Devise du gouvernement : "Faites ce que je dis, surtout pas ce que je fais"
Fa# l'a dit : "je n'ai pas été élu pour mettre la France dans la situation de la Grèce".
Le Bilan du gouvernement est sans appel :
La consommation des ménages, principal moteur de la croissance, a encore reculé au mois de mai (-0,8%) pour le troisième mois consécutif.
La courbe des chiffres du chômage ressemble à la montée à l'Alpe d'huez,
La dette publique de la France vient d'atteindre 1 641 milliards d'euros soit le niveau record de quelque 85% de la richesse nationale.
Une chose est sur c'est qu'en matière de privatisation, de casse des droit sociaux et de coupes claires dans le pouvoir d'achat, il a su anticiper sans même avoir besoin des menaces du FMI. C'est d'ailleurs peut-être à cause de ce bilan que les barons des finances mondiales ont décidés que les peuples vont pouvoir goûter aux méthodes du FMI son glaive enfoncé jusqu'à Lagarde ; elle a montré ses compétences.
Comme le dit S. Gouz dans Rue 89 " la marge de manœuvre d'un pays de la zone euro ? Papandréou ou Zapatero, tout socialistes qu'ils soient, sont dans le collimateur des« agences de notation, tenus en laisse par ce qu'on nomme pudiquement “les marchés” et passent sous les fourches caudines de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI). En bons chiens de garde de l'orthodoxie libérale, ces institutions, tout comme la Commission européenne, n'ont qu'une philosophie à destination de tous les Etats endettés : diminuez vos dépenses, supprimez des postes de fonctionnaires, cassez vos services publics, sabrez dans vos prestations sociales, privatisez à tout-va… et ça ira mieux ! Et tant pis si la réalité ne répond pas et si ce sont la récession et les tensions sociales qui arrivent au rendez-vous."
Oui, d'accord globalement avec cela,, encore que gouvernement socialiste victime c'est plus que discutable.
Mais la situation peut-elle avoir une issue durable sans, pour réellement échapper aux contrôles ADN (ces agences de notation), ne pas retrouver une souveraineté dont celle sur la monnaie ? Et donc casser non pas pour dévaluer, comme le dit menaçant des foudres de celui qui sait histoire de faire peur le professeur Dimicoli, mais pour mener à la vitesse dont le pays à besoin les réformes économiques indispensable à la reprise de la maîtrise publique, contrôler par un parlement où les salariés seraient représentés à l'image de leur poids social dans le pays et des salariés en prise dans leurs entreprises avec les leviers de commande pour décider de la marche du Bateau France.
Disant cela, La canaille entend déjà l'objection : "Sortir de l'Euro ? Tu veux faire le jeu du "fn".
Et si le jeu réel du "fn" n'était pas justement, par le rejet, de contenir le débat dans les formes où le président de l'internationale socialiste (accessoirement premier ministre de Grèce) en la jouant complice avec les recettes du FMI de l'OMC et de la BCE, sous les applaudissements de la S.G. du PS français,le professeur Dimicoli, (pour l'élection de Lagarde à la place de DSK) ont décidé de l'y cantonner.
Le NON au référendum était un non de gauche portant le rejet de l'UE et de sa monnaie.
La forfaiture majeure (parmi une cascade d'autres) aura été de violer la souveraineté populaire exprimée par le vote.
C'est d'une sortie de gauche de l'Euro dont il faut parler.
Là, aucun éditorialiste de la presse nationale ou régionale ne le fera à notre place. La présence des grands groupes dans le capital de tous les organes de la presse écrite explique si besoin était pourquoi ils y sont entrés et pourquoi il y est interdit d'évoquer cette solution.
Le rôle du "fn" est d'empêcher que ce débat ait lieu. Raison de plus, pour combattre l'extrême droite, de le mener avec les arguments d'une perspective communiste aux luttes.
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