C'est certain,
cela ne va pas forcément plaire
mais les faits sont tétus
et vérifiables
Un canaillophile d'infra mer mais d'outre Couesnon, sachant l'attachement de La Canaille à sa ville et son histoire lui communique un de ces nombreux textes sur la réforme territoriale parisienne.http://www.nous-montreuil.fr/regards-sur-la-ville/102-le-grand-paris-comprendre-pour-agir.html
Avant de venir en détail sur le fond, et pour le plus grand nombre, éclairons les formes du débat.
Les mêmes qui font campagne ici ou là de gauche ultra à droite aussi diverse que possible sur la démocratie participative ou le référendum d'initiative populaire sont tous bizarrement aux abonnés absents.
Corse,, Alsace, langue régionale éventuellement, d'accord pour consulter faire voter, mettre des moyens de campagne et sortir les isoloirs de la naphtaline, mais pour l'Ile de France, chasse gardée de l'Elysée et du Medef avec des miettes pour la chapelure à écharpe bi ou tricolore, le gratin, mais pour les autres, c'est "faites confiance, on s'occupe de vous" c'est justement ce qui fait problème.
Concernant la suppression de fait des Communes, celle des départements pas question d'en débattre publiquement et de demander leur avis aux premiers intéressés. Comme pour le référendum de 2005, dégagez il n'y a rien à voir, c'est réservé à ceux qui savent et qui pour cela se gardent leur savoir.
Le deuxième point en débat est celui de l'argumentation utilisée : le besoin d'un rééquilibrage entre un "centre ultra riche" et une "périphérie défavorisée", selon des critères dont les cartes sont savamment battues pour éviter de mettre en lumière les vrais problèmes.
Il y a dans Paris intra-muros des zones de misère noires, l'Est parisien, c'est le chômage de masse, le logement encore insalubre avec une part grandissante qui le devient. Dans l'Est parisiens se multiplient des petites copropriétés issues de la désertion de bailleurs défaillants qui n'ont jamais pu être socialement reprises par refus de l'état d'appliquer les lois de réquisition.
Des écoles surchargées des problèmes pédagogiques liés à la ghettoïsation des quartiers, les gosses des bobos qui ont chassé les ouvriers des meilleurs appartements échappant à la carte scolaire et usant de l'enseignement privé (les files de 4X4 devant les sorties de ces écoles témoignent).
Le taux d'installation sportive par habitant, culturelle publique, etc. est terriblement bas. Il y a à Paris 37 piscines municipales pour 2 275 000 habitants, soit une pour 66 000 habitant et seulement 1 bassin olympique (chaque ville de l'ex ceinture rouge de 10 000 à plus de 50 000 en dispose d'au moins une le plus souvent avec bassin de 50m). Idem pour les théâtres publics (tarif) pour les cinémas pour ne pas parler de la surface de parcs et jardins publics par habitant).
La couronne n'est pas homogène. La zone la plus riche d'Ile de France c'est La Défense dont le statut quasi-privé en fait une sorte de pavillon de complaisance du capital et un magot dont l'ensemble de l'Ile de France qui loge l'immense majorité de ses salariés est interdit d'accès (Sarko voulait y placer son fils, c'est la fille du tueur de Puteaux qui a récupéré le fauteuil).Entre Versailles et Neuilly c'est le terrain de chasse des Pinçon Charlot, là où la richesse la plus ostentatoire cotoie celle mieux à l'abris des hauts murs de proprétés qui se mesurent en hectares.
La Défense où la haine de classe interdit l'accès à Nanterre qui pourtant y dispose du foncier le plus grand , espace décisionel que se réservent Neuilly et Puteaux qu'on ne présente pas ici.
Le raisonnement vaut pour Eurodisney et marne la vallée, pour le Raincy en seine St Denis, St Maur dans le val de Marne ou la vallée de Chevreuse dans l'Essonne.
La casse de PSA est décidée au siège, avenue de la grande armée, face à La Défense et se fait sur le dos des salariés qui habitent du val fourré à Clichy sous bois.
La question n'est donc pas géographique mais d'abord économique et politique, donc de classe.
Voila maintenant plus de trente ans qu'en matière de localisation domicile emploi, en contestation des zones d'excellences opposées aux "bidonvilles propres" des zup ou des "zup horizontales avec bout de gazon" que la CGT conteste ces choix.
Jamais aucun groupe politique (La Canaille dit bien aucun) n'a mis ses propositions en débat.
Au mieux, à une époque où les jeunes bachelier d'aujourd'yhui n'étaient pas nés, le P"c"F en a fait des arguments repris partiellement pour ses campagnes une fois remis à sa sauce. Depuis longtemps les soces qui les ont pillées et tordues en faisant croire que c'était celles de la CGT en sont à des années lumière. Les verts les ont combattus et les combattent toujours en particulier en matière de transport de logement social et de ré industrialisation. Avec l'exemple emblématique de la gauche unie qui s'oppose avec véhémence à toute réouverture de la petite ceinture SNCF pour des raisons exclusives de clientélisme électoral.
Donc les Zélites, les Zélus, les Zexperts et leur porte sacoche en attente de devenir Zélite, Zélu et Zexpert, non seulement refusent d'écouter les acteurs premier de l'économie : les salariés, mais participent avec les patrons à une confiscation de la démocratie en décidant à la place du peuple.
Reste enfin la forme de la réorganisation proposée, et là, désolé, mais l'histoire n'est pas neutre, les cicatrices ne peuvent surtout en ce moment se refermer sans débat.
Entre la reconfiguration de l'Ile de France, le projet de leur Grand Paris (jusqu'au nom!!), nous voyons valoriser un projet qui n'est pas inconnu des Franciliens et des Parisiens.
A la borne géodésique prête, le périmètre administratif et les appellations dont l'origine peut être par chacun contrôlée, ce projet cadre exactement avec le redécoupage voulu par l'UE...
... Coïncidence (!!?!!) c'est celui du Grand Paris (ach die gross Paris..arrivé dans les fourgons de la Wehrmacht en juillet 40 et que la population a chassé à coup de pied au cul, de cocktail incendiaire qui ne s'appelait pas encore "Molotov", lancés depuis les barricades qui il y a exactement 70 ans se préparaient à fleurir dans le paysage francilien et singulièrement parisien.
Voilà pourquoi Canaille le Rouge combat ces projets. Pas pour un statut-quo mais pour imposer un vrai débat où toutes les pièces seront entre les mains de TOUS CEUX qui fabriquent la richesse de l'économie francilienne et ont le droit de décider de son usage.
Les petits chargés de mission de la délégation de pouvoir vont devoir choisir leur camp qui là encore comme les barricades n'ont que deux côtés.
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