Nous aurons bien l'occasion d'y revenir mais déjà cette première approche :
"compte tenu de l'état des marchés en Europe". Le groupe PSA a décidé de réaliser "800 millions d'euros d'économies en 2012", a annoncé la suppression de 6 000 postes, dont 5 000 en France.
Le ministre de l'industrie, Eric Besson, a toutefois affirmé devant l'Assemblée nationale qu'il n'y avait "pas de plan social" de prévu chez PSA Peugeot Citroën.
La presse et les agences de ce 15 novembre)
Pensez donc, 5000 postes. Le gouvernement n'y trouve rien à redire. Normal c'est la logique du suystème, circulez il n'y a rien voir.
Pour aider à y voir clair :
Le tract de la CGT PSA que fait circuler El Diablo (merci à lui) :
Tract de la CGT PSA Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis):
Au comité de groupe du 26 octobre 2011, la direction a annoncé un nouveau plan de suppression d’emplois en Europe. Cela vient confirmer les révélations sur le plan de secret de Varin pour fermer Aulnay, Sevelnord et Madrid.
- 1000 emplois CDI de production.
- 2500 emplois CDI hors production, principalement les bureaux d’études.
- 2500 emplois de prestataires BEX (bureaux d’études extérieurs).
- 800 emplois intérimaires avant la fin 2011, le chiffre 2012 n’est pas communiqué.
- 6800 emplois seraient rayés de la carte : L’équivalent de 2 usines de la taille d’Aulnay !
Les arguments de la direction sont toujours les mêmes : la compétitivité et la rentabilité. Alors que le chiffre d’affaire de PSA du 3ème trimestre est en hausse de 3,5 %.
Et de 7,7 % depuis de début de l’année par rapport au record de 2010 !
Pour la branche Automobile l’augmentation est de 4,4 % depuis janvier, malgré les 45 000 véhicules perdus en septembre (du fait que PSA avait imposé à son fournisseur de vis Agrati de se réorganiser en licenciant).
De toute manière, même si du fait des crises financière à répétition, le marché venait à reculer, il faudrait prendre sur les profits accumulés de PSA pour maintenir l’emploi.
Xavier Bertrand le ministre du travail, après Besson, Fillon, Sarkozy, y a été de son petit commentaire sur France Inter « l’emploi ne doit pas être une variable d’ajustement pour PSA ». Très bien et après ? Les déclarations du gouvernement doivent être suivies de fait. Et c’est à nous d’exiger qu’ils s’engagent au minimum par écrit dans un accord sur l’arrêt des licenciements et sur la non fermeture des usines !
Le 15 novembre 2011 : Comité Central d’Etablissement à Paris
Le 15 novembre la direction convoque un CCE extraordinaire sur ce plan de suppression d’emplois. Il se tiendra à Paris avenue de la Grande Armée.
Nous devrons exiger : l’arrêt de cette hémorragie des emplois ; l’embauche en fixe les 10 000 intérimaires sur le groupe, dont 350 à Aulnay ; la répartition du travail sur toutes les usines sans aucune fermeture.
E xigeons des garanties sur Aulnay
Discutons entre tous les salariés, ouvriers, professionnel, ETAM pour déterminer la meilleure manière d’obtenir la garantie écrite des emplois au-delà de 2014
Le 7 novembre 2011
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