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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Italie : les brigades noires de la frousse et du scoop. Rien de neuf

Publié le 7 Juin 2012 par canaille le rouge in Coup de gueule

12-06-07--Figaro-et-incendie-du-Reichstag.JPG

 

C'était il y a trois semaines, une bombe saute devant un lycée et une lycéenne est tuée.


Immédiatement, des deux cotés des Alpes, tout ce que la presse compte de réservoir d'analyse à aider la réaction s'est mis à pisser de la copie :


"Les brigades rouges de retours", "des jeunes anarchistes qui profitent de la crise politique", plus incidieux "voila ou nous mennent ces juges qui attaquent le pouvoir au lieu de le défendre" (sous entendu Berlusconi ou/et les maffia).

 

Bref la déferlente un peu comme chez nous les dérailleurs de TGV qui les aspirent par les caténaires.


Et patatras :

Le "jeune anarchiste" "inspiré des partisans antifascistes"  des années 40 se révèle est un pompiste de 68 balais fâché avec l'administration du dit lycée."Vengeance d'ordre privée écrivent maintenant les mêmes.

Mais calomniez calomniez il en restera toujours quelque chose.

 

La police a placé en état d'arrestation mercredi 6 juin au soir le responsable présumé de l'attentat qui avait tué sur le coup une lycéenne de 16 ans et blessé cinq de ses camarades le 19 mai devant un lycée de Brindisi, provoquant une onde de choc en Italie, ont annoncé les médias italiens. L'homme a été identifié comme étant un certain Giovanni Vantaggiato, âgé de 68 ans, originaire du village de Copertino près de Lecce, qui aurait avoué les faits, a annoncé l'agence ANSA.

Auparavant, les médias avaient indiqué qu'un homme était interrogé depuis plusieurs heures au parquet de Lecce, dans le sud du pays, et que les enquêteurs penchaient pour la piste d'une "vengeance d'ordre privé", aux motifs encore obscurs. M. Vantaggiato serait pompiste ou retraité de cette profession et les enquêteurs ont réuni des éléments "hautement significatifs" à son encontre.

Le suspect aurait été localisé grâce aux images des caméras de surveillance qui auraient filmé à plusieurs reprises sa voiture ainsi que celle d'un membre de sa famille, selon le site internet du journal La Repubblica. Interrogé par des journalistes, le proviseur du lycée Morvillo-Falcone, Angelo Rampino, a jugé pour sa part "impossible que quelqu'un ait pensé faire un geste de ce genre pour menuire d'une manière ou d'une autre". Il a indiqué "ne pas avoir d'ennemi et certainement pas un gérant de station-service".

Lire Une lycéenne tuée dans l'explosion d'une bombe en Italie

Un engin artisanal confectionné avec trois bonbonnes de gaz avait explosé peu avant l'heure de l'entrée en classe, devant le lycée Morvillo-Falcone de Brindisi, causant la mort de Melissa Bassi, 16 ans, et blessant très grièvement cinq de ses camarades. L'explosion mortelle avait choqué profondément l'Italie, ravivant le spectre des attaques terroristes des années de plomb (années 70) ou d'un attentat mafieux en raison du nom du lycée qui est celui de la femme (Francesca Morvillo) du célèbre juge antimafia Giovanni Falcone, tuée avec lui dans un attentat en 1992. Le chef de la police italienne, Antonio Manganelli, avait indiqué mercredi matin que l'attentat "n'avait rien à voir avec la mafia, ni avec les anarchistes".

La chasse à l'homme qui avait démarré après l'attentat avait en effet débouché sur un emballement médiatique et l'audition mouvementée deux jours plus tard d'un premier suspect et de son frère, complètement dédouanés après de longues heures d'interrogatoire. Certains médias avaient été jusqu'à publier l'identité exacte de ces personnes et même leur adresse.

 

http://aupieddelatour.midiblogs.com/media/02/00/3816427595.JPG

 

Ces deux jeunes ne seront jamais que les dégats colatéraux de frappes médiatiques chirurgicales , mal ajustées. 

 

Comme à la pétanque, les snippers du clavier peuvent rater le bouchon. Mais là vous ne trouvez pas qu'une fois de plus ils l'ont poussé un peu loin ?

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