Ou quand le vaisseau fantôme croise au large de Terranova
Cette terre neuve qui sent son vieux monde.
Il était une fois un thin tank. Vous savez, ces machins genre boite (tank) à penser (thin) pour les autres, parcekonékonpetent. Un machin qui s'est nommé Terranova.
Ce machin qui est réputé pour être le levier qui sert à tendre la corde de l'arbalète de François Hollande est chargé de fabriquer des idées à partir de son approche de la réalité du pays.
" Terra Nova est un think tank progressiste indépendant ayant pour but de produire et diffuser des solutions politiques innovantes, en France et en Europe."
On est en démocratie, pourquoi pas ?
Mais rapidement, le doute pour qui ça roule et pourquoi ?
Terra nova " veut s’inspirer des réussites et des bonnes pratiques de nos partenaires européens, participer à l’influence intellectuelle de la France en Europe et contribuer à faire émerger une doctrine progressiste européenne."
La Canaille avec quelques doutes devant un outil à penser qui commence par dire que l'antagonisme de classe c'est dépassé, que l'avenir c'est les solidarités et de se préoccuper des minorités pour les fédérer autour se don projet politique. Çà interpelle.
Voila le cadre de leur réflexion.
"En France, comme partout en Europe et en Amérique du Nord, l'électorat de la gauche est en mutation. La coalition historique de la gauche centrée sur la classe ouvrière est en déclin. Une nouvelle coalition émerge : "la France de demain", plus jeune, plus diverse, plus féminisée. Un électorat progressiste sur le plan culturel…. Second mouvement : les ouvriers votent de moins en moins à gauche… Historiquement, la gauche politique porte les valeurs de la classe ouvrière, tant en termes de valeurs socioéconomiques que culturelles. Elle est la porte-parole de ses revendications sociales et de sa vision de l’économie : pouvoir d’achat, salaire minimum, congés payés, sécurité sociale, nationalisation des grandes entreprises, encadrement des prix… Et l’une comme l’autre restent relativement conservatrices sur le plan des mœurs.
Fermez le ban.
Une démonstration sur leur site la classe ouvrière "ne représente plus que 23% de l'électorat " et disent nos cogiteurs, elle n'a pas voté majoritairement pour Jospin. Donc on va aller explorer ailleurs.
C'est du nouveau politique qui sent déjà le rance dès qu'on dévisse le couvercle de la boite.
Histoire de voir vers quoi ça peut tendre, Kikecéti qui s'y trouve ?
Incontournable babu-yaka : Rocard ; ça vous ancre la gauche du machin d'autant que les pousseurs auxiliaires entraîne le navire plutôt vers tribord :
Un associé gérant de la banque Rothschild, des politologues, un parlementaire social libéral recyclé du trotskisme, un des présidents de Publicis, Gilles de Margerie directeur de "Crédit agricole Privat équity" un machin à spéculer et se nourrir de la fameuse dette public (PPP etc.) animateur de la passerelles entre le PS et l'UDF '(les Gracques"), Olivennes directeur d'Europe 1 et du pôle information du groupe Lagardère, Peyrlevade (toujours lui), Geoffroy Roux de Bézieux qui est, excusez du peu, ancien de chez l'Oréal, membre du conseil de surveillance de PSA, nommé par le MEDEF pour prendre la tête de l'UNEDIC. S'y trouve aussi le très libéral commissaire européen Peter Mandelson bref pas beaucoup de syndicaliste même issue de la CES. Au total une bonne soixantaine de bolchéviks de ce genre, embusqués pour traquer le capital. On peut dormir tranquille entre Neuilly et Marne la Coquette, pas de risque de demander l'asile politique à Jersey en 2012.
Ensuite une palanquée d'universitaires de Science po à Dauphine ou l'école des Ponts en passant par Harvard et autres lieux de subversion. Des économistes. Ce qui en soit n'a rien de répréhensif sauf qu'ils ne sont pas connus pour mener le combat contre le capital et ses critères de rentabilité. Ça calme les ardeurs de gauche.
Cela conduit à ce projet là :
"Terra nova propose d'élaborer et de mettre en œuvre des politiques publiques qui répondent à la fois à des besoins individuels et collectifs, atténuent les inégalités sociales et les discriminations entre les sexes, promeuvent la dignité et les capacités d’agir de chacun, soutiennent le développement des solidarités (09-11-2011).
La Canaille a cherché sans succès dans leur projet un truc qui parle de "services publics". Nada. De l'assistanat, du solidaire long comme le bras, de la libération des contraintes pour les entreprises (air connus). Rien sur la politique salariale mais au détour d'un paragraphe :
En cas de fusion, de chômage partiel, ou de restructuration, elle suggère d’assurer, comme pour les accords ARTT dans la loi Aubry II, le primat des accords collectifs faits de concessions mutuelles sur le contrat de travail
Voila qui pilote le programme économique du candidat du PS pour lequel la "gauche" se mobilisera pour le second tour.
Et puis il y a les mécènes et là, photo :


Enfin, la surprise (semie seulement) aura aussi été, guigne sur ce gâteau plus que saumuré de trouver ceci parmi les sites amis [clik-ici] :
Et voui! Les soutiens du contempteur de capitaine de Pédalo se retrouvent à faire ami-ami avec les armateurs du dit capitaine.
Et si on le disait aux électeurs ?
Il se confirme donc qu'il va s'agir de se servir du porteur d'un programme façon Papandréou pour chasser l'insupportable locataire de l'Elysée. Faut-il une preuve supplémentaires qu'il n'y à rien à attendre de cette élection là et que le contenu social dépend exclusivement du rapport de forces que les luttes établiront pour répondre aux exigences populaires ?
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