A propos du vrai travail qui débarque en fin de course après la vraie famille qui précède la vraie patrie :
L'héritier auto proclamé de De Gaulle, celui qui a tenté de récupérer Guy Moquet, le même qui voulait Césaire et Jaurès à son tableau de chasse se révèle pour ce qu'il est vraiment ; un enfant de Pétain.
Comme son parrain politique qui au nom de sa charte du travail voulait annexer la journée de lutte des travailleurs, le Troll s'active à annexer le premier mai.
C'est ainsi qu'aujourd'hui il a proposé comme le premier De la Rocque venu appelant à contester le pavé aux salopards en casquette, d'organiser un "très grand rassemblement" autour du "vrai travail". "Le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail, mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille". Pourquoi n'a-t-il pas fêté chaque tranche du million de chômeur supplémentaire, un acquis de son mandat ?
Pour lui le vrai travail c'est la pesée des hippodromes, les tables de poker de ses politiquement incorrects soutiens, les ors du Crillon et les Koblenciens fiscaux. Sa classe ouvrière, ce sont les figurants convoqués, les cadres déguisés et les photographes en tribune mobile comme en Camargue.
Le faux travail c'est celui de l'urgentiste qui explose de surmenage, celui du cheminot écrasé de bruit et de fatigue, coupé en deux en pleine nuit par un train que personne ne lui a annoncé. C'est celui de l'aide ménagère licenciée parce qu'il n'y a plus de budgets sociaux, des enseignant qui craquent devant l'insuffisance de moyens, celui de ceux qui assis devant pôle emploi tricotent la corde pour se pendre ayant appris leur fin de droit.
Non seulement nous ne sommes pas du même monde mais nos échelles de valeur ne cesse de s'écarter. Si on en croit le journal officiel, l'abject qui enfile les bottes de Pétain et rêve de mettre sa milice dans les rues a vu sa richesse personnelle croitre et embellir durant son mandat. C'est banal à Neuilly mais opposé à la réalité du pays. Il n'a fait que mettre au gout du jour un vieux dicton qui vaux théorème ; plus tu piétines et méprises les autres, moins tu as d'honorabilité ; moins tu as d'honorabilité plus tu dois être définitivement chassé.
La Canaille ne sait si les procédures judiciaires en cour parviendront à leur terme. Mais un vœu à faire partager, si le gnome de la rente est un jour condamné, que la moitié au moins de sa peine soit imposé en travaux d'intérêts généraux. Le voir 10h00 par jour vider des bassins dans une maison de retraites le jour pairs, ramasser papiers et détritus laver les graffitis dans le métro les jours impairs, avec un bracelet électronique pour savoir s'il ne cherche pas à partir en Suisse ou au Luxembourg. Le panard !
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