plus souvent évoqué du côté de la rue de la Boétie que dans l'Est parisien.
L'opération anti comités d'entreprises prend tournure et elle tourne ... résolument à droite.
Comme attendu ce ne sont pas les algues vertes venant de la mairie de Montreuil qui calmeront les effets pestilentiels de la démarche, bien au contraire.Si le Jura a su donner Courbet et Hugo elle a aussi fournie Edgar Faure. La dame de Dôle est dans ses bottes " ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent" Disait Faure qui en la matière faisait référence.
Comme Clémenceau, lui du sud, dans le sens du vent dominant, elle a mis le cap à droite.
Plusieurs grands comités d’entreprise du secteur public et du secteur privé, notamment ceux gérés par des élus CGT, sont régulièrement la cible de campagnes mettant en cause leur gestion. Leurs besoins de financement, leurs choix.
C'est surtout leurs interventions dans le débat public sur les choix, les moyens de l'efficacité industrielle et sociale de leur entreprise qui dérange. En plus l'argent qu'ils gèrent échappe aux marchands de sommeil, au marchand de soupes et autres ventilateurs d'illusion via les "chèques machin".
Vous imaginez les "club med" et autres philanthropes de ce genre récuper les droits à exploiter ces instalations. Sans compter le racket des collectivités territoriales qui par convention usent à prix très réduit de ce genre d'instalations pour leurs administrés (les scolaires en particilier)
Qui sont les dérangés ? Ceux qui bradent au privé et ceux qui dans le privé s'insurgent sur tout contrôle des salariés sur la marche des entreprise.
En France on élit le monarque institutionel pour cinq ans mais l'économie reste de droit divin pour le cénacle des grands actionnaires.
Dans l’énergie, le transport ferroviaire et urbain, tout est prétexte à dénigrement des élus sur le thème de la malhonnêteté et de l’incompétence. Les contrôles légitimes auxquels ils sont soumis sont utilisés pour tenter de les discréditer. Les attaques récurrentes sur leur gestion et leur probité sont maintenant prétextes pour réformer en profondeur ces institutions qui échappent au capital. A défaut de les supprimer frontalement ses agents veulent s'en assurer le contrôle.
Aujourd'hui, le "Nouveau Centre" qui est aussi nouveau que feuilles mortes à la Toussaint et d'un centre qui est aussi neutre que Louis XVI était républicain (ou Mitterrand héritier de Jaurès) fonce sabre au clair contre les ordonnances issues du programme du Conseil National de la Résistance mettant en place les Comités d'Entreprise et leurs règles de fonctionnement.
Coïncidence (?), cette excroissance honteuse de l'UMP engage à l'Assemblée l'offensive le même jour où le pouvoir met à disposition des négationnistes les chaines du service public pour tenter de réhabiliter le capitalisme industriel collabo au travers de L Renault.
Ils s'appuyentpour cela sur un rapport qu'ils ont avec la complicité du PS décidé de rendre impubliable. Si le PS l'avait voté, le rapport le devenait, preuve de sa déconnection du monde du travail il n'a même pas consulté les OS pour arrêter sa position permettant au NC de ne pas publier un rapport qui devenait sulfureux pour l'UIMM, le Medef et ses sous marins. Ses auteurs au nom d'un rapport secret (digne du bordereau de l'affaire Dreyfus) veulent imposer aux comités d'entreprises des règles qu'ils refusent d'ordonner au MEDEF pris la main dans le sac, alors que ses fraudes sont avérées et ont été réalisée en piquant dans les richesses produites par les salariés dont ils veulent limiter les droits.
L'argent des CE n'est pas de l'argent public. C'est d'une part du salaire socialisé des travailleurs qui ont la chance de disposer d'une telle structure et ils n'ont de compte à rendre qu'entre eux.
Combien aurait pu s'engraisser un marchand de soupe si c'est lui qui gérait cette prestation ?
Demande-t-on, hors fraude fiscale et querelles d'héritage à la famille Bettencourt de rendre compte de l'usage de richesse que pourtant, elle, n'a jamais produites ? (Remplacer Bettencourt par n'importe quel dirigeant du Cac 40 et leurs comparses officieux, cela s'applique de la même façon).
Souvenons nous que le patronat a disposé de tout temps d'une majorité parlementaire droite et "nouveaux centre", leurs géniteurs, en tête (mais pas exclusifs) pour empêcher la mise en place de structures de ce genre pour tous les salariés. PME et PMI, fonctionnaires n'ont pas de CE.
De quel droit devrait-on imposer de l'extérieur à des salariés de rendre publique la façon dont ils gèrent des budgets qu'ils confient à partir d'élection à la proportionnelle intégrale, des sommes dont ils sont propriétaires alors que les mêmes qui produisent les richesses sont interdits d'accès aux délibérations des comités stratégiques des entreprises mis en places pour être sûr que si un salariés trainait dans le coin il ne pourrait assister à ces débats?
Les patrons de ces entreprises qui engagent leur signatures comme tel dans les CE auquels ils assiste et président sont-il des agents d'un quelconque Kommitern ? Concernant Proglio ou Pepy on n'est pas loin d'un ridicule dont on regrette qu'il ne soit pas homicide pouir ceux qui laisse ainsi acréditer l'idée.
Dassault ou Bettencourt ou Servier, pour construire leur piscine ou acheter une Ile aux Seychelles doivent-ils faire des appels d'offre publics ? Font-ils certifier leurs comptes privés ?
La part non soumises à marchés publics est-il, hors contrôle fiscal, vérifiée ?
Les "fondations qu'ils ont créées avec souvent le concours de Fa# comme avocat (Bettencourt, Servier) et les contournements fiscaux que leur statut organise sont-elles soumises à un réel contrôle publique ?
Les "conseillers" des CCI et autres officines du genre, permanent rétribués à partir de prélèvement dans les caisses des entreprises sont-ils obligés de passer sous les fourches caudines du NC et de "l'UMP- maison mère" pour avoir leur liberté d'action pour colloquer en rond pour casser le code du Travail ?
C'est pour ce "NC" l'occasion avant campagne électorale d'envoyer à Kessler et ses acolytes un signe intéressé "regardez, on vous a entendu, on liquide 45. La campagne électorale coute cher ne nous oubliez pas".
Medef ou UMP ? l'interieur est pour qui ? (et le NC veut sa part)
/image%2F0691883%2F20221120%2Fob_a8eb97_pour-logo-blog.jpg)