à la SNCF
Les patrons sont déçus, la presse ne fait pas sa une avec, le gouvernement reste discret.
Pour Canaille le Rouge les résultats sont à regarder région par région, centre par centre en prennant en compte les restructurations de l'entreprise.
L'externalisation massive des travaux tant au matériel qu'à l'équipement, une politique de suppression massive de la présence humaine dans les gares ont accompgagné un laminage impressionant des effectifs du premier collège.
Pour la première fois, les effectifs du collège techniciens et maitrises sont supérieurs à ceux du collège exécution. Dans ces conditions les résultats de la CGT, sans vouloir éluder les problèmes là où ils peuvent exister sont à remettre en perspective. D'ailleurs le le chef d'état major des officiers lamineurs adjoint de Guillaume III crache le morceau quand il déclare au soir des élections : "la recomposition syndicale de la SNCF qui est en cours depuis plusieurs années se confirme et s'accentue, et ils témoignent de la transformation du groupe"(l'express.fr)
A premier abord il semble bien que les cheminots ont donné une prime à la combativité là où elle s'est extrimée et ont été moins enthousiaste là où le traitement des questions a plus été pris sous l'angle de la négociation que de l'action.
Sur les terres d'origines de La Canaille, la CGT progresse.
C'est presque à en rire, la presse joue les crocodiles en pleurant sur une participation ..."qu'à 70%".
Sans dire un mot de la façon la direction de l'entreprise, tout à longueur d'année (ses "DRH" sont formatés pour cela) s'ingénie à éloigner idéologiquement et géographiquement les nouveaux embauchés de tout contact avec les instances de représentation du personnel.
Il faut avoir alors une grande maitrise de l'hypocrisie politique pour se déclarer comme le le DRH en chef : "frappé par la chute de la participation électorale".(idem).
Quand on a fait tout pour limiter le vote physique, multiplié les embûches pour plomber le vote par correspondance et quand une direction d'entreprise ne maîtrise même plus l'organisation administrative de ses établissements au point de plus savoir établir correctement et dans les temps les listes électorale, c'est pour le moins se moquer du monde.
Cela dit, malgré ce qui précède, juste en passant, combien d'élus dimanche soir, quelque soit leur couleur politique, ne rêveront pas d'une participation à 70% pour redorer les blasons par endroit singulièrement écornés tant une part plus que conséquentes des maires des villes de moyenne et grande importance vivent en aéroponie politique.
D'ailleurs il serait bien de faire le point le 23 mars au soir des participations et scores dans les bureaux de vote des villes et cités cheminotes et les comparer aux tendances des votes professionels. Canaille le Rouge est preneurs de ces résultats pour ceux qui en disposent.
Que diront ceux qui déplorent la baisse de civisme des cheminots quand le 25 mai au soir ce sera le taux de non participation au vote qui tournera autour de ces 70% ? En souhaitant que le vote majoritaire de la profession le 20 mars conduisent les cheminots à refuser de cautionner ceux qui s'inscrivent dans le cadre intangible qui organise la casse des services public, la casse de la SNCF.
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