ce qu'en disait alors la CGT
Canaille le Rouge avait sur le métier un projet de texte sur ce sujet quand il est tombé sur ce qui suit édité par "Le grand soir" legrandsoir.info/ce-que-disait-la-cgt-lors-de-la-creation-du-marche-commun-l-ancetre-de-l-ue.html
Comme La Canaille s'y retrouve pas mal, autant vous le mettre à disposition.
"Petit correctif qui n'est pas sans importance, ce texte que reprend "le grand soir" est de Roger Colombier -pas étonant que La Canaille s'y retrouve si bien- dommage que le Grand soir n'ait pas cité ses sources (http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2015/08/que-disait-la-cgt-lors-de-la-creation-du-marche-commun-l-ancetre-de-l-ue.html).
Information pour les uns, certainement découverte pour beaucoup, excellent rappel pour les autres. Il ex^lique le ONO de 2005 et justifie que certains dont Canaille le Rouge persiste à porter l'exigence d'application du résultat sorti des urnes.
En matière d'économie et dedémocratie il n'y a nul espace où la CGT n'ait pas pertinence à intervenir.
Si vous croisez des membres de la CE confédérale, vous pouvez toujours leur passer ce texte (et éventuellement le lien pour s'oxygéner "les boyaux de d'la tête" sur les p@ges de La Canaille, ça ne coute rien et ça peut aider).
Voici le texte du "Grand soir",
"Le 23 janvier 1957, l’Assemblée nationale, par 331 voix contre 210, émet un vote positif à l’établissement d’une "Communauté économique européenne" plus communément dénommée "Marché commun". Pour la CGT, aucune illusion à cette époque, "le Marché commun est un aspect de l’offensive internationale du Capital, l’alliance des pays de l’Europe capitaliste".
Les élections législatives de janvier 1956 ont porté au pouvoir la SFIO, le PS d’hier. Guy Mollet, premier dirigeant national de ce parti devient président du Conseil, le chef du gouvernement à cette époque.
Lors de la campagne pour les législatives, la SFIO s’est prononcée pour le Marché commun afin d’humaniser le capitalisme. Fort de leur score aux élections, les socialistes promettaient aussi de raser gratis. Mais pire, ils vont engager la France dans une guerre coloniale en Algérie.
Que disait la CGT lors de la création du Marché commun, l’ancêtre de l’UE
En fait de faire rendre des comptes au Capital, les socialistes français allaient continuer à gérer loyalement le capitalisme, selon la formule de Léon Blum, l’un de leurs anciens dirigeants.
En Allemagne comme en France, oui déjà, les députés socialistes votent pour la création de la CEE composée de 6 pays : la France, la république fédérale d’Allemagne, la Belgique, les Pays-bas, le Luxembourg et l’Italie.
Dès le 9 janvier 1956, le Bureau confédéral de la CGT réaffirmait les raisons de l’opposition de la confédération aux projets de Marché commun. Dans le même communiqué, elle rejetait aussi "tout protectionnisme conservateur et son appui à toute formule authentique de coopération économique internationale."
"- La libre circulation des marchandises, donc le déchaînement de la concurrence fondée sur l’infériorité des salaires et de la législation sociale, l’harmonisation par le bas des conditions sociales dans les différents pays, l’opposition renforcée à toutes les revendications des travailleurs. (...)
- La libre circulation des capitaux, le danger d’évasion des capitaux, de dévaluation et même de remplacer la monnaie nationale par une monnaie commune. (...)"
Et en 1957, avant la ratification par la France du Marché commun, la CGT, par la voix de Jean Duret, directeur du Centre d’études économiques de la confédération déclare :
L’enjeu est énorme : le Marché commun conduit infailliblement, à plus ou moins brève échéance, à la disparition des souverainetés nationales, à la création d’un super-Étateuropéen, réduisant à sa plus simple expression tout ce qui pourrait subsister d’individuel, de politiquement et économiquement indépendant chez les membres de la Communauté. Ce super-État sera dominé par le pôle d’activité économique le plus puissant : la Ruhr ; par la puissance la plus énergique et la plus dynamique : l’Allemagne de l’Ouest. [...] Pour la France, la réalisation du Marché commun c’est l’acceptation de l’hégémonie allemande. Son industrie ne pouvant lutter contre la concurrence d’outre-Rhin tombera sous la coupe des konzerns de la Ruhr.
Il me semble que cette appréciation n’a pas pris une seule ride, à l’heure de la préparation du congrès de ma confédération et de celui de la CES, ce machin chose syndical européen auquel la CGT appartient et qui affadit la lutte des classes.
Pour le débat démocratique de tous les syndiqués de la CGT.
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