les patrons
vivent
à
crédits
Vivre à crédit, le sort de nombreux foyers de notre pays, est toujours source de tensions, de crise et de sacrifices, sauf s’il s’agit de crédits d’impôts réservés au patronat.
Et si nous jetions un œil sur ce fameux Crédit d’impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et les évolutions du gouvernement pour vendre sa camelote ?
Vendredi 5 septembre, en visite dans une PME près de Lyon, M. Sapin a répondu à la question de savoir s’il créerait des emplois.
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« Ce n'est pas comme ça que fonctionne une entreprise : le CICE est là pour aider les entreprises à reprendre de l'initiative [par de] l'investissement [...]. Vous ne pouvez pas avoir un modèle unique [...]. Ce n’était pas une aide conditionnée par telles créations d’emplois, tels types d’investissements. [...] C'est fait pour que les entreprises retrouvent des marges qu'elles avaient perdues, des capacités d'initiatives qu'elles avaient perdues. »
Notons que notre docteur Barre de la grume berrichonne (qui se souvient que ce Sapin fut syndicaliste comme responsable national des propriétaires et exploitants forestiers ce qui le conduit à être soumis -socialiste timide va- à l’ISF) sait, lui, ce qui est bon pour l’entreprise et ses salariés à contrario des salariés qui ne sont que des pilleurs potentiels d’entreprises.
Il faut retrouver les marges diafoirusse-t-il.. Quelles marges ? Celles d’interventions ou celles bénéficiaires ?
Pour l’instant, à voir les dividendes versés, et les chiffres du chômage, ce sont les marges pour les actionnaires.
Mais si ce n’est pas pour créer des emplois, c’est qu’ils nous auraient menti de façon consciente, de leur plein gré ? Que les bernés de 2012 lèvent le doigt.
Rappelons le principe : le CICE doit alléger de 20 milliards d’euros les “ cotisations sociales ” d'ici à 2017. “ Un effort historique de diminution du coût du travail ” parce que pour les sarkocialistes le travail est coût, et cette diminution ici sera financée par des hausses de taxes là, dans votre poche.
Sur 2014, il représente déjà 8 milliards d’euros d’allègements de cotisations.
Personne et surtout pas au PS qui fasse effort de rappeler que les cotisations ne sont pas patronales mais sont la part socialisée du salaire que la droite hier le PS volent aujourd'hui aux salariés pour le livrer au capital.
Il semble que l’expertise de Filoche semble buter sur la capacité d’écoute sociale de la Valls’s connexion et de sa termitière solferinesque.
Relisons les termes de la communication du gouvernement lors du lancement du CICE. Pas d’équivoque dans le propos. Ce dispositif a bien été présenté comme destiné à créer ou sauvegarder des emplois. « 300 000 emplois d'ici deux ans »
Pour préciser : le 30 novembre 2012, le portail Internet du gouvernement évoque :
« L’objectif du CICE est double. Il doit redonner aux entreprises les moyens d’un repositionnement offensif durable dans la concurrence internationale et concourir à la compétitivité de l’économie nationale par la modération des coûts engagés par les entreprises. Il sera donc utilisé par les entreprises pour investir ou pour embaucher. Il aura un impact direct sur toute la chaîne de production en France, dans l'industrie comme dans l'agriculture et les services. Attractif, il incitera les grands groupes à créer et maintenir les emplois en France. »
A l’époque, notre ISFiste Sapin, un douglas fait banque, invité de RMC et BFMTV, s’envole :
“ le CICE devrait susciter la création de "300 000 emplois d’ici deux ans" et précise-t-il, “ sans compter ceux qu’il permettra de sauver ”. Sonnez hautbois résonnez musettes !
Que devient le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) deux ans après son annonce et neuf mois après son décollage réel ? La mesure phare de la « politique de l'offre » de François Hollande s’il fait applaudir le maquignon de Matignon au show room du Medef a des résultats plus discutable en matière d'emploi.
Au point que le ministre de l’économie, Michel Sapin, a quelque peu changé sa manière d’en parler. M. Sapin négocie un atterrissage de fortune (c’est le cas de le dire) sur la question de savoir s’il créerait des emplois.
Reprenons :
Présenté en grande pompe fin 2012, le dispositif prévoit dans ses attendus de diminuer les coûts de la masse salariale pour les entreprises, sous forme d’un crédit d’impôt reversé sur les cotisations sociales jusqu’à un certain niveau de salaire. Il a commencé à s’appliquer réellement début 2014.
Si nous relisons la communication du gouvernement lors du lancement du CICE, il est dit en clair que le dispositif a bien été présenté comme destiné à créer ou sauvegarder des emplois.
« 300 000 emplois d'ici deux ans »
Le 30 novembre 2012, le portail Internet du gouvernement évoque (voir plus haut) , arrive juin 2014. La douche est rude : l'emploi a reculé de 22 000 postes début 2014 et le CICE n’a servi à rien d’autre que gonfler les dividendes. Voilà qui explique la standing ovation reçu par le maquignon de Matignon palefrenier de l’Élysée détaché avenue Bosquet pour lustrer les cuirs de la sellerie patronale.
Explorons plus attentivement : si nous en croyons les chiffres instillés par Bercy, les 10 milliards d’€ de premier versement du CICE auraient hypothétiquement “ créé ” 190 000 emplois. Admettons cela le temps de la démonstration.
Mais alors, rentrée scolaire permettant, reprenons le chemin de l’école primaire.
Si 10 milliards créent 190 000 emplois cela fait l’emploi payé par de l’argent public à celui qui exploite le salarié à 52 631,57 €, soit brut, sur 12 mois théorique (congé payé inclus) 4385€ brut par mois ce qui ferait pour chacun de ces emplois un ticket d’entrée pour passer directement de pôle emploi et ou RSA à un statut de “ classe moyenne ” selon les paramètre de l’administration fiscale.
Comme il l’embauchera autour du SMIC, il le fait travailler gratuitement (puisque c’est l’argent public qui paie) pour environ 1800€ brut , reste alors environ 2500€ net par mois soit 30 000 pour délocaliser, capitaliser, changer les voiles du yacht -ou le moteur-, etc.) et en plus, iil encaisse la totalité de la richesse que le travail du salarié va créer.
Vu le nombre, vu le montant annoncé, soit le résineux du Berry nous prend pour des billes soit il est manifestement incompétent.
Canaille le Rouge refuse l’incompétence à ce niveau tant le dispositif est efficace pour le capital.
Ou alors c’est toute la promotion Voltaire de l’ENA qu’il faut passer à l’équarrissage sans oublier une partie de la promotion de St Cyr dont le suisse de service à l’Élysée.
On peut même dire que le PS totalement sarkocialistisé vient enfin d’instaurer le socialisme en France : la socialisation des réels moyens de production, la force de travail (puisque maintenant il s’agit de ressources humaines) est entretenue par l’argent public.
Boris Vian n’avait pas que de bonnes idées, il en avait aussi d’excellentes :
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