d’Administration respectif afin de leur présenter le plan d’action « VIGIRAIL », suite au tragique
accident de Brétigny. Ces présentations permettant ensuite aux deux Présidents de poursuivre leur
plan de communication mis en œuvre depuis le 12 juillet au soir.
Si certaines mesures telles que « l’accélération du programme de renouvellement des appareils de voie » et
« renforcer la prévention sur les règles de surveillance des aiguillages et des éclissages » peuvent paraitre aller
dans le bon sens, les conditions et les moyens mis en œuvre pour y parvenir interpellent.
Si les politiques mises en œuvre sur les quinze dernières années qui visent à
contraindre l’appareil de production, à développer la sous-traitance et le recours à
l’intérim, à privilégier les travaux de régénération au détriment de la maintenance
préventive, à adapter les règles aux moyens à disposition, ne sont pas remises en
cause, le plan d’action « VIGIRAIL » ne relèvera que de l’affichage médiatique.
Il ne suffit pas de doter les agents de l’infra de tablettes tactiles, encore faut -il du personnel formé, qualifié pour
utiliser cet outil !
Quid de l’objectif qui vise à changer 500 appareils de voie par an d’ici 2017, alors que la Direction sacrifie
actuellement l’EIV de Chamiers en le maintenant en sous-effectif ?
La Direction annonce le recrutement de 2000 agents à l’Infra en 2013. Ce n’est que ce q ui était prévu et qui ne
permet pas, à l’heure actuelle, d’assurer correctement la production sans faire appel à la sous-traitance et à
déroger aux règlementations de sécurité et du travail en vigueur.
Quant à la formation professionnelle, un développement de nouvelles technologies ne compensera pas la
fermeture des écoles de formation Voie et le découpage des formations en modules parcellaires. Il y a urgence à
revenir sur une formation transverse et de proximité pour permettre un réel développement et un e transmission
sans faille des compétences métiers et sécurité.
Concernant la création d’une plate-forme « Alerte Express » visant à « être plus réactifs pour intervenir sur des
anomalies présumées », il serait utile avant d’en appeler aux usagers et à la population de répondre efficacement
aux signalements internes existants tels que les bulletins de services des ADC ou les comptes rendus de
tournées voie. De plus, de quelle expertise disposent les usagers ou la population pour déterminer une
éventuelle anomalie sur le réseau ?
Si plan d’action il doit y avoir, celui-ci doit conduire à un véritable changement de cap dans la gestion de la
sécurité et de la maintenance du réseau, à la mise en œuvre d’une réforme conduisant à une réelle intégration
du système ferroviaire.
La fédération CGT des cheminots et les cheminots ne se laisseront pas duper par
ces opérations de communication qui visent à masquer les responsabilités des
dirigeants de la SNCF couverts par les gouvernements successifs.
Seuls le désendettement du système ferroviaire par l’Etat, la mise en œuvre d’une
réforme ferroviaire avec une réelle intégration du gestionnaire de l’Infra au sein de
la SNCF, un changement radical de politique en matière d’emploi, de conditions de
travail, de formation professionnelle ainsi qu’une organisation de la maintenance
Infra en proximité, permettront de développer le service public ferroviaire en toute
sécurité.
Montreuil, le 11 octobre 2013