Remaniement et colmatage des brèches.
Infiltrations diplomatiques ici, suintements politicards là, brèches ouverte dans les principes républicains, transactions avec la flibuste antidémocratique, le bateau prend l'eau de toutes parts.
Le capitaine hésite : Le Titanic ou La méduse ? Encore qu'une navigation façon l'astrolabe se dessine tant il semble perdre la boussole quand il regarde vers le nord.
C'est que toute l'amirauté est dans la tourmente, même après le louvoiement de dimanche.
Pendant que Fa# pérorait sur la passerelle, le commissaire aux vivres faisait l'inventaire, et cela semble se gâter.
Récapitulons pour mettre en perspectives :
L'ancien directeur de campagne de Balladur, devenue le célèbre amiral Fa# vient de modifier son gouvernement en nommant Gérard Longuet ministre de la défense.
Pas de pot. Le juge Van Ruymbeke a obtenu, à la mi-février, que soit versée au dossier d'instruction la procédure dite du "Fondo", une affaire mettant en cause, en 1996, le financement du Parti républicain (PR), proche soutien de M. Balladur.
Les enquêteurs avaient cherché la provenance d'une somme de 5 millions de francs versée pour l'achat du siège du parti présidé, jusqu'en 1995, par…Gérard Longuet, sans jamais trouver de réponse satisfaisante.
Il faut avoir en mémoire que contre l'avis des rapporteurs qui mettaient en relief le dépôt d'une importante somme non justifiée, le Conseil constitutionnel avait validé, en octobre 1995, les comptes de M. Balladur,.
Le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, en 1995, apparaît de plus en plus suspect. C'est en tout cas ce qui ressort de l'audition de Réné Gally Dejean, ancien député et maire RPR du 15e arrondissement de Paris et trésorier de la campagne de M. Balladur. Le juge du pôle financier Van Ruymbeke l'a entendu le 15 février comme témoin assisté.
" Je n'ai déposé que les 3 millions de francs", persiste à affirmer M. Galy-Dejean,. Il ne s'explique pas le versement, en espèces, sur le compte de campagne de l'ancien premier ministre, d'une mystérieuse somme de 7 millions de francs (un peu plus d'un million d'euros) qu'il assure n'avoir jamais déposée le 26 avril 1995.
Or, il semble que le juge Van Ruymbeke semble établir un lien entre les deux affaires des rétro commissions et cette histoire de millions baladeurs. Pour lui, ces rétro commissions ont pu être versées, à des décideurs politiques français proches du camp Balladur, et que cet argent a pu nourrir la campagne présidentielle.
Bien, et alors?
Comme il s'agit de contrat d'armement, avec son arrivée au ministère des armées le sieur Longuet risque de se voir rapidement reprocher des conflits d'intérêts entre son portefeuille ministériel de ce jour et celui de son mouvement politique d'alors. Anecdote croquignolettes, ce cher Longuet fut, coïncidences, ministre de l'industrie du gouvernement…Balladur (1993-1994).
Mais comme il se retrouve rapidement cerné par les affaires financiaro-judiciaires et s'éclipse. Or les contrats en question sont toujours au cœur du domaine ultra sensible de l'industrie militaire.
La presse précisant que les avocats de plusieurs parties civiles, ont l'intention de demander l'audition de M. Longuet. Ce même, qui outre diverses peccadilles rapportées entre temps par la presse et passées à la machine à laver, avait été poursuivi dans une affaire distincte de financement du PR, avant de bénéficier d'un non lieu, en 2010.
L'enquête relancée depuis le 14 décembre 2010, en marge des investigations liées directement à l'attentat de Karachi, sur des faits d'abus de biens sociaux apparus lors de la passation en 1994 des contrats d'armement Agosta et Sawari II, va certainement alimenter les feuilletons des pratiques rocambolesque du pouvoir.
Mais comme Longuet, vieux rafiot de l'extrême droite néo fasciste est le roi de la relaxe… à suivre.
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