Pour donner un vernis démocratique à la volonté d'imposer son projet Zapatayrault lance des concertations tout azimut.
Nous prenons connaissance dans la presse des positions des CCI de Bretagne et de celles des Pays de Loire.
Il est vrai que le cimetière économique et industriel qui jalonne leurs pérégrinations les qualifie pour donner un avis d'avenir pour les deux régions.
Le vieux militant qui a donné sa première carte syndicale à La Canaille disait : "quand un projet est défendu bec et ongle par le taulier il est urgent de regarder comment s'y opposer. Le pourquoi qu'il cache apparaît très vite dans ses arguments.
Il n'avait pas tord l'ancien .

La Preuve :
Notre-Dame-des-Landes. « Voulons-nous la croissance ? »
14 mars 2013 - Réagir à cet article
Les présidents des CCI de Bretagne et des Pays-de-la-Loire ont été entendus, hier, à Nantes, par la « commission de dialogue ». Ils ont plaidé en faveur de l'aéroport de Notre-Dame-des- Landes
(44). Questions à Alain Daher, président de la chambre consulaire bretonne.
Selon une information de début de semaine qu'il a aussitôt démentie, le président de la commission aurait exprimé des
doutes sur l'intérêt économique du projet. Cela vous inquiète-t-il ?
Non, pas du tout. Claude Chéreau a été très clair en précisant que ses incertitudes portaient sur les éléments établissant la réalité des retombées économiques
escomptées. Si elles peuvent être estimées, ces retombées sont naturellement impossibles à chiffrer avec exactitude. En revanche, nous savons évaluer assez précisément ce qu'un renoncement à
l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes
coûterait à l'activité de nos deux régions. Nous avons construit un dossier en ce sens afin de convaincre la commission.
Quelles sont les principales raisons de votre soutien au transfert de l'aéroport de Nantes ?
Le dynamisme démographique de la Bretagne et des Pays-de-la-Loire, leur croissance supérieure à la moyenne, leur attractivité touristique, le nécessaire
développement des entreprises à l'international, tous ces atouts ne peuvent qu'être affaiblis par l'insuffisance de liaisons dont l'Ouest souffre aujourd'hui. L'aéroport de Brest va continuer à se développer mais
Nantes-Atlantique approche de la saturation plus vite que prévu et Nantes est déjà aujourd'hui la moins bien desservie des grandes métropoles régionales. Or, la qualité des liaisons
internationales est le quatrièmefacteur d'attractivité d'un territoire pour y implanter une activité. Surtout dans des régions périphériques comme les nôtres, de plus en plus pénalisées par le
déplacement vers l'est du coeur économique européen.
Avec le président ligérien Bruno Hug de Larauze, vous avez cosigné une motion invitant fermement l'État à respecter les
lois de la République. C'est une interpellation publique inhabituelle de la part d'institutions consulaires.
Oui mais il convient quand même de rappeler que ce projet de transfert a franchi toutes les étapes réglementaires du droit français, qu'il a été porté par toutes
les instances politiques démocratiquement élues, qu'il est soutenu par la quasi-totalité des 250.000 chefs d'entreprise des deux régions. L'impact économique est trop stratégique pour qu'il soit
l'otage de quelques groupuscules altermondialistes très habiles en matière de communication, et par quelques élus changeants ou en mal de notoriété. Voulons-nous la croissance ou la décroissance
? Le véritable enjeu est là.
Les membres de la commission vous ont-ils paru convaincus par votre argumentaire ?
Tous trois ont estimé que cet apport était nécessaire et ont dit avoir apprécié d'auditer des responsables du monde économique. Nous attendons maintenant le rapport
de la commission, prévu pour être rendu à la fin du mois.
L'avant dernier paragraphe de ce poulet est délicieux : les population locales doivent se plier à l'exigence patronale. "et puis d'abord nous on est 250 000" et les autres sont des groupuscules. S'il est si sûr de lui, pourquoi alors ne pas exiger une consultation des populations.
250 000 sur 6.7 millions d'habitants d'après l'Insee mais aussi 1.6 millions de salariés ce qui ferait un patron pour 6.5 salariés ? Il serait curieux de voir comment notre démocrate du tiroir caisse monte la mayonnaise de ses effectifs? Par contre, silence vertueux sur la fabrique de 485 000 chômeurs soit deux chômeurs par taulier en moyenne (chiffres 2012).
Cela dit, par expérience du moment, à voir comment le patronat à l'oreille du gouvernement, le dernier paragraphe de l'interview montre le degré de mobilisation nécessaire à ce que les populations concernées soient effectivement entendues et écoutées
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