Assises ou correctionnelle ?
Comme pour les indemnités aux prud’hommes, la touthenmakroncratie fonctionne au barème.
Sauf que là, en plus, dans le pays qui a porté à l'ONU la charte des droits de l'enfant, c'est de viol qu'il s'agit.
Des pétitions circulent pour le barème, contre peut-être.
Canaille le Rouge n'a pas été sollicité. Mais voilà, si cela était, pas question pour lui de signer cela, ni même de s'inscrire dans la logique de ce débat.
Que de telles solutions au travers de tels textes puisent être avancées fait frémir.
Que ces idées circulent dans le même moment où un séisme secoue la société à travers le monde sur les pratiques de harcèlement et viols révélés dans les milieux artistiques et politiques ou universitaires montre un grand écart on ne peut plus insupportable entre deux mondes.
Un ministre démissionne pour avoir posé sa main sur le genou d'une journaliste (ce qui dès lors que le geste est déplacé et non accepté trouve son issue logique par le départ de son auteur) et à côté ce débat sur un étalonnage des peines encourues pour rapport sexuel imposé sur mineur(e) en fonction de sa date de naissance ? Mais où va-t-on ?
Peut-on fixer une barrière légale au crime ? Au final, la question est là.
La seule pétition que Canaille le Rouge pourrait signer, c'est pour renvoyer devant la haute cours de justice de la République les parlementaires et ministres voir plus haut encore qui accepteraient de légiférer sur le sujet.
Imposer un rapport sexuel à une gamine ou un gamin de 13 ans ce n'est pas fixer le barème des contraventions pour excès de vitesse avec une tolérance de 5km/h. Le débat proposé nous enferme dans cette sinistre caverne.
C'est, osons une image certes triviale, comme le taux d'alcoolémie : à 0.49, tu es absous, à 0.51, on te retire des points et ton permis.
Sauf que là, ce n'est pas d'un papier rose qu'il s'agit, mais d'un(e) gosse qui par définition sauf à avoir une vision statistique de la justice ou les 7% de pertes de l'armée, n'est pas à ranger sur une étagère d'archives judiciaires mais une personne, un être humain, qui a subit la pire des attaques que puisse subir un enfant et qu'une vie entière ne lui permettra de totalement surmonter.
On ne peut pas si nous voulons une société humaine accepter d'être géré par des barèmes.
Poussons le bouchon : dans ce pays, parce qu'ils représentent une force électorale, les docteurs en règle à calcul du consentement possible de rapports imposés refusent de réglementer l'usage de fusils et l'état d'ivresse qui l'accompagne (ayant conduit souvent à des morts, parfois à des viols) mais il devrait y avoir une borne de mise pour savoir si le violeur doit aller aux assises – 12 ans et 364 jours, ou en correctionnelle – treize ans et un jour.
Bien sûr, l'argumentation est provocatrice. C'est volontaire.
Canaille le rouge accuse de pédophilie réglementée d'état celles et ceux qui se rangeraient derrière cette obscène arithmétique .
A chaque situation son enquête, des moyens pour la justice, des personnels pour protéger la jeunesse, dès maintenant en amont des moyens d’éducation dans les écoles collèges et lycées pour permettre l'épanouissement de chacun dans le respect de l'autre, des moyens de sanctionner avec la rigueur nécessaire les auteurs de crimes sexuels et aider les victimes.
Bref un vrai service public de la justice.
Certains choisissent le barême, Canaille le Rouge, lui, le service public.
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