Un larcin systémique ou comment préter au peuples leur argent et s'enrichir en les étranglant.
Cela commence come un conte de fée ...pour l'UE de la finance
...et se terminera par des comptes défaits pour les peuples ... s-il ne s'en mêlent pas vigoureusement.
D'abord cet article du Monde (21-12) qui nous annponce la "bonne nouvelle" et ensuite ne loupez pas le petit tableau d'amortissement sur 10 ans -puisque l'opération semble se renouveller régulièrement et que le montant du pret est illimité (vous lisez bien) - que La Canaille a vite réalisé pour y voir plus clairs :
"Le succès dépasse les espérances et sonne déjà comme un cadeau pour l'Europe en cette fin d'année tourmentée. La Banque centrale européenne (BCE) a lancé ce mercredi une opération inédite : un prêt sur trois ans, d'un montant illimité, et très bon marché à un taux d'intérêt de 1 %. Les banques ont ainsi emprunté 489 milliards d'euros, un résultat largement supérieur aux attentes : les analystes estimaient qu'au-delà de 200 milliards, l'opération constituerait un succès.
Reste à savoir maintenant si les banques vont en profiter pour aider les Etats de la zone euro en difficulté. C'est en tout cas l'objectif de ses dirigeants – Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en tête –, qui espèrent que, par ce biais, les banques rachèteront des obligations souveraines.
L'Elysée estime ainsi que "chaque Etat pourra se tourner vers ses banques" pourplacer leurs obligations souveraines boudées par les marchés car présentant un niveau de risque important. Concrètement, cette opération peut permettre aux Etats d'emprunter à 1 % et de placer cet argent sur des titres offrant des rendements pouvant atteindre 7 % pour les obligations à dix ans italiennes.
"UNE TRÈS BONNE NOUVELLE"
Si les banques jouent le jeu, ce qui n'est pas encore certain, l'espoir d'une sortie de crise sera ravivé. L'objectif clairement affiché du couple franco-allemand, lors du sommet européen du 9 décembre, d'une aide détournée au refinancement des Etats aura alors été atteint.
Le montant du prêt, qui constitue un nouveau record – le précédent était de 442 milliards à un an en 2009 – est "une très bonne nouvelle", estime Jean-François Robin, stratégiste chez Natixis. Selon lui, "le mur de la dette souveraine et bancaire est largement entamé par le bazooka de la BCE, qui a pleinement rempli les cartouches des banques".
Au tour des banques désormais d'être sollicitées pour la réduction des dettes souveraines. "Ce n'est pas la fin de la crise mais c'est un énorme soulagement pour le refinancement de l'année prochaine", avance M. Robin.
De son côté, la BCE se refuse à voir en cette opération une sortie de crise pour la zone euro. Crédibilité oblige, son président, Mario Draghi, s'est employé à nier toute volonté d'aide aux Etats devant le Parlement européen, en invoquant "les limites" du traité européen, qui "interdit le financement monétaire" des Etats de la zone euro.
LES MARCHÉS ENCORE SCEPTIQUES
Les banques vont plutôt, selon lui, s'appliquer à renflouer leurs fonds propres, dont le ratio doit être augmenté d'ici à mi-2012 dans le cadre des accords de Bâle 3. Parallèlement, elles doivent également rembourser leurs échéances, soient 230 milliards d'euros d'obligations, qui arrivent à terme au premier trimestre 2012. En prêtant des liquidités aux banques, l'institution européenne "reste complètement dans son rôle tout en se rapprochant de celui que certains voulaient attribuer à la BCE, à savoir le rachat direct des dettes souveraines de l'eurozone".
En attendant la deuxième opération de ce type, qui aura lieu en février, Jean-François Robin souligne que "cette opération va nettement améliorer le refinancement des banques pour les trois prochaines années. Cela a provoqué un gros appel d'air, qui redonne de l'appétit aux marchés".
Mardi, la France empruntait alors à des "taux historiques" selon l'Agence France-Trésor, chargée de la dette de l'Etat. Si c'était encore le cas ce mercredi matin, avec une ouverture en hausse de la Bourse de Paris – les marchés anticipant le succès de l'opération –, le CAC 40 creusait ses pertes en début d'après-midi. Cette opération, qui ravit les banques, inquiète en revanche les investisseurs, qui voient dans le montant record de ce prêt une preuve de plus des difficultés que traverse actuellement le secteur financier."
Et comme on dit devant une combine cryptée, maintenant voici le décodeur :
"Concrètement, cette opération peut permettre aux Etats d'emprunter à 1 % et de placer cet argent sur des titres offrant des rendements pouvant atteindre 7 % pour les obligations à dix ans italiennes". C'est dit comme cela dans l'article
Concrètement et en faisant à la louche (mais comme les milliards sont distribués à la louche pourquoi ne pas faire comme eux).
490 milliards prêté à 1% rapporte 4.9 milliards par an à la BCE.
Un tableau d'intérêt sur 10 ans donne cela :
|
535.9-490=45.9 milliards d'€uros
Ce qui nous fait sur 10 ans 45.9 milliards d'€ d'intérêt cumulé perçus
Le rapport cumulé est de 45.9milliards d'€ sur 10 ans "remboursés " par les banques.
Comme la BCE n'a pas le droit de prêter aux états ceux-ci empruntent à ces mêmes banques sous forme d'obligation à 7%, cela donne pour les Rapatout et Picsou réunis
|
490 |
34,3 |
34,3 |
|
524,3 |
36,701 |
561, |
|
561 |
39,27 |
600,27 |
|
600 |
42 |
642 |
|
642 |
44,94 |
686,94 |
|
686,94 |
48,0858 |
735,02 |
|
735,02 |
51,4514 |
786,47 |
|
786,47 |
55,0529 |
841,52 |
|
871,52 |
61,0064 |
932,52 |
|
932,52 |
65,2764 |
997,79 |
997.8-490= 507.8 milliards d'€ (Bingo!! le capital est doublé sur 10 ans sans que les banques aient sorti un centime)
Ce qui sur ces même dix ans, 490 milliards prétés nous font la modique somme de 1000-490 soit environ 508 milliards de coupons obligataires perçus garantis par l'état emprunteur payé par les peuples rackettés et saignés par les plans de rigueur imposés aux pays "endettés".
La Canaille vous fait grâce d'une évaluation avec une inflation moyenne à 2.5% qui montrerait comment la BCE "prête" à pertes l'argent de nos impôts (les fonds de la BCE reposent sur une cotisation fiscale de chaque état membre) aux banques qui elles se gardent un matelas plus que confortable.
Au fait, 489 milliards à due quote part de la France, mais il n'y a pas un centime pour Sea France.
/image%2F0691883%2F20221120%2Fob_a8eb97_pour-logo-blog.jpg)