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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

2012, les regrattiers des "gôches" montent leurs trétaux

Publié le 31 Mai 2011 par canaille le rouge in se coltiner au quotidien

 

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Le Kama soutra de Solferino, ou l'escroquerie aux petites annonces.

30 pro-positions pour 2012

Rien d'érotique c'est même affligeant de banalité routinière,

Comme dirait Tron, pas le pied.

Pour avoir tenté d'y trouver quelque chose qui donne un peu de piment, c'est nada de chez nada.

Une rédaction qui aurait pu amener Giscard à crier au voleur en 81 ou qui présente Bayrou comme un tupamaros :

  • « Pouvoir d'achat, salaires, pensions : rendre la vie moins chère » Pas de propositions avancées pour l'augmentation générale et massive des salaires et des pensions, mesure indispensable à mettre en œuvre. Rien sur le point 100 des grilles. Avec l'abandon des références sociales jusque dans le discours, à force de la faire se retourner dans sa tombe à cette vitesse, ils vont même réussir à transformer la momie de Leon Blum en ventilateur.
  • « Réforme fiscale : davantage de justice, davantage d'efficacité » même vocable que l'UMP en 2007 ou que le FN dans sa démagogie permanente mais extrêmes discrétion sur la CSG, la TV sociale payée par les plus dans la gênes voire la misère.
  •  « Emploi, compétitivité, investissement, désendettement : refaire de la France une nation qui compte » Quelle stratégie industrielles, quelles indépendances des banques ? Aucune, Normal : Kikecétyka voté oui en 2005 ?
  • « Services publics : priorité à l'éducation, à la santé, un gros morceau de sécuritaire. Pas de chiffre, rien pour les services publics en réseau laissés au capital. Le PS, maastrichtien de toujours, maintient son cap sur les missions à financement publics mais pas sur qui réalise l'activité : l'énergie, les transports et la poste ou l'équipement pas de mesures claires pour ces services et leurs personnels.
  • « Agriculture, environnement, énergies : changer de modèle pour vivre mieux » c'est dans l'air du temps mais la FNSEA n'a pas trop à s'en faire tout comme Véolia ou Suez.
  • Extrême discrétion sur la régularisation des sans papiers
  • Pas un mot pour affirmer la commune et le département comme base de la démocratie politique de proximité.

 

DSK n'est plus là mais ses recettes, celles du FMI de la Banque Mondiale et de la BCE transpirent dans chaque ligne des projets du PS jusqu'à bien sur le désendettement, à la grecque ? Ou à la portugaise ?

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La sauce on aurait-facile- envie d'écrire "la soce" de la recette est connue, trop connue pour y mettre sa cuillère même avec un long manche.

 

 

Ces trente propositions sont classées en trois catégories principales :

  1. « Redresser la France et proposer un nouveau modèle de développement » (16 propositions)
  2. « Retrouver la justice pour bâtir l'égalité réelle » (8 propositions)
  3. « Rassembler les Français et retrouver la promesse républicaine » (6 propositions)

C'et désolant à peine du Fabius remasterisé par Rocard. Une désolante impression de réchauffé, ou comme l'a dit un journaliste de rue 89 (le Yeti), du "déjà-promis mille fois (sans jamais être tenu) :"

Il énonce, suivons-le :

  • "un catalogue désuet de vœux pieux ne mangeant pas de pain : « un nouveau pacte éducatif », « remettre l'hôpital au cœur du système » ;
  • des chiffres annoncés au petit bonheur la chance pour faire concret : « 300 000 emplois d'avenir » pour les jeunes ;
  • des mesures attrape-nigaud : le CV anonyme, le parcours d'autonomie en matière d'étude ;
  • un volontarisme politique timoré : on essaiera de « dissuader » les licenciements boursiers mais sans aller jusqu'à les interdire, idem pour l'égalité homme-femme qui sera conditionnée à de simples « exonérations de cotisations patronales »."

Bref, d'accord avec lui, le minimum syndical, et c'est peu dire, pour tout juste exister médiatiquement. "Une impression de déjà-promis-jamais tenu"

Par contre, le même nourri encore des illusions : "Le Parti socialiste fait comme si la crise n'existait pas", faisant semblant de croire que la PS pourrait s'attaquer au capital. Parce que si la crise est celle du système, ne pas s'attaquer au système revient à lui laisser le champ libre.

Pour autant, en février 2011, notre Yéti s'était fixé "cinq conditions pour aller voter en 2012. Pour regretter que le projet lénifiant du Parti socialiste n'en respecte aucune :

  • rien sur un minimum vital décent pour les citoyens, juste l'éternelle promesse réchauffée d'un petit « coup de pouce » au SMIC ;
  • rien ou presque sur l'échelle des revenus, juste une mention d'une échelle de 1 à 20 pour la seule fonction publique (d'ailleurs elle-même en voie de raréfaction sans que rien ne soit prévu pour la revaloriser) ;
  • rien sur le gel de la dette publique, mais volonté énième fois répétée de réduire le désendettement… par de la croissance retrouvée (« réaffecter les marges financières que nous dégagerons ») !
  • rien sur des mesures de régulation financière (l'interdiction des paris spéculatifs sur les variations de prix, par exemple) comme si la crise n'existait pas ;
  • une vague allusion à des « droits de douane modulables », mais sans dire comment on s'affranchira de l'inévitable veto de la Commission européenne…"

Le constat est sans appel, en guise de rose Kamasoutra, c'est le retour des Pères blancs missionnaires de l'austérité, le retour des radis...sans le beurre.

http://culinotests.net/images/radis_1.jpg

Une conclusion partagée : "Rien, du vent, ainsi pourrait-on résumer l'exercice de style de nos tâcherons socialistes. On s'étonnera après qu'il n'y ait pas que les « indignados » de la Puerta del Sol madrilène pour ne plus se sentir représentés par ce genre de parti obsolète", encore que pour La canaille, l'obsolescence n'est pas circonscrite au surgeon de la SFIO le champ est plus vaste et pour empêcher l'extrême droite de faire croire à sa fausse nouveauté, plus que jamais besoin de construire l'outil qui permette de s'emparer et de conserver les leviers.

Partagé cette idée de "préférer la rue à des urnes parfaitement vaines, même au second tour d'un scrutin présidentiel français". Que vont faire ceux qui, en parlant de Kama soutra politique, vont après s'être soumis aux fantasmes du PG vont aller processionner chez la mante religieuse de la rue de Solferino.

Pour avoir lu le projet du PCF, la partie dite publique déjà au point entre PCF et PG (il y en une non publique que même les cotisants au PCF n'ont pas le droit de connaitre-et ils ne sont pas content, ces naïfs), cela ne vaut guerre mieux. "Votez pour nous nous ferons le reste" la gauche française est le parti des regrattiers*

 

Au XVIIe siècle, les regrattiers sont des commerçants qui revendent au petit peuple des villes les restes des riches tables de l'aristocratie.

 

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