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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Emplois aidés : la vraie question va-telle être posée ?

Publié le 3 Septembre 2017 par Canaille Lerouge in Nouvelles du front, politique, lutte de classe, économie, capital, histoire sociale

Ou comment

remettre sur ses pieds

un débat que certains

laissent volontairement

marcher sur la tête.

Emplois aidés : la vraie question va-telle être posée ?



Tout le monde associatif, toute la communauté éducative est à juste titre vent debout contre non pas le coup de rabot, mais le passage à la tronçonneuse de tous le dispositif des emplois aidés décidé par le pouvoir simultanément à l'ouverture en grand du robinet des financements publics par le capital alors que du côté de la caque à rentes on vogue vers les 100 milliards de profits pour ne rien dire de ses petits frères le SBF 80* et le BF 120** dont les actionnaires n'ont jamais eu recours à la solidarité du Secours Populaire ou faire la queue avec son plateau au Resto du Cœur.

Tout le monde s'accorde (y compris ceux qui sont responsables de la crise structurelle liée à la nature de ces emplois et leur disparition décrétés) pour clamer haut et fort qu'ils sont indispensables à la vie démocratique, associative, aux obligations morales qu'une société doit à l'enfance et la jeunesse.

Pourtant et sauf erreur ou omission, à part la CGT comme syndicat et personne au plan politique, personne n'affirme que ce coté indispensable justifie non seulement la pérennisation des postes de travail mais que ceux qui les occupent relève du statut de la fonction publique du service publique et du budget de la culture de la jeunesse pour ceux qui ne relève pas de l'Education Nationale ou de la santé.

Ne pas poser la question de cette façon revient à marcher sur la tête, et en plus sans casque.

Il faut remettre la question à l'endroit pour que les vraies causes de cette crise et donc les vraies solutions apparaissent.

La nature précaire et les niveaux de rémunérations traduisent les politiques suivies depuis le milieu des années 90 qui visent à araser la fonction publique (y compris dans sa partie régalienne tels les "auxiliaires de sécurité" ou les privatisations y compris dans les zones sensibles) à précariser les emplois pourtant indispensables en les faisant idéologiquement relever de l'assistanat ou du secteur marchand alors que justement ceux qui les exercent travaillent à sortir ceux dont ils s'occupent de cette logique d’assistanat.

En cela le lien suppression des emplois aidés - casse du statut de la fonction publique - précarisation du contrat de travail- branchement des fond publics vers le capital et explosion des dividendes est le marqueur idéologique majeur de ce système, du régime qui le promeut, du gouvernement qui travaille à cette architecture inhumaine.

Il est clair que la première revendication non seulement des salariés concernés mais de celles et ceux qui bénéficient de leur travail, comme pour tous les service public est non seulement leur pérennisation, mais le statut assurant leur réalisation. Or, les demies mesures que va négocier ce qui reste de la loque rose avec le concours de l'agent orange laissera tranquille les Libérateurs de la Rente Magnifiée (LRM). 

Les groupements ou partis politiques se proclamant " lunicopozission " à Touthenmacron plus préoccupé de faire des scores dans les sondages ou rassemblement ne sont pas lisible sur ce dossier pourtant identitaire des valeurs progressistes. Cela laisse le champ libre aux Libérateurs de la Rente Magnifiée, leurs géniteurs et auxiliaires pour continuer de massacrer le tissu social du pays après avoir explosé sa cohérence économique. 

Il semblerait que l'onde qui se propage mette les supports et  soutiens du pouvoir en difficulté.

Raison de plus pour ne pas les lâcher et faire que la journée du 12 septembre soit un moments majeur du renforcement de ce combat.

*  SBF signifie Société des Bourses Françaises. Le SBF 80, regroupe 80 valeurs autres que celles qui composent le CAC 40, dont un tiers est composé des valeurs du secteur des services. Il permet d'indiquer plus spécifiquement l'évolution des entreprises de tailles moyennes.
 
**Le 
SBF 120 est l’un des principaux indices en France. Comme son nom l'indique il est composé de 120 valeurs parmi les 200 premières capitalisations de la Bourse de Paris. Il est composé des 40 valeurs du CAC 40 et des 80 valeurs du SBF80.

 

Emplois aidés : la vraie question va-telle être posée ?
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