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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Espagne : l'acteur citoyen face aux tueurs

Publié le 5 Novembre 2012 par canaille le rouge in la culture et les idées

 http://www.lcr-lagauche.be/cm/images/9g.jpg

 

 

 

 

Javier Bardem joue le rôle du génial salaud dans «Skyfall», le dernier James Bond. Internationalement connu travaillant aux USA, il fait parti de ces acteurs citoyens qui n’en oublie pas pour autant d'où ils viennent t la situation politico économique de leur pays.

 

Ses propos sur la crise économique et sociale qui sévit en Espagne ne feront pas que des heureux outre pyrénnées et c'est jubilatoire.


On est assez distancié des flagorneries opportuniste d'un Depardieux quasi coco pour acheter des vignes dans le midi, écolo pour dire pourquoi il vend cher, ultralibéro pour appeler à voter Sarko ou encore d'un Clavier qui tourne ici, mais se goberge de la crise et se fiscalise ailleurs.

 

Déjà présent en juillet à Madrid dans la rue lors de la manifestation contre la politique budgétaire qui frappe le secteur de la culture, pour dénoncer la hausse de la TVA de 8% à... 21% dans le cinéma, Javier Bardem a donné son point de vue sur la crise qui frappe le pays et la politique de rigueur du gouvernement de droite dans un entretien à El Pais, cela à l’occasion de la sortie du nouveau James Bond dans lequel il incarne le "méchant".


 Il y fustige l’actuel gouvernement de droite et sa politique.

 

L’occasion, pour la star internationale, de dire que les "méchants" dans la vraie vie sont très différents de ceux des films de l'agent 007. Et qu'en Espagne, ils sont par exemple responsables des expulsions immobilières...


"Les Lundis au soleil [le film sur le chômage de Fernando Leon, sorti en France en 2003] est encore plus d’actualité aujourd’hui, affirme-t-il dans El Pais, parce qu’il y a des coupes de dingues dans les politiques sociales qui ont demandé tant d’effort et de sacrifices à obtenir : l’éducation, la santé, l’accès à la culture..."

Le plus médiatique des Espagnols

Selon Javier Bardem ( El Païs voulant ainsi prendre quelques distances précisant alors que la famille est historiquement associée politiquement aux luttes du Parti communiste, d'autres média élargissant à antifranquistes -mais on ne prête qu'aux riches-), le taux de chômage, 25% de la population active,"arrange bien" le gouvernement actuel et permet "que les conditions de travail deviennent terribles", une référence à la loi de réforme du marché du travail qui a conduit à une baisse des salaires et imposé une plus grande flexibilité aux travailleurs.

L'acteur critique aussi le fait que le gouvernement veuille "soulager la dette du pays en économisant sur les crayons et les cahiers des collèges". La TVA sur le matériel scolaire est passé de 4% à 21% le 1er septembre. Il dénonce enfin que Madrid choisisse de "sauver les banques au lieu d’aider les personnes hypothéquées et donner un logement digne". Car l’Espagne a demandé une aide de 100 milliards d’euros à Bruxelles afin de recapitaliser le secteur financier, mais a fait bien peu pour empêcher que 350 000 familles ne perdent leur maison depuis le début de la crise.

La voix du plus médiatique des Espagnols s’unit ainsi à celle des "indignés" pour critiquer l’austérité du gouvernement de M. Rajoy. Les déclarations de celui qui était en première ligne des manifestations contre la guerre en Irak, représentant du mouvement de défense du peuple sahraoui devant l’ONU, étaient attendues.


La presse de révérence toujours fieleuse instillant en conclusion :

"Depuis qu’il est parti vivre à Los Angeles et que son nom est associé à celui d’autres acteurs millionnaires d’Hollywood, Javier Bardem est moins présent dans les manifestations. Ceux qui le connaissent expliquent cela par de la "pudeur" vis-à-vis des gens qui souffrent de la crise."


Faut dire que pour la presse aux ordres, cela tranche de tout ces autres qui se taisent ou préférent appeler à soutenir les porte-clefs des coffres qui garantissent le leur depuis leur résidence politico fiscale à Londres, Genève ou Bruxelles.


Mais là ils sont dans l'air d'un temps dont il usent et abusent donc autant se faire discrets.

 

 

 

 

 


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