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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Ben mon Collomb, (suite) ou quand les collombophiles nous prennent pour des pigeons.

Publié le 17 Novembre 2013 par Canaille Lerouge

Quand les soces y sont de Lyon : roses, dodus, gras à souhait pour le capital

Ben mon Collomb, (suite) ou quand les collombophiles nous prennent pour des pigeons.

Comme partout ce sont les salaires et salariés qui trinquent :

 

Le moins qu'on puisse dire, c'est que les crânes d’œuf qui entourent le projet économique du maire de Lyon (du moins sont tank à penser le libéralisme) nous promettent une forme du socialisme qui est à Marx que "La Villageoise" est au Julienas.

 

Le sieur Aghion, animateur de la boite a penser les tours de vis sociaux, nous livre sa pensée d'économiste depuis son soviet de l'université d'Harvard où il fait son agit'prop.  

 

Voir A. Minc doublé sur sa droite par un radis rose, le spectacle est édifiant.

 

Voici, extrait d'une tribune libre publiée dans le Monde ce 14 novembre, la conception du socialisme de celui qui pilote l'usine à idées du maire de Lyon :

 

"une littérature académique florissante montre les effets positifs sur l'innovation et la croissance d'une plus grande concurrence sur le marché des biens, de davantage de flexibilité sur le marché du travail, d'investir mieux dans l'enseignement et la recherche, et de conduire des politiques budgétaires et fiscales plus contracycliques.

 

"Une littérature académique florissante montre les effets positifs sur l'innovation et la croissance d'une plus grande concurrence sur le marché des biens, de davantage de flexibilité sur le marché du travail, d'investir mieux dans l'enseignement et la recherche, et de conduire des politiques budgétaires et fiscales plus contracycliques.

 

Ensuite, je ne partage pas l'idée qu'une politique de réduction des déficits uniquement par l'impôt est sans conséquence pour l'emploi et la croissance. La comparaison entre la France et des pays comme l'Australie, le Canada, les Pays-Bas, et la Suède suggère en fait exactement le contraire. Ces pays ont choisi de remettre à plat leurs missions publiques afin de réduire leurs dépenses, plutôt que de s'attaquer comme la France au problème des déficits principalement à travers une augmentation massive des impôts.

 

Ces pays ont ainsi pu maîtriser leurs déficits et dettes publics sans recourir à une ponction fiscale excessive, tout en maintenant leurs investissements dans les domaines porteurs de croissance, à commencer par l'éducation et la recherche. En faisant repartir l'emploi et la croissance, ces pays ont su préserver leur modèle social et en même temps s'affranchir du pouvoir des agences de notation.

 

L'exemple suédois est particulièrement illustratif : une dette publique élevée (proche de 85 % du PIB), un chômage élevé, et une production en stagnation en 1990 ; ensuite une réforme radicale de l'Etat, avec en particulier les effectifs dans le secteur public qui sont passés de 1,7 million dans les années 1990 à environ 1,3 million aujourd'hui, tandis que l'emploi dans le secteur privé est passé de 2,8 millions à 3,25 millions. Ainsi, le surcroît d'activité du secteur privé a plus que compensé la contraction du secteur public.

 

Ces réformes ont permis à la Suède de devenir l'un des pays les plus performants de l'OCDE, avec un taux de croissance annuel de plus de 3 % en moyenne sur les trois dernières années, et des finances publiques rééquilibrées tout en demeurant le deuxième pays le moins inégalitaire au monde.

 

Plus généralement, les comparaisons internationales montrent que les ajustements reposant sur les réductions de dépenses publiques ont permis de rétablir la croissance, tandis que l'ajustement basé sur des chocs fiscaux a entraîné des récessions fortes et prolongées.

 

Pourquoi une réduction des dépenses publiques améliore-t-elle le climat au sein des entreprises ? Tout simplement parce qu'elle permet de relâcher la pression fiscale, notamment sur le capital, ce qui encourage l'investissement et par conséquent l'activité économique. Dans le même temps, si supprimer des emplois publics peut avoir un effet négatif sur la demande, cet effet demeure limité si le secteur privé prend le relais."

Après cet appel à accélérer tout azimut les privatisations et concessions des activités régaliennes au capital, il y a des élus du P"c"F de Lyon qui veulent aller de l'avant avec Collomb.

 

L'un de ces élus jusqu'à une époque récente était trésorier national du PCF; c'est lui qui sévissait à Martigues semble-t-il.

 

Rappelons qu'en 2012, malgré 17 jours de grèves des éboueurs lyonnais, il est un de ceux qui se sont abstenus quand Collomb à privatisé la collecte des ordures ménagères dans le grand Lyon (un seul élu du P"C"F a voté contre), un coeur réunissant UMP PS , EELV et centristes ont voté pour. Suez s'en frotte les mains chaque jour.

 

Ce collombophile prend décidément les travailleurs pour des pigeons.

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