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L'article de CH. Hoareau Dans Rouges midi.fr [lien] :
Depuis qu’un juge, valet du patronat, a validé le plan de casse de l’emploi du groupe UNILEVER, nous savons tous ici que les patrons n’ont qu’une idée en tête : vider le site de ses salariés et de ses machines.
Ils savent qu’on le sait.
Le 10 avril les salariés ont annoncé publiquement la création d’un comité de surveillance et depuis l’usine a été mise sous la haute protectionde la population pour
mettre en échec le plan de sabordage de la multinationale.
Du coup, la direction, multiplie les manœuvres.
Une des dernières et non des moindres ayant été l’annonce de la vente de l’usine à l’entreprise SIBELL [1]…entreprise qui se déclarait en difficultés financières quelques semaines auparavant : encore un écran de fumée
que la CGT a dissipé.
Sur place le climat se tend du fait des mercenaires aux ordres de la direction et dont le nombre ne cesse de grandir. Ils multiplient les provocations et les obstacles à l’entrée des salariés sur le site. De plus on a vu dans les parages des camions de déménagements industriels venus repérer les lieux…
Hier à 21h ils ont coupé l’électricité au moment où les fralibiens envoyaient leur message quotidien qu’ici, tout le monde de la lutte attend : ça ne fait rien ils ont pu l’envoyer quand même.
Les lettres de licenciement ont commencé à tomber, les fralibiens serrent les dents…et nous avec. On ne lâche rien. Ils ne nous auront pas, l’usine on la gardera.
Depuis jeudi l’alerte est maximum.
En face ils ont l’argent et les mercenaires, nous nous avons le nombre, la solidarité, la motivation et la détermination. Personne ne nous a achetés, on ne se bat pas pour des primes à la
valise ; on se bat pour l’emploi, pour l’avenir des enfants d’ici et c’est bien plus fort que tout.
En face ils n’ont pas compris que leur argent ne peut pas tout et qu’ « un peuple uni
jamais sera vaincu » comme l’ont crié tant d’années les chiliens.
Ici, de La Ciotat au Port, des raffineries à la générale sucrière, et maintenant la SNCM, le Grand conseil de la mutualité et Fralib on en a connu des luttes dures et qui
durent.
Des luttes qui ont tenu et gagné grâce à la solidarité de toutes et tous. _ Des luttes qui ont cimenté tout un département.
Depuis jeudi des messages sont envoyés partout et par tous les moyens que la technique permet, pour dire à chacune et chacun de se tenir prêts à tout moment à monter en courant à l’usine.
Et les réponses n’ont pas tardé. Par dizaines, elles sont revenues à chacun des expéditeurs qui ont relayé l’alerte
des fralibiens et de l’UD CGT.
Tous les messages sont du type de ceux-là :
« Compris je dors avec mon téléphone à côté de mon lit et j’ai prévenu des copains sur Aubagne » (Jean Louis)
« Ils veulent la guerre ? Il y a 20 guerriers avec moi prêts à se battre jour et nuit et à descendre à Gémenos à la moindre alerte »(Kamel)
« Ma santé ne me permet pas de venir mais je relaie » (Hélène) _ « Nimes c’est loin mais si on peut faire quelque chose
dites nous quoi » (Luisa)
« Au cas où, j’appelle tous les élus d’Aubagne » (Barbara)
« Je suis prêt » (Serge).
Nous sommes tous des fralibiens.
Contre le pot de fer du fric, le pot de thé de la lutte vaincra.
Pas un boulon ne sortira d’ici !
Déclaration de l’Union Départementale CGT 13
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