Une info qui fait chaud au cœur et rappelle des goûts de vieux rhum de contrebande à La Canaille.
Explication : En 1967-68, La canaille du haut de ses seize ans d'alors a frémis d'indignation apprenant la brutale répression du pouvoir colonial en Guadeloupe après les provos sanglantes de colons de l'UMP de l'époque.
Personne ou presque de parlait des violences meurtrières des békés et de la police à leurs ordres, du prefet nommé pour les servir.
Entrant en seconde, il fait connaissance d'un jeune prof de philo muté "administrativement "dans son établissement, en fait exilé de force par la volonté du pouvoir pour ne pas user du mot de relégué voir déporté en Île de France comme Louise Michel le fut en Nouvelle Calédonnie.
Même si Césaire était dans la bibliothèque de ses rouges ouvriers de parents, c'est la découverte au concret du fait colonial dans les Antilles.
Ce prof de philo, Laurent Farrugia mène à la fois une bataille juridique (la mutation est arbitraire et sera condamnée comme telle par le conseil d'état), bataille politique il est secrétaire de la cellule des profs quand celui qui n'est pas encore si Canaille se met à prendre quelques responsabilités à la JC et dans le syndicalisme (déjà) lycéen. C'est dans ce lycée d'un quartier populaire du 13ème que les premières pièces de théâtre du philosophe seront montées. De mon souvenir, un théâtre exigeant, militant, bordé d'anticolonialisme et d'humanisme.
Laurent (nous sommes devenus suffisamment proche pour quitter la relation protocolaire scolaire) va tenter d'apprendre à celui qui écrit ici à mettre un peu d'ordre dans ses idées. Les lecteurs régulier de La Canaille sont en droit de regretter qu'il n'ait pu mener son travail à terme mais comme il a gagné et battu sur son terrain le pouvoir colonial il est reparti dans son île pour enseigner la philosophie. Je sais qu'il a eu des responsabilités dans l'organisation du festival de Basse Terre, sa MJC etc.
Depuis, plus de nouvelle.
Et puis ceci, qui me fait rajeunir de quarante ans et me prouve qu'il ne faut jamais lâcher pieds.
Pointe à Pitre. Mardi 03 janvier 2012. CCN.
Guadeloupe.
Les Communistes appellent à « un rassemblement des forces patriotiques, à l'unité du peuple et la constitution d'une Autorité Politique »
Dans une déclaration remise à la presse à l’occasion de la nouvelle année, le Parti Communiste Guadeloupéen s’est exprimé sur la crise du » capitalisme mondialisé » en affirmant que le « projet des communistes d’un renversement du capitalisme restait d’actualité. Analysant la situation sociale de là Guadeloupe, le PCG prédit qu’en 2012, les difficultés vont s’aggraver et souligne qu’aucun changement n’est possible sans un « véritable pouvoir politique » La conclusion de ce document prend la forme d’un appel au rassemblement des organisations politiques qui luttent contre le colonialisme français. Il faut rappeler que depuis déjà une année, les communistes avaient pris l’initiative de préparer l’organisation des « Assises des organisations anticolonialistes et patriotiques, » Plusieurs de ces organisations patriotiques et nationalistes, telles que l’UPLG, le Copagua, FKNG ! y travaillent. Le CIPPA qui se définit que comme « anticapitaliste » participe aussi aux travaux. Selon nos informations, la phase publique et populaire de ces « Assisses » est imminente et devrait se dérouler au cours des semaines à venir. On peut déjà penser que ces « Assises » vont déboucher pour la première fois en Guadeloupe, sur la création d’une Autorité Politique en vue de la conquête du pouvoir !
Nous pourrions faire dans le politiquement correct en formulant des vœux de bonheur et de prospérité à nos concitoyens et en leur prédisant que 2012 sera meilleure que 2011, mais, nous savons que cela ne serait que des vœux pieux tant l’année qui s’annonce sera difficile pour les travailleurs et les peuples du monde confrontés à la férocité d’un système capitaliste en crise généralisée.
Pour tenter de sauver leur système
empêtré dans ses contradictions insurmontables, les institutions de la bourgeoisie capitaliste mondiale, FMI, Banque Mondiale, OCDE, G8, OMC, OTAN et autres instances de la mondialisation
capitaliste font payer aux travailleurs, aux couches populaires, aux peuples du monde entier le prix de la crise du capitalisme mondialisé.
Les
gouvernements des Etats capitalistes notamment des États-Unis
et des pays européens mettent en œuvre à l’encontre de leurs peuples des plans drastiques d’austérité destinés à sauver la mise du capitalisme financier international de ses propres turpitudes
(licenciement des travailleurs, compression des salaires, réduction des droits sociaux, privatisation et liquidation des services publics, hausse des impôts et prélèvements, hausse des prix des
biens et services de première nécessité...).
Dans plusieurs
régions du monde notamment aux États-Unis,
en Europe, dans les pays arabes et dans les conditions et avec les réalités qui leurs sont propres, les peuples avec en première ligne les travailleurs, les femmes, les jeunes, les étudiants,
s’engagent dans des mouvements de masse pour combattre les politiques d’austérité de leurs gouvernements et mettre un terme à l’oppression, à l’exploitation aux injustices qui les
frappent.
Ces mouvements de contestation et de
luttes qui se développent, sont la manifestation et l’expression de la lutte des classes qui se déroule à l’échelle de la planète entre les capitalistes, les Etats à leur solde et les couches
laborieuses et populaires victimes de la domination du capitalisme financier international qui affame les peuples.
En cette fin
d’année 2011, vingt après la chute des régimes socialistes de l’Europe de l’Est, l’exigence de rupture et d’alternative au capitalisme est à l’ordre du jour pour mettre un terme à la misère, à la
pauvreté, aux guerres, aux famines, aux catastrophes écologiques qui sont la conséquence du système capitaliste fondé sur l’exploitation des hommes, la domination des peuples et le pillage de
leurs matières premières et qui met toute l’humanité en péril pour satisfaire les intérêts d’une minorité.
Plus que jamais,
le projet communiste de renversement du capitalisme est d’actualité pour répondre aux besoins humains, pour un monde de paix, de liberté, de progrès pour tous les hommes et tous les
peuples.
La Guadeloupe et
les Guadeloupéens n’échappent pas à la tourmente capitaliste doublée de son supplément colonial, bien au contraire, la situation empire d’année en année sans qu’aucune réponse ne soit portée aux
difficultés qui agitent le pays.
Est-il besoin pour s’en convaincre de rappeler ici les statistiques qui illustrent la situation de catastrophe économique et sociale dans laquelle se débat le pays et qui traduisent la faillite du système économique et politique en place depuis plus de 60 ans ? Derrière ces statistiques, ces pourcentages, ces chiffres affolants et effarants du chômage (plus de 62000), de la pauvreté, du surendettement, de l’illettrisme, il y a des hommes, des femmes, des jeunes en chair et en os, il y a des Guadeloupéens (dont on ne nous dit pas les ascendances) qui se démènent au quotidien pour survivre.
En 2012 leurs difficultés vont s’aggraver avec la réduction des moyens budgétaires nécessaires aux politiques publiques dont la
Guadeloupe a grand besoin dans de très nombreux domaines, tels la santé, l’éducation, l’environnement, les transports...
En 2012, il n’y aura aucun changement porteur de développement économique, de progrès social, pour le peuple guadeloupéen, s’il n’y a
pas de rupture avec le système actuel de domination politique et économique, de dépendance et d’assimilation que la France impose à la Guadeloupe.
Il n’y aura aucun changement en Guadeloupe sans un véritable Pouvoir Politique guadeloupéen établissant de nouveaux rapports
politiques avec l’État français et l’Union Européenne
Il n’y aura aucun changement en Guadeloupe sans un véritable Pouvoir Politique guadeloupéen pour décider de son organisation
économique et sociale, de l’aménagement de son territoire, de ses relations de coopération et mettre en œuvre un plan de développement global qui répond aux besoins et aux intérêts du pays et à
ceux des masses populaires et laborieuses.
Il n’y aura aucun changement en Guadeloupe, si les organisations politiques qui luttent contre la domination coloniale et
l’exploitation capitaliste, ne se rassemblent pas pour élaborer un projet politique d’émancipation qui mobilise et entraîne l’adhésion de la grande majorité de notre peuple.
En ce début d’année 2012 c’est à cette tâche que nous devons nous atteler, en réalisant les Assises des forces patriotiques,
anticolonialistes et anticapitalistes de Guadeloupe pour constituer une autorité politique ayant en charge de conduire la lutte d’émancipation du peuple guadeloupéen.
http://www.caraibcreolenews.com/news,guadeloupe,1,3675,03-01-2012-guadeloupe-les-communistes-appellent-yy-yun-rassemblement-des-forces-patriotiques-yy-l-unity-du-peuple-y-et-la-constitution-d-une-autority-politique-y-.html
Je ne sais où il se situe par rapport à ce manifeste. Mais en tous cas je serais surpris qu'il ne le regarde pas au moins avec un regard plus que complice. C'est en tout cas ce que j'espère.
Maintenant, ici, devant ce texte il va falloir choisir son camp. Le miens est connu. Que vont faire ici en "métropole" ceux dont les responsabilités institutionnelles vont imposer qu'ils choisissent y compris au risque de rupture d'alliances et donc de ce qui s'y rattache.
Nous allons pouvoir mesurer ce que vaut en 2012 le mot communiste qui siège au centre du sigle PCF.
Avouons qu'après la Libye, la Syrie il y a de quoi être dubitatif. On va voir.
Se rappeler que comme le disait Elsa Triolet, les barricades n'ont que deux côtés.
Ce soir Canaille le Rouge a les idées qui flottent non loin du lycée de Baimbridge.
Si tu lis cela, salut Laurent.
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