Certes, il y avait encore ce 21 février quelques endroits dans le pays qui par des senteurs nauséabondes ramenaient à la France au temps d'avant l'invention du tout à l'égout. Ce temps où la cabane au fond du jardin était le seul moyen pour régler les problèmes d’évacuation de l’humanité. Certes, ceux qui hier s’agitaient autour des tinettes espéraient bien disposer de plus de papiers torche-cul pour populariser leur propagande.
Mais la France, malgré quelques désagréments bien réels ici et là, dont un manque de lisier patent, a fait que le pays n'a pas été transformé en champ d'épandage tel que rêvaient non seulement les organisateurs officiels, mais les soutiens officieux des manifestations d'hier et ceux qui battaient la campagne pour les valoriser.
La presse tant écrite qu’audio visuelle de ce 22 au matin montre que nombre de torche-culs pour garder les mains propres ont dû précipitamment prendre du recul.
Le barrage tient, et c'est bien.
Cela dit, il faut le renforcer pour, mesure d'hygiène politique et sociale, éliminer les cabanes du fond du jardin et donner le tout à l'égout pour tout le monde et bien dimensionner les stations d'épuration.
Dit autrement, le combat contre les idées fascistes et racistes reste d'une impérative actualité.
D'autant qu'hier, chacun a pu noter, la presse donne les noms, nombre des présents dans les rassemblements de Lyon et d'ailleurs, outre pour certains des bracelets électroniques leur interdisant normalement de sortir de chez eux, accumulaient des casiers judiciaires qui empilé installe une sorte de bottin immondain où s’entassent condamnations diverses et variés à amendes et peines de prison, voire de réclusion, pour crimes seul ou en réunion, port et détention d’armes prohibées, délits racistes, d’agression, meurtres en réunions, et autres broutilles farcis de fraudes et escroqueries diverses. L’agenda des tribunaux indiquant que la liste des faits instruits et non jugés n’est pas close.
Cette flibusterie politique ont encadré quelques clameurs de slogans nazis et autres, au point que des signalements ont dû être faits à la justice par des préfets malgré les soutiens ostensibles octroyés aux conservateurs de tinettes de la part du patron de la maison mère des poulaillers d’État.
Que le barrage tienne bon, c’est la bonne nouvelle. Elle pose maintenant la question de savoir si ceux qui ont contribué la semaine dernière à l’opération “tristesse générale à la mort d’un innocent”, en se levant sur un message idéologiquement affiché, car quand on rend hommage à un nazi, on est pour le moins dans l'affichage d'un révisionnisme historique manifeste - n'auraient pas des questions à se poser sur la légitimité de leur comportement. Mieux vaut reconnaître ses torts rapidement que de chercher des excuses pour s’enfoncer dans le déni.
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