Cela pourrait presque commencer comme un comptine de gosse :
Lombard et Bailli sont sur un bateau, Lombard tombe à l'éeau , qu'est-ce qui reste ?
ceci
"Mon diagnostic, c'est qu'il n'y a pas de malaise à La Poste, mais que certains postiers sont en difficulté quand se combinent, à l'occasion de situations de réorganisation, des échecs professionnels et des fragilités personnelles. Le taux de suicides chez nous est en fait inférieur au reste de la population. [...] Nous passons d'une expression revendicatrice sous des formes collectives, structurées, au fait divers par amalgame jouant sur l'émotion et la médiatisation. Ce sur quoi misent, en particulier, les gens [du syndicat] SUD, qui montent en épingle tel ou tel épisode strictement personnel."
Jean-Paul Bailly
Cette citation est tirée d'un bouquin d'Hervé Hamon. Elle a mis toute la galaxie postale en colère. Même ceux qui mangent dans la même marmite que Bailly ont trouvé des accents que leur pretaiuques aux quotidiens ne laissaient pas prévoir.
Faut dire qu'il fait fort le bonhomme : Ce n'est pas le chauffard qui tue mais "cet idiot de piéton qui ne s'est pas retiré à temps" voila en substance l'argumentation de Bailly.
Inutile de dire que les postiers devant de tels propos sont remontés comme des coucous au point qu'un porte parole de la Poste a déclaré (le dit Bailly semble plus à l'aise pour augmenter les salaires de son état major lui compris que pour faire acte de courage à venir s'expliquer lui même ) :
"Jean-Paul Bailly a rencontré Hervé Hamon il y a plus d'un an" et relève que "certains passages de cet ouvrage comportent des phrases raccourcies ou synthétisées qui ne rendent pas compte de l'équilibre du propos". "Si une part de cette retranscription a puheurter un seul postier, Jean-Paul Bailly le regrette profondément, d'autant qu'il est lui-même heurté par certains passages qui ne correspondent pas à ses valeurs", ajoute l'entreprise.
"Il y a une catastrophe humaine qui se développe à La Poste aujourd'hui. Il y a des postiers et des postières qui sont en souffrance incroyable. Il faut trouver des solutions" a déclaré le 26 mars à l'AFP Bernard Dupin, représentant de la CGT, premier syndicat de l'entreprise.
Un rapport avait été commande à P Kaspar pour mesurer l'état réel du malaise. Solliciter cet ancien dirigeant de la CFDT sur un sujet comme celui là revient à demander à Notat son avis sur l'age du droit à partir en retraite ou à Chérèque des conseils sur l'avenir de la sidérurgie lorraine. La Poste rappelle que les recommandations issues du "grand dialogue" et du rapport Kaspar "ont été intégrées dans un accord social relatif à la qualité de vie au travail. un texte signé signé en janvier dernier par les syndicats FO, CFDT, CGC/UNSA, CFTC".qui a eux tous ne représentent pas un tiers du pesonnel.
Reste la question qui ne se pose pas qu'à la poste : quand les travailleurs concernés, outre d'exiger une réorientation des politiques publiques en matières d'emplois et de conditions de travail, iront exiger des comptes aux responsables politiques qui ont conforté ces dirigeants mis en place aux temps d'hier pour que sans freins ni états d'âmes ils puissent impunément poursuivre aujourd'hui.
Là est la clé.
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