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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Chantage et voies de faits

Publié le 3 Mai 2013 par canaille le rouge in Mensonge d'état

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/4717396-l-ue-salue-le-pacte-de-competitivite-francais.jpg

 

Ce qui suit devrait permettre à chacun de ceux qui estiment légitime de contrôler le mandat des élus de la république d'aller leur demander des comptes dès lors qu'ils mettent un pied dans l'espace public d'exercice de leur responsabilité :

 

C'est directement lié au Traité de Lisbonne puis au TSCG. Ils stipulent, singulièrement le second, qu'au mépris de la constitution de la République (le congrès n'a jamais ratifié ce TSCG), le budget de la France est mis sous tutelle d'un organisme extérieur de surcroit non contrôlable par le parlement.

 

L'UE et son commissaire entend lui appliquer des critères dont on sait maintenant qu'ils ont été décidés sur un comptoir quasiment avec une piste de 421.

 

Cet organisme, qui procède comme un fiscal manifeste de Brunswick, avec la complicité de gens qui dès lors, devant la constitution, relève de la haute cour de justice de la République, a la prétention de dicter à la France sa politique budgétaire.

 

Ce machin, qui aurait conduit un De gaulle à annoncer toute affaire cessante qu'il le reconduisait à la frontière et lui interdisait tout avis et intervention sur les choix interne de notre pays, vient d'adresser un ultimatum à la France : 


"Deux ans pour ramener les déficits dans les clous, contre des réformes structurelles précises : la Commission européenne et la France s'orientent vers un donnant-donnant aux allures de feuille de route pour François Hollande d'ici à 2015. Olli Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, devait ouvrir la porte vendredi 3 mai à un tel délai, pour permettre à Paris d'assainir ses finances publiques sans entraver ses chances de reprise économique.


Pour le commissaire européen, le retour sous les 3 % dès 2014 nécessiterait un effort "très important". Il s'est donc montré prêt à faire évoluer sa doctrine. Une recommandation en ce sens sera préparée d'ici au 29 mai, pour être validée par les ministres des finances de la zone euro, si possible en juillet.


Le changement de pied soudain de Bruxelles tient à un constat : à politique constante, le déficit public français devrait en effet, selon les prévisions de printemps publiées à Bruxelles, se situer à 4,2 % du PIB, pour une croissance de l'ordre de 1,1 % en 2014. La dette française devrait alors atteindre 96,2 % du produit intérieur brut (PIB), pronostique Bruxelles.

Pour l'année en cours, le déficit s'établirait déjà, toujours d'après la Commission, à 3,9 % du PIB, loin de l'objectif initial de 3 %, en raison d'une légère récession, de l'ordre de 0,1%."  Nous dit la presse du soir.

 

Le contenu devient un grand classique des politiques qui sèment la misère et la mort dans les catégories populaires avec une duplicité à l'œuvre avec le gouvernement de l'ultra droite en Espagne après la Grèce et Chypre : "Nous vous accorderons des délais proportionnés à la hauteur des acquis sociaux que vous supprimerez". "Plus vous les rétrécirez plus nous serons patient moins vous obtempérerez plus nous serons violents". Nous sommes prévenus.

 

Ceux qui ont négocié, signé et se sont engagés à le mettre en œuvre, tout ceux du qui du "f-haine" au PS soutiennent le capital ses règles et son cadre, quelque soient les façons de le dire ou de faire croire qu'ils s'en démarquent, sont complices. 

 

Ces mesures sont prises pour combler de soit disant déficit public qui n'ont de réalités comptables que parce que l'argent public qui ferait défaut a été utilisé avec un débit de lance à incendie  pour aller éteindre les brasiers spéculatifs que l'UE allume à travers les pays d'Europe. Le brasier étant alimenté par la lave du volcan de la crise du capital il n'est pas contrôlable et impose d'éloigner toute la population de son champ d'éruption.

 

Plutôt que de s'amuser à monter des château de carte sur la future 6ème république qui devra faire le ménage des scories des institutions actuelles, n'est-il pas d'abord et prioritairement si on veut pouvoir un jour la mettre chantier commencer par interdire la vassalisation du pays et mettre la souveraineté populaire au cœur d'une reconquête de l'indépendance nationale qui commence par l'affirmation de sa totale souveraineté budgétaire ?

 

Quiconque parmi les "tribuns" et autres bateleurs d'estrade ne commence par cela se révèle être complice des causeurs de tords à la République et à mettre dans le même sac à bien lier avant de le jeter à la Seine.

 

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