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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Le "fn" ? Nazillon ou pas nazillon ? De Vienne à Solingen via Alger, pour trancher le débat :

Publié le 17 Mars 2012 par canaille le rouge

http://lecridupeuple.files.wordpress.com/2012/02/mlp-danse-avec-des-nazis-c3a0-vienne.jpg

 

Pour éclairer sur le références et les pratiques :

 

Ces éléments sont sortis en 2003 (soit en -4av C-le-R) que "Le Monde.fr" remet en ligne ce weekend.


A l'époque,  ils avaient défrayé la chronique et même fait du bruit dans le landerneau.


Pour entretenir la mémoire voila en ce cinquantième anniversaire de la victoire du peuple algérien de quoi rafaichir les mémoires.

 

 

 

Guerre d'Algérie : le poignard de Le Pen

 

Le Monde.fr | 16.03.2012 à 13h06 • Mis à jour le 17.03.2012 à 17h32

Par Florence Beaugé

 inkedin

 

 

Le poignard de Jean-Marie Le Pen.

 

Au matin du 3 mars 1957, Mohamed Cherif Moulay, 12 ans, découvre un poignard dans le couloir d'entrée de la maison familiale, dans la Casbah d'Alger. Accrochée à une ceinture de couleur kaki, l'arme gît dans un recoin obscur. C'est un oubli des parachutistes français qui ont soumis la nuit précédente son père à "la question". Ahmed Moulay, 42 ans, a été torturé à l'eau et l'électricité, en présence de ses six enfants et de son épouse, avant d'être achevé d'une rafale de mitraillette. Le supplicié a les commissures des lèvres tailladées au couteau. Un communiqué de l'armée annoncera qu'il a été abattu alors qu'il tentait de s'enfuir. Quand il trouve ce poignard, Mohamed Cherif Moulay le cache dans le placard du compteur électrique de l'entrée.

Les parachutistes reviennent à deux reprises, les jours suivants, mettent la maison à sac. Pour rien. L'enfant se tait. Rania Moulay, elle, se rend au commissariat pour porter plainte. On lui dit : "Votre mari est mort au cours d'un règlement de comptes entre fellaghas." Apprenant l'épisode, un père blanc, le père Nicolas, s'indigne et intervient. Les gendarmes finissent par ouvrir une enquête."Pour qu'ils soient obligés d'admettre que ce n'était pas des fellaghas mais des militaires français qui avaient tué mon père, je leur ai donné la ceinture de toile kaki, mais pas le poignard que j'ai détaché de la ceinture et gardé", se souvient Mohamed Cherif Moulay, âgé aujourd'hui de 67 ans. L'enquête n'aboutira jamais.

Le poignard atterrit dans le buffet de la salle à manger des Moulay. Il y restera jusqu'en avril 2003, date à laquelle l'envoyée spéciale du Monde à Alger réussit à le rapporter en France. Cette pièce à conviction sera présentée à la 17e chambre, lors du procès en diffamation intenté par Jean-Marie Le Pen contre Le Monde, le 15 mai suivant.

En acier trempé, long de 25 centimètres et large de 2,5 centimètres, il s'agit d'un couteau du type de ceux qu'utilisaient les Jeunesses hitlériennes, fabriqué par des couteliers allemands de la Ruhr, selon l'enquête menée par le journaliste Sorj Chalandon. La lame porte le nom de J.A. Henckels, fabricant à Solingen. Le manche, en partie recouvert de bakélite noire, est incrusté d'un losange dont l'écusson est tombé dans les années 1970, à force d'avoir été manipulé par les enfants Moulay. Sur le fourreau de ce poignard, on peut lire : J. M. Le Pen, 1erREP.

 

Pour ceux qui pourrait avoir encore des doutes, retardez le fourreau, le rivetage, garde et forme de l'écusson sur un modèle qui se vend sur internet : 

http://www.snn-rdr.ca/rdr/old/avr99/avr99/images/SS.jpg

 

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