Faites rentrer les enfants,
vite,
BHL arrive
Depuis Paris, pour aller à Kiev, prendre le boulevard de Sébastopol jusqu'à la gare de l'Est, ensuite, pour Kiev, c'est tout droit.
C'est que la France connait bien le chemin. Elle bénéficie en la matière d'une longue expérience toujours renouvelée qui de ce boulevard de Sébastopol à la rue de Crimée (et leur station de métro) marque l'intérêt de l'impérialisme français pour la région. Napoléon le petit passant par le sud quand le numéro 1 tentait la face nord-est.
Ils furent tout deux tenus en échec jusqu'à une nouvelle tentative en 1919 pensant que les soviets en haillons seraient plus faciles à mater que les cadets d'un tzar que les impérialistes tentaient maintenant de secourir.
Weygand et Pétain durent manger leur képi et Clémenceau son chapeau ; ils en furent alors pour leurs frais.
Seconde vague du 20e siècle : un objectif, pousser leur protégé Adolf vers l'Est pour tirer les marrons du feu.
Nouvelle déculottée qui conduisit USA, GB et leurs auxiliaires à débarquer en catastrophe en Normandie le 6 juin 44 (en prenant soin de mettre les nègres et les peaux-rouges canadiens en première ligne pour éviter de trop décimer la fine fleur du pays du marché libéré) de peur que l'Armée Rouge n'atteigne le Rhin et face jonction avec une France insurgée.
Le XXe siècle démontrant au passage que seul, le capital et ses forces génétiquement liées, ne peuvent parvenir à engager les affrontements frontaux dont ils ont besoin.
Dès lors, ils n'ont eu de cesse d'intégrer à leur stratégie les composantes politiques pourtant historiquement créées pour les combattre. L'actualité le montre, l'intégration a été parfaitement réussie, au delà de toute espérance ; cette semaine, un seul député immatriculé P"c"F a voté contre les campagnes impérialistes en Afrique (honneur à lui, hontes aux autres et au parti qui les a présenté et n'a pas moufté).
L'histoire montre que de la résignation à l'accompagnement actif, il n'y a qu'un pas que la social-démocratie à de multiples reprises n'a jamais hésité à franchir au point de devenir le fer de lance du bellicisme et de la répression des mouvements populaires qui travaillent à entraver la marche à la guerre.
Depuis les inexistantes armes de destruction massive qui permit l'invasion de l'Irak et l'exécution de sont président (mis en place par ceux qui le renverseront, certes honnis, mais légitime) l'alliance conservateurs ultra-libéraux et internationale socialiste sociale libérale n'en finit plus de jouer avec le feu : Afrique, moyen Orient, Asie , Amérique centrale et bien sur l'europe centrale.
Les cercles des héritiers de la Trilatérale fabriquent et détruisent au mépris du droit international les régimes dont le capital à besoin pour maitriser matières premières, voies de communication, sources énergétiques et maintenant les réservoirs de main d'œuvre poussant ainsi à leur bout le concept marchand de ressources humaines.
Aucun des conflits contemporain (pour fixer les débuts du contemporain, disons depuis la défaite des impérialistes au Viêtnam) n'a pu être engagé sans la participation voire l'initiative des dirigeants de la social-démocratie.
Dans la recherche des solutions locales de remplacement, l'important c'est la capacité à mater le peuple, le diviser, susciter des haines et affrontement et faire exploser les états-nations qui par leur cohérence sont des obstacles à la stratégie mondiale du capital.
En Europe (pas l'UE, mais celle historique "de l'Atlantique à l'Oural"),de l'explosion de la Tchécoslovaquie à maintenant affirmée la volonté du PS de détruire la France comme état nation pour en faire un état (il faut garder l'outil de coercition) fédéral (pour briser les solidarités historiques), cela est passé par la partition sanglante de l'ex Yougoslavie avec l'aide d'un fou de dieu, philosophe officiel des saignées, purges et massacres, penseurs des réactions de toutes couleurs, identifié par ses initiales BHL. Toujours en accord avec les partis conservateurs (qui ne le sont qu'à peine plus qu'eux) les PS de l'UE use de ce drone politique pour pousser les feux.
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Ce BHL, qui fut conseiller de Mitterrand et de ses successeurs, honnorable correspondant des talibans afgans, dépeceur de la Yougoslavie tient dans l'orchestre un rôle particulier. Deux pupitres. Tantôt contrebasse, tantôt premier violon. Un virtuose pour jouer les marches funèbres.
Celui-là même, conseiller privé du gouvernement Ayrault-Blummollet après avoir été celui de Fillon Sarkozy et leurs prédécesseurs, déclare alors que les nazis défilent sous yeux, bannières et oriflammres, uniformes rutilants, toute honte bue : "« Je n'ai pas vu de néo-nazis, je n'ai pas entendu d'antisémites, j'ai entendu au contraire un mouvement incroyablement mûr, incroyablement déterminé et très profondément libéral. Je crois que l'ambition de cette révolution ukrainienne est beaucoup plus importante et ce que j'entends au Maïdan, c'est la volonté de revivifier le rêve européen »... Ce n'est une canne qui lui faut, c'est un chien. Comme à Buchenxald, un berger allemand fera l'affaire.
Le rêve européen du vieil Adolf défendu par ce robocop de la pensée, ambassadeur plénipotentiaire des dictatures et colonialismes périméditerranéens de Rabat à Tel Aviv.
Regardez qui les sert, vous verrez qui ils sont.
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