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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Compétitivité, nous aussi explorons la contrée. [♫ ♫]

Publié le 5 Novembre 2012 par canaille le rouge in L'Utopie - çà se construit.

 

 

 

http://www.linternaute.com/sport/magazine/photo/prix-de-diane-les-paris-sont-ouverts/image/table-254525.jpg

Intense débat autour des avancées du rapport Gallois.

 

musique du film on achève bien les chevaux (S Pollack)

 

 

Compétitivité.


Si le pourquoi porte des raisons aussi multiples et variées que discutables, si le comment ramène à la pensée unique, le "à qui profite des médailles ?" est très vite glissé sous le tapis.


Mais le cri du cœur rebondit de plateaux en studios de micro en vidéo, de chaire en tribune.


Il faut (re)devenir com-pé-ti-tif.


Pour cela avant même de regarder pourquoi, le vocabulaire sportif est mobilisé.


Singulièrement celui des entrainements (normal sélection oblige pour être parmi les élus au diner des miettes) pour rester parmi le haut niveau :

Sacrifice, entrainement, diététique, concentration abstinence et humilité.


Toutes vertus qu'à coup sûr on rencontre le samedi soir dans les discussions lors de la Garden party de Chantilly d'avant Prix de Diane pour les appliquer aux lads et palefreniers qui à la même heure sont à briquer pur-sang et écuries.


L'idéologie de la compétitivité (qui fait du plaisir choisi de l'exercice sportif le clapet anti retour versant dans la participation imposée à la compétition professionnalisée) est le moyens moderne de renouer avec la stratégie qui de Jouhaux à Pétain fabriquera l'Union sacrée.


A deux ans du centenaire de l'entrée dans la grande boucherie de 1914, et au regard du paysage politique de 2012, ce n'est pas inutile de prendre ce recul.


La perversité de cette idéologie de la compétitivité est de déplacer la cible pour que l'ennemi de classe disparaisse et faire que "l'autre" soumis au même contrainte par le chœur des mêmes qui se retrouvent tous à la Garden party évoquée ci dessus.

Ce qui interroge et n'est surtout pas mis sur la table c'est de savoir si grâce à la compétitivité gagnée ce que tu vas produire en plus et devoir consommer de moins est due à ce que ton concurrent consomme plus et économise moins ou parce que ceux qui demandent à lui et toi des efforts concourant et te présentant concurrent, sont ceux qui ensemble amassent et se repartissent le fruit de vos sacrifices communs.


Et si la vrai compétitivité, celle qui fait du sport non pas une avancée par l'anorexie de celui qui est sur le stade et la boulimie de celui qui crie les encouragements, si donc ce n'était pas la disparition du capital boulimique.


Voir Kessler Gallois et Parisot panser les coursiers et distribuer le fourrage. Voir les commissaires de course au pouvoir ramasser le crottin sur l'Hippodrome, les députés des majorités repeindre les barrières avant d'aller tenir les étriers aux gamins de la ZUP partant faire des ballades équestres dans la campagne serait une douce béatitude.


Et pour rémunérer tout ce beau monde resterait à définir les critères de leur compétitivité réelle. Ils auront des efforts à faire s'ils veulent manger à leur faim ils vont devoir devenir socialement compétitif. Et là…

 

Utopie ?


Avec un bon rapport de forces l'utopie est toujours à portée de la main. 

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