En congés,
en vacances,
en villégiature,
au moment de la rentrée
image d'archives :
Bon, et si on faisait le point ?
Mélenchon annonce partir réfléchir.
Laurent annonce prendre le TGV pour les universités d'été du PS. Il croisera Valls sur le quai de la gare.
Pendant ce temps les dépositaires (orga, partis, mouvements, etc.) du " nous-on-sait-c'qui-faut-pour- les zotres " persistent à enfumer le paysage.
Pendant ce temps, la presse stigmatise les élus du personnel de chez GAD parce " qu'en refusant le plan de licenciement, ils Z'endikapent les Zactionnaires pour les possibilités de reprise ". Par qui ? pour quoi ? la question ne sera pas posée.
Voila à quoi ressemble le paysage politique regardé depuis le versant de ceux qui n'ont d'issue que de construire une alternative pour s'opposer à la complicité qui lie la bande des trois pour les maintenir sous la domination du capital.
Redisons-le : au-delà d'antagonisme de façade, au pied du même maître, servant de justificatif et de repoussoir, ceux qui restent en scène ont le monopole des média : UMP, PS, f-haine.
Hors de leurs solutions, point de salut. Les mêmes courbettes devant l'argent roi. Normal, ils s'en gavent pour les uns y picorent sans retenue pour les autres. Aucun qui fasse de l'ombre aux tenanciers du CAC à rente.
Ils ont bénéficié de complicité affligeante : De Hue à Laurent, Buffet incluse, ils ont réussi à éliminer du champ politique visible la remise en cause du capital.
Et maintenant, les bateleurs d'estrade recrutant pour la guerre de trente ans leur criant " montez au front, moi je suis fatigué " pour l'un et l'autre ayant besoin d'un siège pour souffler à mi-côte avant de bifurquer pour retourner dans la vallée disant qu'il n'est plus possible de monter à l'assaut du ciel.
Pour certains, à coup sûr, cela va faire mal. Les plus sincères, d'autant plus sincères qu'éloignés du noyau hypocrite, la douleur est terrible, on le voit dans leurs silences sur les médias sociaux pourtant d'habitude sillonnés par eux dès l'annonce d'une parole du gourou JLM.
Pour qui voyait se construire ce Sedan politique devant les exigences de l'UE, le qualificatif de Bazaine, estoqué à ses destinataires ici il y a peu par La Canaille, prend toute sa signification.
Pendant que le peuple va devoir faire faire face aux échéances, d'autres s'abritent derrière le mandat.
Le champ de ruines persiste, les paravents pour le masquer s'effondrent.
Reste à comprendre le pourquoi du glissement de terrain.
Plutôt que de s'en prendre a des personnalités qui ne comptent que pour peu devant la réalité de l'affrontement, plutôt s'interroger sur les causes du glissement : éradication des ancrages de classe, des repères anticapitalistes et d'objectifs mobilisateurs pour le subvertir par veux là même qui avaient mandat de les fortifier.
Combattre la droite sans s'attaquer à sa raison d'être, autant lutter contre les feux de forêt en laissant circuler les pyromanes. Vouloir changer le monde sans s'attaquer ici à l'UE c'est vouloir faire le GR20 en espadrille ou traverser l'atlantique en bateau lavoir.
Relisez ce que proposaient le FDG et toutes ses composantes à l'époque de sa force ascendante. Aucune mesure réelle contre le capital. Aucune proposition concrète et mobilisatrice pour des droits réels des salariés sur le lieu de travail. Aucune bataille politique de masse d'engagée contre la réorganisation politico administrative du pays, aucune bataille pour réaffirmer la souveraineté populaire.
Avec l'expérience et le bilan à ce jour, Canaille le Rouge ne peut se réjouit d'avoir eu raison et mesure bien que tout reste à faire.
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