Qui décide de quoi en lieu et place de qui ?
La polémique fait rage : faut-il autoriser sondages et exploitation des gaz de schiste ?
Il s'agit certes d'une vrai question mais la première à poser n'est-elle pas d'abord "qui doit décider et dans quelles conditions?"
Laisser tel ou tel disposant de ce pouvoir décider dans le sens qui me convient ou me contrarie ne fait qu'alimenter une délégation de pouvoir à combattre et encore plus ici à interdire devant le niveau de l'enjeu.
Le peuple n'a pas la compétence pour décider ? De quel droit l'élu, lui, l'aurait-il ? Parce qu'il s'entoure d'expert ? Quelle indépendance ? Comme pour le Médiator et les experts de Servier dans les couloirs des ministères ? Ce qui détermine l'expertise n'est-il pas en l'occurrence la confidentialité des sources de connaissances?
On le voit, sans baisser la garde sur le niveau de mobilisation pour contrer les mauvais coups qui se profilent derrière les recherches du gouvernement à satisfaire les pétroligarchies à la manœuvre, regardons bien ce qui monte dans la société française et occupons nous du matador et du taureau plutôt que de regarder la muleta.
Donc d'abord une réelle information citoyenne, approfondie, contradictoire sur l'état des connaissances, un bilan des expérimentations, leurs risques et leurs éventuels avantages.
A partir de là, définition d'un mandat impératif et révocable au cas de non respect pour ceux qui mettent en oeuvre la décision démocratiquement adoptée. C'est la seule solutio pour se mettre à l'abris des retournement de veste.
Plutôt que de se gargariser d'une démocratie participative ou la masse gère la pénurie pour que l'arc en ciel des élites puisse s'augmenter comme ces jours ci à Bruxelles, dans ce débat, commençons d'exiger le tout pour tous et les miettes, s'il en reste, à ceux qui nous expliquent pourquoi nous sommes trop bêtes pour comprendre.
Ensuite, reste une petite marge à considérer : notre peuple, parce que cartésien (une qualité si elle ne vise pas l'exclusivité), veut sur proposition des partisans des gaz de schiste, que l'on fasse des expérimentations ? Alors d'accord, mais très limitées, à partir d'un état des potentialités connues : La presse nous indique, le ministère et les pétroligarques confirment que le bassin parisien devrait renfermer d'importants gisements d'huile de schiste (100 millions de mètres cubes techniquement exploitables) et le sud de la France, du gaz de schiste (500 milliards de mètres cubes) (sources : Le Monde 22 avril 2011).
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Proposons donc une expérimentation à Neuilly quartier St James ou à la Défense. Pour ne pas gêner les transports en commun forons dans le parc Monceau mais aussi à Monaco, et la Californie de Cannes. Nul doute que la démocratie participative et sa capacité de réactivité locale conduiront à la nécessité d'aller au bout des procédures.
Cela laisse quelques décennies au mouvement populaire et aux générations qui vont le faire vivre pour construire un rapport de forces capable de s'affranchir définitivement du Capital et de tous ses tuteurs.
PS ; Est-ce parce qu'il a annoncé pouvoir autoriser des forages dans sa zone initiale d'élections que Besson a décidé de concourir en 2012 pour l'assemblée nationale au portugal et en Espagne sous les couleurs UMP pour soliciter les voix des français de l'étranger ? Avec les néo fascho réfugiés là bas, les amitié franco-Franco-salazaristes lui souhaitent la bienvenue.
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