leur lettre publiée ici le 1er mars ( et dont seule dans leur second courrier la référence au réseau Voltaire limite le partage de leur avis et que sur ce point (leur lettre est en fin de p@ges), la question est de première grandeur.
Voici ce qu'ils disent à l'affirmatif quand La Canaille reste au conditionnel sur la première ligne mais est, si les faits sont avérés, totalement partagés par La Canaille :
"Des militaires français ont été faits prisonniers en Syrie, prouvant incontestablement que la France est
entrée en guerre contre ce pays. L'article 35 de la Constitution indique : "La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement. Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire
intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention." De 2 choses l'une :
— ou le gouvernement a informé le parlement ; auquel cas il faut que les partis, les candidats, les médias
nous expliquent pourquoi ils l'ont caché au peuple de France ;
— ou le gouvernement n'a pas informé le parlement ; dans ce cas, tous les candidats et les partis qui
veulent en finir avec le "sarkozysme" vont se saisir de ce viol de la Constitution pour demander la destitution !
Pourquoi la commission des AffairesEtrangères de l'Assemblée Nationale ne se saisie-t-elle pas en urgence tout comme celle de la Défense Nationale. Leurs membres attendent-ils avec impatience les vacances parlementaires pour cause d'élection leur interdisant cette auto saisine ? Les deux députés de droite et du PS qui viennent de cosigner un rapport proposant la privatisation des activités militaires de défense, que disent-ils ?
Compte tenu de la période et des enjeux intérieurs, quelle saisine du conseil constitutionnel pour vérifier que la constitution de la République est bien et en tous points respectée.
Le sénat dont on a pu penser un instant que son changement de composition avait pu agir sur un changement d'orientation, que dit-il ? Que fait-il ? Où est-il pendant que des loups en treillis se promènent peut-être dans les bois de Syrie ?
"Chat et... fripons ?
(Suite à : Abstention ? Non : BOYCOTT !)
Deux phrases de notre déclaration "Abstention ? Non : BOYCOTT !" ont provoqué de multiples protestations : "Passant outre le vote du peuple de France, la "classe politique" a imposé le Traité
constitutionnel européen (Traité de Lisbonne). Sauf erreur, non seulement ce coup d’État —il faut appeler un chat, un chat— n’a été dénoncé par aucun des candidats et partis politiques présents
au prochain scrutin, mais la plupart d’entre eux osent encore nous vendre "l’Europe sociale"." Selon les protestations, qui manquent hélas de précision, nous ferions erreur.
Notons d'abord que personne ne conteste que la plupart des candidats osent encore nous vendre l'"Europe sociale".
Ce qui frappe, c'est l'incapacité des protestataires à appeler un chat un chat : quel candidat, quel parti politique a-t-il appelé "coup d'État" —"coup d'État"—, le viol de la souveraineté du
peuple de France ? Qui, quand, où ? Parce que les mots ont un sens : selon la Constitution de la République française, la destitution du président peut-être demandée s'il commet un coup
d'État...
Que celles et ceux qui pourraient regretter cette occasion perdue de renvoyer Sarkozy se rassurent et se réjouissent : depuis quelques jours, il existe une nouvelle opportunité de demander la
destitution du président pour manquement à son devoir constitutionnel. Les candidats, les partis qui les soutiennent, et qui n'ont pas encore saisi cette aubaine, vont enfin pouvoir le
faire.
Voici le fait : 19 militaires français ont été faits prisonniers en Syrie, prouvant incontestablement que la France est entrée en guerre contre ce pays. L'article 35 de la Constitution indique :
"La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement. Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le
début de l’intervention." De 2 choses l'une :
— ou le gouvernement a informé le parlement ; auquel cas il faut que les partis, les candidats, les médias nous expliquent pourquoi ils l'ont caché au peuple de France ;
— ou le gouvernement n'a pas informé le parlement ; dans ce cas, tous les candidats et les partis qui veulent en finir avec le "sarkozysme" vont se saisir de ce viol de la Constitution pour
demander la destitution !
Le pied du mur n'a-t-il pas été inventé pour qu'on y voie le maçon ?
4 mars 2012,
Jean-François Autier, ajusteur mécanicien retraité, communiste
Michel Peyret, instituteur retraité, ancien député de Gironde, communiste"
/image%2F0691883%2F20221120%2Fob_a8eb97_pour-logo-blog.jpg)