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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Premier acquis d'un mouvement qui n'en a pas fini de grandir

Publié le 19 Octobre 2010 par canaille le rouge in L'Utopie - çà se construit.

 

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D'un choix de classe à imposer de façon autoritaire, d'un projet à faire passer en vitesse et avec des jeux de procédures au parlement, nous sommes passé à un débat national où le pouvoir a été discrédité, où l'autoritarisme et le mensonge restent les seuls arguments, éventuellement aidés par quelques casseurs qui, comme on l'a vu dans le quartier de la Bastille retirent leur brassard orange fluo avant de passer à l'œuvre.

 

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Par contre dans les lieux publics, dans les familles, là où vivent et se rencontrent les gens, y compris dans les endroits où la peur la frilosité ou la crise empêche de faire grève, cela débat et fort.

Un débat hélas brouillé parce qu'au départ, plutôt que de refuser de s'engager sur un terrain miné par les promoteurs du projet, les organisations syndicales pour gagner l'unité des sigles ont accepté de venir sur ce terrain.

Les grévistes et manifestants ne s'y trompent pas : ils ont fait l'unité sur la revendication : pas de mots d'ordre ou banderole pour un autre projet mais bien le retrait de celui que veut nous imposer le capital.

 

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L'argument éculé que met en avant le pouvoir : "les autres y sont passés donc nous aussi" ne résiste pas à l'examen: quand les luttes sociales ont imposé les congés payés ou le SMIG en France, aucun patron des autres pays n'a dit "ils l'ont en France donc faut vite qu'on vous l'accorde". Ca ne marcherait que dans le sens obligatoire de la régression sociale ?

Aucun journaliste parmi la cohorte de ceux qui disent qu'il faut se résigner qui indique qu'avec un taux de croissance à 1.3% retenue par l'Insee l'OCDE et la Cours des Comptes sur la durée des projections retenue pour imposer les reculs, les richesses produites doubleront et permettront non seulement de garantir le système actuel mais de plus à le rendre plus socialement efficace en finançant les nouvelles charges tel que la dépendance. (Lisez les textes de Bernard Friot c'est lumineux).

De tout cela, même sans posséder à fond tous les arguments, on échange, on en discute sur les marchés, les transports, les cortèges autour des tables des restaurants, dans les repas de familles,  les vestiaires des stades, les salles d'attentes des médecins. Il s'agit d'une véritable repolitisation à partir d'un débat collectif qui socialement est entrain de s'ancrer partout dans le pays. Il s'agit d'une première défaite majeure pour le capital et sa droite. Sans se distraire de l'objectif, imposer le retrait des textes concoctés par le pouvoir, mesurons ce qui se passe... et l'urgence de construire une force politique qui ne transige pas devant le capital.

Cette défaite idéologique du clan au pouvoir est déjà un acquis qui ne demande qu'à murir pour construire l'alternative à ce système qui ne soit pas une alternance de politique brutale ou soft des mêmes choix.

Il est temps, pour gagner durablement, d'exiger aussi des clarifications à ceux qui annoncent être disponibles pour se substituer à cette équipe maintenant massivement honnie qui verrouille les institutions et étouffe la démocratie.

Pour cogner avec le plus d'efficacité sur la droite, mieux vaut être sûr de la solidité des outils qu'on emploi pour le faire : un manche qui casse et c'est la blessure profonde et douloureuse assurée.

 


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