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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Premiers commentaires sur le texte services publics

Publié le 12 Janvier 2011 par canaille le rouge in L'Utopie - çà se construit.

http://a34.idata.over-blog.com/0/44/87/57/Photos-blogs/service_public_480x683.gif

 

Vous avez le texte à disposition ici:  Communiqué CGT sur le Service Public

 

 


La Canaille en partage la quasi-totalité, singulièrement sur les questions portant sur l'aide à la personne. Ce qui pose le plus de problème, ce sont les absences du texte, une conception étroite du service public.

Pour un positionnement sur une question fondamentale il est pour le moins très court d'autant que les deux derniers mois viennent d'apporter des éclairages forts sur les besoins et dysfonctionnements.

Manque la réappropriation par la collectivité des services publics privatisés en particulier ceux en réseaux qui assurent un des pivots du service public : l'égalité de traitement en tout point du territoire et la continuité territoriale ce qui n'est pas mince comme sujet (cela concerne EDF, GDF, SNCF, Air France, France Télécom, la poste, les autoroutes etc.)

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Manque aussi la privatisation d'activités régaliennes (Défense nationale) qui relèvent aussi du service public celle de recherches et de formation.

Manque aussi tout l'aspect financement et le fait que les richesses produites consommées immédiatement par les usagers (et non des clients), les investissements et entretiens des SP les font échapper à l'accumulation et au joug du profit capitaliste

La question est donc aussi de débattre de ces absences.

Désolé de devoir remettre l'outil sur la meule et d'entamer la matière pour le réaffuter, mais elles se trouvent pour l'essentielle dans les textes de la CES. Ses textes qui ne s'opposent pas à la concurrence comme moteur des activités économiques alors que l'expérience montre que les premières victimes de la concurrence sont les usagers des services publics et leurs salariés.

La rupture doit se faire là : il n'y a pas de service public dans une logique privative. Suez et Veolia en sont les exemples le plus frappant : chaque euro de dividende versé, chaque stock option est un vol manifeste de la richesse publique, un en moins pour l'emploi et l'investissement une fragilisation de la pérennité des activités. Ne pas le dire c'est être complice du larcin.

La gestion concurrentielle des activités de service public produit de l'insécurité, des ruptures dans la continuité du service public, elle draine l'argent public vers le capital soit par la tarification soit par les conventions dites de service public.

Ce texte qui a le mérite d'exister porte en lui-même ses limites dont certaines viennent d'être rapidement pointées.

Disons qu'il permet de poser un débat de fond dans la CGT pour que celle-ci se détermine clairement sur la place du public dans les activités socialement indispensables y compris la maitrise industrielle des outils de ces services publics. Examiner comment réaliser la mobilisation des richesses publiques pour les faire fonctionner. Réfléchir à où et comment aller les chercher.

Clairement quelle politique fiscale, quelle maitrise publique (dans des formes de gestions et de propriété à définir). Quels statuts-devoirs et droits- et la place pour les des agents chargés de leur mise en œuvre. Leur pouvoir individuels et collectifs d'intervention et la place des usagers, leurs représentants (élus et associations) dans les choix et orientations ?

Si la CGT engage ce travail, elle ne fera que renouer avec ses principes fondateurs et porter les exigences revendicatives des salariés qui pour une partie conséquente la compose. Ce sera à sa façon faire revivre non pas de façon incantatoire mais ancrée dans le réel du 21ème siècle les valeurs du Conseil National de la Résistance.

C'est un débat politique certes mais ceux qui pensent que l'apolitisme est une des clés du syndicalisme se trompent lourdement, nous trompent ou ont décidé d'être aveugle. Le patronat et le capital s'en réjouit. Il est urgent qu'ils tordent le nez de dépit. Ce texte n'est pas suffisent pour y parvenir…de loin hélas.  

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