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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Arriver à Rennes de Lutèce

Publié le 24 Novembre 2013 par Canaille Lerouge in Du côté des luttes, Boussole

Arriver à Rennes de Lutèce

Tous arrivent à Rennes de Lutèce.

D'abord se réjouir qu'il y ait eu du monde dans les rues... et regarder ensuite pourquoi il en a manqué.

Derrière le jeu de mots à deux balles du titre,  pirouette facile, une inquiétude : la mémoire ne doit pas se raccourcir.Moins de trois heures de TGV n'efface pas 11 mois de colère.

Si le patronat peut sans vergogne avancer dans ses plans de casse, c'est qu'avant même que le gouvernement ait statué pour répondre à ses souhaits, il s'est trouvé des organisations syndicales pour début janvier 2013 niveler le terrain, semer le gazon et planter les rosiers que le Medef avait fourni pour embellir sa fête.

La CFE-CGC a installé les barnums, la CFDT a passé et repassé la tondeuse, la CFTC a repiqué lys et bordures de buis.

Voir Berger arriver pour défiler en Bretagne, voir ainsi la CFDT se redorer son blason à bon compte ne passe pas, du moins pour Canaille le Rouge,

Sur les banderoles bretonnes de ce samedi, de la colère, C'est sûr.

Un besoin de serrer les coudes devant l'offensive patronale qui se construit derrière les faux nez rouges. D'accord et c'est vrai, il faut faire nombre,

Pour la CGT, besoin de rassembler, mais quand même besoin aussi de clarifier :si l'ANI avait été repoussé en janvier, les patrons pourraient-ils aussi facilement licencier et parader sur les routes ou au cœur des villes ?

Les masques continue de tomber : dans le courrier des lecteurs du Télégramme de Brest de ce week-end (qui titre "le chahut breton"), le SG de la CGT est attaqué sur deux fronts qui puent l'origine politique de leurs auteurs : "ce n'est pas un normand communiste qui va venir chez nous nous dire ce qu'il faut faire". Cela décliné sur tous les tons,

N'est-ce pas éclairant ?

Bon, Th Lepaon, au P"c"F, c'est son droit (La Canaille se revendique comme communiste d'autant mieux que ce P"c"F où le SG de la CGT est adhérent ne l'est plus depuis des lurettes qui ne sont pas si belles que cela et qu'il y a de l'espace pour qui veut affirmer des choix sans se compromettre avec le guignolo de la place du colonel Fabien). Mais reprocher à Th. Lepaon ses choix de citoyen pour le rejeter d'un espace du territoire national avec des arguments qui fleurent sont fascisme historique est insupportable. Et ceux qui les accompagnaient, voir portaient le même couvre chef, qu'allaient-ils en conscience faire dans cette galère ?

L'anticommunisme, pivot de l'attaque, est signé de cette vieille réaction bretonne qui n'aime pas les Normands mais fraye depuis deux siècles et demi avec ses incestueux cousins de Vendée et pour certains n'hésitent pas dans certains moment, de Koblenz à Berlin ou Sigmaringen à aller en chercher outre-Rhin .

 


Cousins vendéens avec qui de clocher à la mairie, ils portent CFTC et CFDT comme interlocuteurs privilégiés pour ne rien dire de la CGC qui a tant de mal ici à se singulariser des pratiques patronales,

Bretagne Vendée Pays de Loire où CFTC et CFDT se font la course à l'anti-cégétisme pour dans l'entreprise prendre le relais de l'anticommunisme de la vieille SFIO remastérisé PS dans l'espace politique.

Cette confusion dans les manifs de ce week-end, aidée par la coïncidence des écharpes sur la photo, n'aident pas à y voir clair, cela deux jours avant une grand-messe où un plan B comme Bretagne va accompagner une réforme fiscale toute orientée à répondre aux attentes patronales régionales et aux ukases de l'UE,

Les  manifs du 23 auront 
été un moment pour fixer le rapport de force.

 

Maintenant pour avancer, plus que jamais il faut clarifier.

 

 

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C
En effet, il faut clarifier: mais qui donc va clarifier? Et surtout comment? Si la réaction et le MEDEF arrivent à récupérer durablement ce mouvement baptisé les &quot;Bonnets Rouges&quot;, c'est que les Bretons sont des cons, car c'est justement le passage longuement préparé par le truchement de l'UE, par les gouvernements UMP , PS, par le MEDEF la FNSEA, la CFDT... , au vent du large du marché mondialisé où règne la &quot;concurrence libre et (non) faussée&quot; , c'est ce mécanisme impitoyable qui dévaste cette région pilote de l'industrialisation de l'agriculture notamment.<br /> Tous ceux qui étaient à Quimper et à Carhaix ce samedi sont-ils tous des suppôts de la réaction ou des gens en particulier ouvriers, employés, artisans, agriculteurs en grave difficulté?<br /> Les rejeter, n'est-ce pas les renvoyer vers de nouvelles impasses?<br /> Comment clarifier si nos organisations refusent de les approcher et organisent l'allumage de contre feux qui arrangent les diviseurs et en premier lieu l'Elysée qui ne peut faire accepter sa politique de Pouvoir des riches par l'assentiment de ceux qui l'ont élu pour autre chose, et en particulier en Bretagne?