Ancre flottante à accrocher à stylo tourmentin pour porter la dérive du syndicalisme d'accompagnement
Une fois encore les donneurs de leçon montent au créneau.
Eux savent, décident et agissent au nom des luttes où ils ne sont pas les plus engagées.
Tels Nota et Chérèque, ancres flottantes au milieu de la tempête, ils signent pour sauver le radeau du patronat et du pouvoir.
Sûr que le 31 au soir Fa# rendra hommage à leur "sens des responsabilités".
Sûr que la presse bien pensente va vanter leur sens des responsabilité.
Sûr que dans l'année les clés de répartitions des fonds dédiés à la formation vont cliqueter.
Que le patronat se précipite sur une prime de 1000 euros pour faire stopper la grève montre à la fois le niveau de sa peur et le celui des réserves accumulées.
Mais sans consulter, ils signent.

Face à l'Everest de la Colère, ils visent le Mont Blanc du stylo et choisissent le parafeur plutôt que le cahier revendicatif :
Plusieurs syndicats d'agents de sûreté aéroportuaire ont signé lundi un accord de sortie de crise après onze jours de grève. Les fédérations FO, CFTC et UNSA du secteur ont décidé d'accepter les propositions du patronat, qui a offert une prime annuelle afin de sortir du conflit, la CFDT devant signer dans la foulée.
"Nous avons pris nos responsabilités, nous avons signé cet accord suite à la demande de très nombreux salariés qui souhaitaient sortir du conflit", a déclaré à l'AFP Erik Biro, secrétaire général de l'UNSA-FMPS. "Nous leur demandons maintenant de reprendre le travail. Grâce à cet accord nous avons fortement limité la casse, même s'il n'a pas atteint les objectifs par rapport à nos revendications initiales", a-t-il poursuivi. M. Biro a aussi déploré "l'atteinte à la grève" faite par le gouvernement en remplacement des grévistes par des forces de l'ordre, ce qui était "inédit" et pose des problèmes juridiques.
"Les négociations étaient bloquées, le patronat a rouvert une fenêtre de négociations, et après consultation de notre base, nous constatons que les propositions sont mieux que rien", a expliqué de son côté Thierry Fressart, de la fédération services CFDT. Des négociations s'ouvriront au premier semestre 2012 pour fixer les modalités de l'augmentation de la prime proposée par le patronat, a-t-il précisé. De son côté, la CGT, non signataire, a fait savoir qu'elle allait "consulter ses bases".
Tant que la ligne de partage passera entre ceux qui signent et ceux qui consultent les grèvistes, La Canaille persistera à dire que la part qui joue la démocratie ouvrière et suyndicale porte l'espoir des luttes et n'est pas dans le tous pourris du chaudron consensuel.
Une fois cela constaté, il faudra bien que ceux qui sont du bon côté en tirent les conséquences sur les pratiques unitaires embrouillardisées par la recherche de l'unité avec ceux qui ne se réveillent que pour mieux se coucher.
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