Bonjour, Me revoilà après cette longue traversée d'un désert d'un blanc informatique quasi immaculé.
Bien sur vous avez reçu une ou deux cartes postales mais ce n'est pas cela qui entretien des liens durables.
De retour, j'escomptais que vous auriez mis à profit mon absence pour changer le monde. Vous m'avez attendu, merci mais comme il y a le feu, fallait pas.
Si le monde n'est pas le même qu'il y a deux mois, il ne s'est pas arrangé, c'est le moins qu'on puisse en dire. J'irai même jusqu'à dire que cela a plus qu'empiré. L'impérialisme devant le peu de riposte à ses premiers coups de pattes a sorti les griffes et les dents. Les liftings à coup de Mirages et de napalm, le botox des marchés ne sait faire qu'une chose : rendre de loin séduisant les vieux beaux décatis
Régression de coivilisation, maintenant le tigre qui n'est pas de papier a repris goût à la chair fraiche et en redemande toujours plus. Et chacun de partir de son côté pour se protéger plutôt que d'appeler à une battue, à sortir les torches pour traquer et mettre l'animal en cage ou le faire disparaitre.
Mieux, ou pire il se trouve dans le camp des gibiers un certains nombre de pleutres et traitres qui désignent des proies à sacrifier et aident à les entraver en croyant qu'ils échapperont au tueur.
Même cause et mêmes conséquences pour les peuples, la faillite économique du système capitaliste qui se réfugie derrière celui, patent, des expériences socialistes pour masquer sa barbarie galopante, produit les mêmes effets.
Perversion absolue de la logique du marchée poussée à l'extrême nous en sommes au point ou ce sont les armes que la société des Hommes a fabriquées qui décident de la liberté et de l'avenir, de la vie, des sociétés humaines et de leurs formes d'organisations sociales culturelles économiques : La Grèce n'obéit pas aux injonctions du marché (en vérité du capital) ? "On" (en vérité le capital et les hommes qui le servent et s'en servent) va la mettre sous tutelle. "On" commence par la Grèce et après à qui le tour?. En français cela veut dire lui retirer tout ses droits de peuple souverain. Logique poussée à son terme de ce droit d'ingérence amené paré d'un sac de riz sur les plages de Somalie en vérité remplis d'armes et de moyens de perversion.
Dernière en date, toutes les officines politiques qui maintenant ont monopolisé les vitrines du paysage politique, ces officines qui ont toute bâti leur puissance d'aujourd'hui sur l'anticommuniste, sur la combat contre le "parti de l'Or de Moscou" jamais trouvée, voient mis au grand jour comment l'argent du capital (volé au travailleurs) celui des états complices (volé à leurs peuples) ont financé du PS au "fn" en passant par toutes la gammes chromatiques du "centre" et des droites, tous ces chevaliers blancs qui se révèlent les topazes de la cinquième République ont été arrosés et généreusement.
Là où la canaille a hermité tout l'été, la parabole du capital de la séduction s'est affichés dans toute sa splendeur : finalement, les algues vertes, les ulves, quand elles sont à leur place ne dérangent en rien, elle sont même comestibles voire gouteuses, mais c'est quand par les disfonctionnements de la société elles deviennent envahissantes au point de se transformer en pollution que les problèmes se posent.

La comparaison devient plus pertinente encore c'est l'accumulation qui rend putride et émet des gaz assassins et enlaidit les côtes.
C'est la démonstration que c'est à la source qu'il faut travailler : il ne s'agit pas de réguler les algues mais de faire que leur prolifération soit rendue impossible par une réorganisation des activités humaines.
De même que l'assèchement de ses mers intérieures a révélé l'échec du modèle soviétique, les algues vertes portent l'échec du mode de production capitaliste. On peut extrapoler à tous les compartiments des activités humaines. Et comme les tenants de ces modes de production ont tenu et tiennent à assurer par tout les moyens la pérennité de leur modèle qui leur donne puissance et enrichissement personnel, voila pourquoi ils décident de disposer des peuples par l'asphyxie économique ou l'agression militaire.
Le monde n'a pas été changé cet été. Mais le sens où l'entraine le capital est plus et mieux visible. Devant l'urgence, laissons les marquis des antichambres débattre des tapisseries de l'Elysée et occupons nous vite de battre une campagne qui, pour être efficace, doit être tout sauf d'abord électorale.
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