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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Parmi les étrennes offertes par Canaille le rouge (avec le son ♫ ♫)

Publié le 18 Décembre 2011 par canaille le rouge in L'Utopie - çà se construit.

http://img.over-blog.com/300x395/1/47/33/58/Illustrations-carnet--2011/11-05-05-marx_statue_liberte.jpg

on ne s'en lasse pas 

 

 

Petit moment d'une voluptueuse satisfaction.

 

Entre ceux à qui cela tord les boyaux, ceux qui stigmatisent ces grèves qui risquent de contrarier leur exode, ceux qui demandent à l'état de prendre des mesures au besoin fermes pour les protéger.


Cadeau pour noël et même comme étrennes pour 2012, histoire de plus penser livres que bulletins, études que consultation, voici un petit texte que le monde de Samedi (pas trop de pub ne faut, dès fois que…) a eu l'idée de publier.


Certes sur le plan militant les références de l'auteur date tant qu'il doit préciser "militants" après communistes comme besoin de clarifier le débat. De même la stigmatisation de l'Idéologie dans Marx (les labos des semenciers cherchent bien à avoir du blé dans paille, le capital du profit en niant l'exploitation) montre à la fois son incontournabilité (nouveau néologisme "made in Canaille le Rouge") mais aussi la prégnance de la bataille d'idées.


Texte court qui, accompagné d'une franche critique, devrait être mis à disposition de tout ceux qui peu ou prou s'indignent pour passer au combat émancipateur.


 


http://www.phototheque.org/data/media/1123/DSC_0159.jpg 


La crise européenne réveille le spectre de Karl Marx

 | 17.12.11 | 14h09

Depuis la chute du mur de Berlin, on le croyait mort et enterré. Or la crise prolongée du capitalisme financier ne cesse de le ressusciter. "Marx est mort", clamait le philosophe Jean-Marie Benoist, en 1970. "Dieu est mort, Marx est mort et moi-même, je ne me sens pas très bien", ajoutait avec humour le cinéaste Woody Allen... Nietzsche nous avait prévenus : "Dieu est mort : mais, puisque sont ainsi faits les hommes, il y aura peut-être encore pendant des milliers d'années des cavernes où l'on montrera son ombre"...

Et voici que Karl Marx revient nous hanter. Ou plutôt nous éclairer. Car les communistes militants ne sont plus les seuls à en faire une boussole pour notre temps. Les néolibéraux s'en emparent aujourd'hui. Les essayistes Alain Minc ou Jacques Attali, peu connus pour avoir animé des stands prolétariens à la Fête de L'Humanité, lui ont consacré des analyses et biographies. Bien sûr, ceux-ci s'intéressent davantage au Marx qui fit l'apologie de la bourgeoisie et du libre-échange qu'au théoricien d'un monde où les classes sociales seraient abolies. Mais le fait qu'un journal comme Le Monde publie un hors-série intitulé Marx, l'irréductible (122 p. , 7,90 €) est un signe des temps. Car Marx est devenu un classique.

En effet, il est possible aujourd'hui de s'y référer sans être relégué du côté des affreux jojos du soviétisme, des amoureux des défilés militaires de la Corée du Nord ou des adeptes du stalinisme tropical. Car il convient de défendre Marx contre le marxisme. D'ailleurs le vieux Karl l'avait dit à la fin de sa vie :"Tout ce que je sais, c'est que je ne suis pas marxiste. " Bien sûr, les ambiguïtés de sa pensée ne sont pas levées, comme son économisme ou sa façon de réduire les droits de l'homme à la défense de "l'homme égoïste" de la société bourgeoise. Mais, dégagé de l'idéologie, Marx permet de penser nos temps de crises en série.

La critique du fétichisme financier est chez lui portée à son acmé. Exilé à Londres, il s'est beaucoup intéressé aux paniques financières de la City - en 1857, 1866 et 1873 - qui rappellent singulièrement les nôtres. Il a vu la manière dont est né "tout un système de filouterie et de fraude au sujet d'émission et de trafic de titres" bancaires mais aussi que, chez le rentier "l'argent acquiert la propriété de créer de la valeur tout aussi naturellement que le poirier porte des poires".

L'illusion politique

C'est en tout cas dans ce contexte qu'Actuel Marx fête ses 25 ans. Dans une correspondance avec le cofondateur de la revue Jacques Texier, l'historien François Furet explique que Marx n'est paradoxalement pas un penseur de l'égalité, mais qu'il cherche surtout à dévoiler "l'aliénation de l'homme moderne dans l'illusion politique".

Les contributions sont prestigieuses : André Gorz (sur l'écologie politique), Judith Butler (sur la violence d'Etat), Jacques Rancière (sur la politique de l'art), Axel Honneth (sur la philosophie sociale)... De son côté, le philosophe Etienne Balibar remarque que l'idée communiste n'est pas morte. Qu'il soit conçu selon lui comme "une alternative au populisme", ou qu'il prenne la forme d'une "démocratie radicale" (Chantal Mouffe), le communisme n'a donc pas disparu du vocabulaire de notre monde post-soviétique. La preuve : née aux éditions L'Harmattan en 1987 puis éditée aux Presses universitaires de France, Actuel Marx a gagné en âge et en légitimité.


 

Actuel Marx,

Avec Marx, 25 ans d'"Actuel Marx",

numéro spécial, PUF, octobre 2011, 224 p., 30 €.


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