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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

La pudeur, ce sentiment le plus méconnu du Capital

Publié le 2 Mai 2011 par canaille le rouge in Coup de gueule

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Et bien voila, nous y sommes.

Ils ont fait le dos rond le temps de laisser passer l'orage.

Ils ont sans broncher laisser déferler la désolation.

Ils ont appâté avec des primes à la mort lente, implacable, pour passer la serpillière pour retirer leur sanies.

Et maintenant, arrogant comme partout sur la planète, la patronat à l'impudence de hausser le ton :

Ce qui suit est tiré du Monde de ce soir sans autre commentaire (ce qui en soit est ausi marque de limites idéologiques assumées quand le journal titre le même jour sur "la justice est passée" du communiqué de l'Elysée concernant l'opération très spéciale au coeur d'un pays souverain par les forces des USA qui le sont tout autant).

Se montrant extrêmement critique vis-à-vis de son gouvernement, le chef du patronat japonais, Yonekura Hiromasa, a estimé, lundi 2 mai, qu'il revenait à l'Etat, et non à l'opérateur de Fukushima, d'indemniser les riverains de la centrale nucléaire accidentée lors du séisme et du tsunami du 11 mars.

"Le gouvernement se défausse pour n'assumer aucune responsabilité", a dénoncé le président de la fédération Keidanren dans un entretien accordé à l'AFP, prenant la défense de la société Tokyo Electric Power (Tepco), critiquée pour sa gestion de l'accident nucléaire. "Je critique ouvertement le gouvernement au sujet des indemnisations", a-t-il ajouté.
Selon M. Hiromasa, "le gouvernement doit continuer à aider Tepco et doit aussi indemniser ces habitants""Ils ont toujours dit que Tepco était responsable de ces indemnisations, mais ce n'est pas vrai au regard de la loi", a-t-il insisté.

 REJET DE TOUTE NATIONALISATION

Poussé par le gouvernement, l'opérateur a commencé à verser des indemnités aux personnes chassées de chez elles par l'accident provoqué par le tsunami qui a mis hors de service le système de refroidissement des réacteurs. "Cette attitude du gouvernement japonais a eu une influence vraiment négative sur les réactions de l'opinion mondiale en termes de politiques énergétiques", a-t-il jugé au sujet des décisions de plusieurs gouvernements de suspendre leurs programmes nucléaires.

Le patron des patrons a aussi vivement rejeté toute éventuelle nationalisation de Tepco, une hypothèse évoquée fin mars par le ministre délégué à la stratégie nationale. "Il y a un ministre stupide, ignorant, qui a mentionné l'éventualité d'une nationalisation de Tepco, qui ne peut en aucun cas avoir lieu", a-t-il affirmé.

 "DÉSASTRE INIMAGINABLE"

Yonekura Hiromasa a assuré que l'opérateur avait construit et géré la centrale deFukushima Daichi sur la base des normes établies par l'Etat. Il a expliqué que la loi japonaise prévoyait que les opérateurs étaient responsables de tout dégât provoqué par leurs installations, sauf "en cas de désastre inimaginable, ou de conflit interne ou de terrorisme, auxquels cas l'Etat doit prendre à sa charge toutes les indemnisations".

C'est comme si Union Carbide rendait responsble unique le gouvernement indien de l'avoir autorisé à implanter son usine à Bhopal ou Total reprochant à la ville de Toulouse de la catastrophe d'AZF.

Rendre responsable unique le gouvernement japonnais (qui de plus ne s'est jamais singularisé par une défense des populations face aux exigence de ses potentats industriels), quand on connait les délicates fantaisies que Tepco a pris avec la réglementation internationale définissant procédures et boucles de sécurité dans le dommaines des centrale nucléaires est pour le moins fabuleux. Pour le salaud de service c'est donc aux japonnais de s'auto indemniser, celui ci faisant injonction au gouvernement d'interdire toute vélléité de nationalisation. Socialisation des ruines et désastre humains, et maintien pour le privé de la propriété et des profits. 


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