Il court, il court
qui ça ?
Mais lui ?
Qui ça lui ?
ben, Lui
Non de dieu de nom de bon sang de dieu
Parlons un peu de la laïcité, mais en la sortant du sérum opiacé où l'idéologie dominante la fait tremper.
Depuis des siècles des hommes, pas les hommes, parlent d'une entité qu'à chaque fois qu'il la nomme au ciel leur fait baisser les yeux et les pousse à ne plus accepter de se situer dans le temps et le monde où pourtant ils se meuvent.
Ils se parent de Lui, souvent le pare, s'y réfèrent, le majusculisent pour certains, quand d'autres pour le nier sont mis en demeure de se déterminer par ceux qui y croient en fonction de cette (leur) croyance. Le Piège : déiste pour les uns, athées pour d'autres. Pas d'autres portes, sauf l'agnosticisme qui est au croyant ce que les oeufs de lumpes sont au caviar toujours du poisson.
Avec pour caractéristique de se situer a priori par rapport à une idée fruit de la pensée humaine mais complètement absent du reste du règne animal, végétal , minéral, ce qui en matière d'universalité lui met d'entrée du plomb dans l'aile. Un peu comme les SARL, URL (pas informatique mais "universalité à responsabilité limitée") Si seul l'homme sait et peut penser dieu c'est que dieu n'est qu'une créature des hommes et ne peut prétendre au leadership que ces mêmes hommes au regard tourné vers le sol lui attribuent et veulent arbitrairement imposer.
Comment prétendre à l'universalité des choses quand on n'est objet reconnue que d'une partie congrue de cette universalité d'autant plus que c'est cette partie congrue qui détermine la qualité et la quantité de l'universel ? De là les clercs, imams, prédicateurs, pasteurs, recteurs, prêcheurs et autres directeurs-décrêteurs du droit de penser.
Halte. Je ne veux pas t'interdire tes choix,et ne me force pas a adopter les tiens ou à me déterminer par rapport à ta norme qui n'a d'absolue que pour toi.
Poussons le débat : L'Universel, en quatre lettres chez les cruciverbistes, omnipotent, se retrouve au centre d'un affrontement où le droit ou non à la matérialisation du dit est source de sortie des sabres, bûchers, et autres délicatesses faites très méchamment au nom du la bonté universelle (toujours) de celui pour lequel le clan de ceux qui tiennent à nous prouver cette bonté passe la plus grande partie de leur temps à s'étriper ou à se rassembler pour nous étriper.
Canaille le Rouge ne se glisse pas dans cette usine à plisser les cerveaux.
Se déclarer athée, c'est déjà une attaque contre la laïcité puisque c'est exiger de se positionner au regard de la position abandonnée comme dominante (au nom de qui et de quoi) à celui qui n'étant pas dans son espace de réflexion n'a aucune légitimité à prétendre le dominer.
Dieu n'est pas son affaire et La Canaille refuse la version anti croyante du pari de Pascal. Pourquoi devoir se déterminer sur une quantité immatérielle pour soi inexistante ? Donc Canaille le rouge n'est pas athée, tout au plus mécréant, (les mots ne sont pas synonymes, créant renvoyant à croyance mé- créants sans croyance, Thée à l'entité informelle aléatoire qui n'entre pas dans l'espace de pensée de Canaille le Rouge , athée conduisant à prendre position à partir d'une non réalité.
Si la quantité Dieu est la création arbitraire de l'esprit de certains humains dont ils décrètent seuls, en groupe, en ligue, en procession, l'universalité, sans demander leur avis à ceux qui ne le partagent pas et encore moins au reste du « règne » dont ils postulent qu'Il serait le fruit de sa création, c'est bien que ses limites sont circonscrites à la pensée de celui-ci qui admet son existence et postule à l'universalité contestable de celle-ci. C'est son droit, comme les couleurs de la tapisserie de sa salle à manger où la marque de son autocuiseur. La religions est de ce fait de l'ordre de l'espace privé. C'est ce qui permet à La Canaille de prendre son panard à visiter des églises et s'arrêter pour écouter un concert de St Saens aux grandes orgue de St Eustache comme d'aller écouter un concert de blues ou de salsa dans une arène antique ou sous les hangards d'une instalation portuaire.
En conséquence la question de la laïcité n'est pas de se déterminer par rapport à la quotité nécessaire pour fabriquer une illusion collective consciente et partagée mais de permettre à ceux-ci de se construire leur espace privé sans qu'il n'y ait de pression pour leur en limiter le droit mais sans que cet espace ne déborde pour aller imposer ces critères privatifs contre le bien commun qu'est la liberté de pensée qui pilote toutes les autres.
Est-ce par ce biais là que la question va être prise dans les circulaires ministérielles ? Rien n'est moins sûr. La vigilence s'impose non de dieu!
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