La Direction de la SNCF a informé ce matin(25/11) les organisations syndicales sur le retard lié à la prochaine échéance des pensions et l'info a été confirmée à la Caisse de Prévoyance et de Retraites.
En effet, fin décembre les retraités ne percevront qu'un 1/3 de leur pension, les 2/3 restants seront versés après le 9/01/2012.
L'argument avancé par la SNCF est la position des banques qui ne veulent plus prêter de l'argent compte tenu de la crise.
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Notons d'abord l'exquise délicatesse du geste. En pleine période d'étrennes, histoire de faire payer aux petits enfants les luttes menées par leurs grands parents.
Gardons un peu la tête froide … Pour protester efficacement.
Il s'agit non pas d'une situation ubuesque mais bien de l'expression d'une spoliation de masse systémique des cheminots actifs et retraités. Cet argent qui va manquer sur nos compte existe et va travailler au bénéfice exclusifs des organismes financiers : 10 jour de placement à leur profit exclusif de la rentabilité des 2/3 de la pension trimestrielle de chaque retraité. Ils nous doivent des agios à virer sur nos comptes.
Rappelons que les retraites sont une part socialisée du salaire et que ne pas les verser dans les conditions prévues n'est qu'un vol manifeste de cette part produite par le travail des cheminots en activité (c'est d'ailleurs en cela qu'il ne s'agit pas de salaire différé). Les sommes extérieures abondant la caisse des retraites ne sont que des compensations liées aux conséquences des décisions de la tutelle de la SNCF en matière d'effectifs qui à coup de sabre ont déséquilibré les comptes du régime.
Les banques, à cause de LEUR crise, refusent d'avancer les fonds des retraites qu'elles récupèrent immédiatement à titre divers dans leur coffre dès versement sur nos comptes et se dépêchent de travailler à leur profit exclusif avec nos retraites.
Ces même banques qui se gavent grassement en intérêt d'emprunt souscrit par la SNCF pour financer ses investissements et développements du fait du désengagement de l'État actionnaire le l'état actionnaire ayant reçu en 2011, au titre de 2010, un confortable dividende d'environ 50 Millions d'€ pour rémunérer des capitaux qu'il n'a jamais investit dans une entreprise qu'il étrangle quand elle lui sert de vache à lait.
Traduction en bon vieux français de la stratégie des banques : "je veux tes sous pour m'en servir mais je refuse d'abonder ton compte parce que mes explorations hasardeuses sur les marchés spéculatifs me mette en difficulté pour te créditer des sommes dont je sais que je vais pouvoir user et même tirer profit sur ton dos".
Les même ne résisteront pas à prélever des agios sur les découverts éventuels liés à ces disparités de dates.
Ces agios ne peuvent en aucun cas retomber sur le budget des retraités.
L'État doit imposer aux banques le respect des mesures contractuelles, les arguments exposé plus haut renforçant pour les banques ces obligations et garantir ces versements.
Le contrat avec la SNCF est clair elle nous doit les retraites en temps et en heure au regard des textes statutaires et réglementaires.
La canaille espère que tous les cheminots retraités qui liront cette page ont signé la pétition que l'UFR CGT des cheminots a mis en circulation pour le maintien du versement trimestriel des pension. L'opération retard de versement ressemble trop à un premier pas pour s'engager dans cette voie que les cheminots massivement rejettent.

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