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Dans la nuit du 20 au 21 avril, un agent de la SNCF a mis fin à ses jours par pendaison dans un des bungalows d’une "base de vie" qui porte si mal son nom. Un lieu de stockage de la force de travail . Sur ce type de chantier, le travail de nuit est souvent la règle. Les hommes, parqués le plus souvent au milieu de nulle part, mobiles et flexibles sur tout le territoire français, ne rentrent chez eux qu’entre deux périodes de détachements dans ces sites pour plusieurs semaines.
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Dans son communiqué publié à la suite de la disparition tragique du cheminot du chantier de Corbeil, la CGT s’insurge contre une « direction de l’infrastructure qui tire au maximum sur les gains de productivité » Faut-il préciser que La Canaille partage ?. « Les agents sont sous pression du déplacement, avec des amplitudes de travail qui vont au-delà de ce que prévoit la réglementation ». Le chantier de Corbeil emploie 200 personnes dans des conditions, notamment sanitaires, déplorables. « Douze vestiaires, un WC hommes, un WC femmes et pas de douches, alors que les agents prennent et terminent leur service sur place », décrit encore la CGT. Des grèves secouent les chantiers depuis le 17 avril, pour dénoncer conditions de travail et pressions qui s’exercent.
Pour avoir idée à quoi cela ressemble , en voici une (en construction) sur l'axe Bordeaux Dax. Vous noterez la plage, les cinés, le choix dans les restaurants, la superette, le stade et la proximité de ces lieux de socialisation qui rendent la vie possible. (en n'oubliant que vu le niveau des salaires la voiture reste à la maison, à X.100 km pour les besoins de la famille)

Depuis la création de ces installations liées au départ aux chantiers d'implantation des lignes nouvelles, ces zones à limites du droit social produisent de l'inhumanité, du stress par la mobilité et flexibilité de la main d'oeuvre.
La sncf se déclare quitte par l'attribution de primes qu'elle cherche en permanence à réduire et en intensifiant le travail pour palier aux manques d'investissement pour assurer l'entretient du réseau.
Ces pressions sont accentuées par des restructurations permanentes d'établissements qui éliminent ceux historiquement ancrés sur des zones ferroviaires urbanisé (et donc limite si ce n'est interdisent de sortir de cette organisation du travail).
La SNCF y trouve doublement son compte : spéculation sur les terrains libérés par ces restructurations et pressions massives sur les personnels de ces "bases vie" qui prermettent de plus de recourir à des formes quasi négrières de sous traitances. Aucune n'échappe à la règle.
Le premier suicidé par choix patronal venait d’être placé en équipe de jour. Mais dans la nuit du 20 au 21 avril, sur son temps libre, pendant une partie de cartes avec ses collègues, il s’est éclipsé pour commettre l’irréparable.
Mercredi, à Granville, dans la Manche, c’est un autre agent qui s'est suicidé, chez lui, alors qu’il était en période de repos.Employé sur les voies en chantier, il était en période de repos. L’homme, muté contre son gré loin de son domicile, aurait, de source syndicale, réclamé officiellement depuis plusieurs mois de réintégrer les équipes de chantier de la Manche, où il vivait. Pas de réponse.
Deux mort de la casse du sevice public et de la rentabilité.
Refus de prendre en compte la situation du second, « mal-être » du premier qui ne supportait plus de travailler dans le risque la précarité et surtout les travaux mal fait au regard des valeurs professionelles, cela pour rendre au plus vite les voies interceptées pour travaux,et les rendre la circulation des trains. Des voies, sinistre nouvel entrant dans le vocabulaire pourtant riche des cheminots : " qu’il faut vite « rendre à Pepy »", le plus en plus honnis patron de la SNCF, l'homme et son cheminement à bride abattu sur les voies du libéralisme.
Pour juger de la dimension sociale de la réactivité de la direction, ce morceau de bravoure qui justifie à lui seul la remise d'un Lombard d'honneur à ses auteurs et ceux qui les ont couverts* « Si vous ne passiez pas votre temps à jouer aux cartes… » C’est, en substance, la réaction de la direction face aux collègues de l’agent.
La direction de la SNCF, semble s’en tenir aux chiffres globaux. Dans une « fiche guide de gestion d’un suicide à la SNCF », publiée le 2 mai par l’Humanité, l’entreprise ferroviaire se dédouane, démontrant qu’il n’y a pas plus de suicides au sein de la population des cheminots qu’ailleurs, au regard des pourcentages de la population tout entière. Du côté de la CGT équipement SNCF, il est clair que « les décideurs sont en responsabilité » et que « l’alerte sociale et humaine est tirée ».
La Fédération CGT des cheminots a stigmatisé ce comportement inqualifiable. La direction serait bien avisée de prendre des mesures exemplaires devant de tels comportements avant que les cheminots concernés ne les prennent eux mêmes (La Canaille en tout point ne se départie pas de ses choix autogestionnaires) .
les directions d'entreprises (toutes) devraient se souvenir que notre peuple a
une histoire et que malgré les efforts pour la lui gommer il sait s'en souvenir
Les population disposant d'un emplois dans la tranche d'âge des plus de trente ans et moins de cinquante sont celles les moins perméables au suicide.
Quand ces catégories sont touchées de plein fouet dans un corps sucial jusqu'alors épargné, quand cela touche les uns après les autres les secteurs d'activités victimes des mêmes choix, quand les courbes des progressions se calquent sur les calendriers de déroulement des effets négatifs que portent ces choix, c'est la démonstration implacable de la responsabilité sociale, politiques et osons le dire pénale (il y a morts de femmes et d'hommes) de ceux qui les imposent.
Sinon, et si tant est que cela soit discutable, pourquoi dans le même moment voit-on apparaitre des instructions distillées par les mêmes vers leur encadrement de proximité et au personnel pour gerer ces crises où la défense des choix de gestion sa non responsabilité avancée comme une infailliblité papale et ces instruction servant de rempart ou de point de replis devant les colères qui montent avec comme soiuci de contourner la représentation syndicale et de conditionner la presse.
La Canaille propose la création d'une distinction : le Lombard de marbre. Décerné à ceux des dirigeants d'entreprises qui devant les vagues de suicides qui grandissent dans les rangs de leur pesonnel tentent de rejoinde en nombre de victimes et en ignominie les propos l'ex patron de France télécom.
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