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Petit rappel vite fait, en se réservant le droit d'y revenir plus longuement :
Suicide au travail ou en relation avec le travail?
Ce n'est pas le travail qui tue mais les conditions de son exercice.
L'organisation capitaliste du travail est attentatoire à la vie.
Durant deux siècles, il a broyé et mutilé, il a restreint l'espérance de vie. Il a caché avec des complicités rémunérées les implications létales de ses modes
de fonctionnement. Maintenant ses besoins d'accumulation s'attaquent frontalement à l'équilibre mental.
Il faudra démontrer que ce ne sont pas le changement des critères d'organisation et la finalité des tâches qui sont responsables.
Pourquoi tant de suicide à FT après la privatisation ?
Pourquoi tant de suicide à l'équipement après démantèlement
Pourquoi dépressions et tentatives de suicide à la SNCF ? ( et maintenant réussies)
Partout dans des secteurs ou profession où cela était inconnu jusqu'à présent?
Que dire des suicides dans la police ? Chez Renault ? Qui parlera du Stress des enseignants, de celui galopant des personnels soignants ?
Les salariés de filières industrielles saignées à blanc ont connu cela mais il n'était pas alors collectivement pensable que cela soient ainsi. Et pourtant!
Pouvoir et patronat se cachent derrière l'état vulnérable de ceux qui s'engagent dans cette impasse. Une fuite de gaz en plein air, sans accumulation ni étincelle ne produit pas d'explosion.
Qui accumule, qui porte l'étincelle ?
Pourquoi ce passage à l'acte après la rencontre avec de ces golden boys et serviteurs du capital plus ou moins "stockoptionisés" qui culpabilisent, dévalorisent et harcellent les
salariés ou lorsque la charge de travail accumulée ou sa nature rendent impossible de faire face à son travail ?
Personne qui ne pointe ce dénominateur commun des dépressions homicides ?
Quelles responsabilités de la part des choix d'objectifs et d'encadrement, du report sur l'humain des économies de moyens et en creux quelles conséquences
pour les personnels concernés sur le contenu de leur statut pour les uns de l'exclusion du statut pour le nombre grandissant des autres ?
Cela pose sous un autre aspect la responsabilité de ceux qui ont organisé, accepté, accompagné toutes les opérations de casse des statuts et privatisations.
Privatiser c'est tuer. Ne pas s'y opposer c'est être complice.
Faut-il attendre de voir comment celles des O.S. qui cogèrent avec ce patronat assassin la Sécu réfléchissent à indemniser les familles des victimes ou ne vaut-il pas mieux, indépendamment des réparations légitimes auxquelles ces familles ont droit engager l'action, même sans les cogestionnaires de la casse des garanties collectives et statutaires, pour imposer des recul à cette exploitation criminelle ?
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