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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Chemin de fer corses, toujours en lutte

Publié le 5 Février 2013 par canaille le rouge in Du côté des luttes

http://corse.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/greve_cfc.jpg

Après consultations des personnels par la CGT, 77% des cheminots corses exigent d'avoir leur mot à dire sur un futur statut. Vus les choix politiques retenus on peut les comprendre, La Canaille les approuve.

 

 

0n n'en parle pas au 20h00.

La grève a débuté il y a 13 jours et il n'y a toujours pas de négociation avec le Pdt de l'office des transports, Paul-Marie Bartoli. Le trafic ferroviaire est totalement paralysé.

Rien dans la presse quotidienne nationale pas même l'Huma.

Pourtant les uns par anticommunisme l'autre pour vanter et exemplariser la démocratie participative locale auraient de quoi faire.

Mais voila demander le respect de engagements pris et des moyens pour pour les services publics ça fait désordre alors "tous à Bamako pour éviter Ajaccio, on a déjà PSA pas besoin de Ponte Leccia"

.lien ici avec la déclaration des cheminots CGT de Corse

 

 

 

 

 

 

"Les cheminots grévistes des CFC ont barré le rond point Nogues à Bastia dans la matinée pour protester contre le nouveau statut social mis en place par la CTC. Ils demandent une révision de ce statut car certains cheminots pourraient perdre jusqu'à 500 euros par an. (en vérité 800 note CleR)."

 

Petit rappel à propos d'un conflit annoncé :


Pour se débarrasser du bébé, la SNCF s'est empresseée de faire une offre qui quadruplait le coût de la convention pour la collectivité territoriale (48 millions € au lieu de 12 jusque là en vigueur).


En application des lois de décentralisation et de la LOTI revue par la loi Gayssot qui transfert la compétence transport ferrovaire aux Régions (partie de la loi SRU, la même qui gère le logement social) la collectivité territoriale a lancé un appel d'offre qui s'est révélé infructueux tant tous les opérateurs, comme la SNCF, ne visaient qu'une chose : pomper le plus possible les finances publiques pour en faire le moins possible. Cela démontre au passage combien ceux (dont La Canaille) qui disaient que cette loi était dangereuse avait raison : elle casse l'unicité et l'égalité de traitement en tout point du territoire, et sert à faire entrée les loups de Véolia et autres dans la bergerie et légitime que nos Pepy's boys se comportent comme le reste la meute).


Les cheminots corses se battent pour garder un statut que le responsable PS tente de casser tandis que le président P"c"F de la région atteint de surdité sélective n'arrive pas à entendre.


Ce qui est intéressant, c'est de voir les efforts de la majorité regionale (celle d'avant comme celle de maintenant) démultiplier les efforts pour "ouvrir" le capital des Chemins de fer corse, voir à créer les conditions de dérives mafieuses :

"Le conseiller exécutif (PS- note de lCleR) a détaillé les différentes alternatives qui existent sur le plan juridique : régie autonome, établissement public, société d'économie mixte à large majorité publique, société publique locale. Selon lui, l'Epic, évoqué par Corsica Libera et Femu a Corsica,  n'est pas possible. Sa préférence ? 


La société d'économie mixte dont la collectivité territoriale de Corse serait l'actionnaire principal. « Rien n'est figé. Je viendrai devant les commissions compétentes avant de finaliser les choses », a-t-il prévenu, en expliquant ses choix : la SEM présente des garanties en matière de transparence, de contrôle et de mise en œuvre de la politique de la CTC. 
« La constitution du capital serait l'occasion d'élargir le partenariat aux institutions économiques et aux collectivités compétentes voir aux personnels ou à de potentiels bénéficiaires de services ferroviaires », a glissé Paul-Marie Bartoli. 

 

Passé d'un statut aligné sur celui des cheminots à celui d'employés de droit privé d'une société d'économie mixte qui peut redistribuer des dividendes, cela grâce à la loi impulsée par "lou ravi de la crèche", cela s'appelle une régression sociale. Voila l'horizon indépassable du socialisme en Corse.

Les cheminots de Corse ont besoin de savoir qu'ils sont soutenus.

Voici l'adresse du comité régionale de Corse qui normalement va leur faire suivre vos messages :

corse@cgt.fr

 

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