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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

Melanchus et Cincinnatus

Publié le 23 Mai 2011 par canaille le rouge in L'Utopie - çà se construit.

Trouvé ce texte de Michel Naudy qui fut journaliste à l'Huma en un temps où le quotidien s'affichait fièrement comme communiste.

Une approche personnelle dont La Canaille partage particulièrement la chute. 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a4/Cincinnatus_statue.jpg/280px-Cincinnatus_statue.jpg

 

Mélenchon, la charrue et la calculette

 

Vendredi 20 mai 2011 
par  Michel Naudy 

Depuis la mise en détention de M. Strauss-Kahn, M. Mélenchon est inquiet.

Non pas du symptôme nauséabond que constitue cet épisode, ultime conséquence malodorante du mode de reproduction du pouvoir qui se croit tout permis même en ses alcôves.

Non, Mélenchon a peur des conséquences de cette farce tragique pour la rente électorale qu’il espère se constituer l’année prochaine. En effet, afin de se tailler un strapontin médiatique destiné à s’imposer face à un candidat communiste aussi improbable que fantomatique, Mélenchon s’était fait une spécialité dans la virulence antistrausskahnienne.

Mais Strauss-Kahn s’absentant pour cause de délit présumé de braguette, notre Mélenchon, privé de punching-ball, se trouve tout désorienté.

Plus s’adversaire, plus de match...

D’autant qu’il n’a pas vu venir l’opération Marine Le Pen dénoncée par Le Kanal au début de ce mois : transformer le vote de « gauche » du premier tour en barrage de papier contre un danger fasciste fantasmé.

L’avance sondagière de Strauss-Kahn rendait certes l’opération difficile, mais l’effacement de ce dernier derrière les murs d’une prison new-yorkaise, peut désormais donner un tour plus plausible à l’affaire.

Et la crainte de voir les électeurs mélenchonistes potentiels rejoindre, dès le premier tour, les rangs apeurés des Aubrystes ou des Hollandais devient d’un coup plus crédible.

S’emparant donc d’un propos pour le moins ambigu de la responsable du PCF aux élections, une certaine Benoit, selon laquelle « s’il était annoncé assez fort, avec évidence dans les sondages, que la gauche ne devait pas passer au deuxième tour, nous prendrions nos responsabilités », Mélenchon s’affole.

Alors même que la disparition du petit facteur guévariste lui avait redonné des couleurs, s’ouvrirait désormais la perspective d’un « front antifasciste » qui aurait pour principale conséquence son propre effacement ...

Catastrophe ! Voilà donc notre bateleur reparti au combat pour expliquer que son désaccord est avec TOUS les candidats socialistes déclarés ou à venir.

L’ancien ministre socialiste ne supportera pas plus antisocialiste que lui, qu’on se le dise !

Question de matelas électoral espéré, comme de bien entendu. L’un de ses porte-serviette a d’ailleurs vendu la mèche aussitôt en assurant d’un ton martial : « nous sommes seuls capables d’aller chercher un électorat que les socialistes ne sont plus en mesure de trouver ».

Mais pour en faire quoi, Monsieur ?

Pour le servir gratos au deuxième tour au candidat socialiste arrivé en tête ?

Pour quelques avantages clandestins négociés sous la table ?

Pour un poste de ministre ou deux en cas de « victoire » ?

Chut... Le bon peuple n’en sera informé qu’en temps et en heure. Autant dire trop tard.

En vérité et pour ne pas désespérer de tout, le seul candidat que les vrais républicains pourraient soutenir serait celui qui annoncerait que la SEULE mesure qu’il prendrait dès le lendemain de son élection serait de tenter de conférer à la future Assemblée Nationale le statut de Constituante et de démissionner aussitôt.

Élire, en somme, un président dont l’unique programme serait de supprimer la présidence.


Hélas, Mélenchon n’est pas Cincinnatus.

Il ne retournera pas à sa charrue, il préfère penser avec une calculette.


http://www.cincinnativiews.net/images-2/Cincinnatus.jpg 

 

 

Pour celle et ceux qui ne capte pas TV Rome-antique en clair :

L'histoire de Lucius Cincinnatus mérite détour et rappels.

Puisons dans les dico pour nous égayer un peu et regarder combiens les mœurs politiques d'alors sont si brutaux par rapport à la si policée politique de nos états modernes (toute approche ou ressemblance avec l'histoire contemporaine ou l'actualité ne peut être que pure coïncidence):

Vers  460 avant l'an 0 (?), Rome est tiraillée entre différentes factions rivales et confrontée à une révolte d'esclaves. Une armée composée dit –on "d'esclaves et de va-nus-pieds bannis de la cité" (déjà la banlieue) conduits par Appius Herdonius, un Sabin, banlieusard de l'époque a réussi à prendre le Capitole par surprise.

Une délégation de patriciens vient prier Lucius Cincinnatus, "réputé pour son courage et sa sagesse" d'accéder au consulat. Cincinnatus, une sorte de gentlemen farmer genre dirigeant de la FNSEA plutôt que paysan lot et garonnais du MODEF refuse cette nomination. S'il accepte de quitter sa vie paisible et son domaine, ce sera uniquement pour tenter de "sauver la République guettée par la guerre civile et l'anarchie" (pas nouveau l'argument).

Pour commencer, il exige une trêve immédiate entre les groupes armés du parti patricien et les bandes plébéiennes. Ayant réussi à rétablir provisoirement "l'ordre et la discipline".

Cincinnatus refuse obstinément les honneurs et le pouvoir qu'on lui propose, et retourne à sa charrue. 

 

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A
<br /> <br /> http://www.lepartidegauche.fr/le-parti-de-gauche/53-ils-soutiennent-le-pg/194-michel-naudy-va-ten-gauche<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> LIT CELA.    AMITIES BERNARD<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> <br /> Comme je l'ai écrit à un autre camarade, C'est la conclusion de son papier qui m'a fait le reprendre. Elle renvoie à la proposition de G Séguy sur la VI République.  Ensuite, il y a ce lien<br /> que tu me passes qui m'oblige à constater combien la déserrance devient une constante à laquelle je m'efforce d'échapper.<br /> <br /> <br /> Je crois que beaucouo de ceux qui écrivent,  surtout quand leur plume est l'essentiel de leur expérience militante, sont en recherche soit de justification de choix antérieurs ou ...à venir,<br /> soit d'expression d'indignation qu'on ne les reconnaisse pas à la juste valeur où ils décident de se situer.<br /> <br /> <br /> Balzac pour réactionnaire qu'il fut a fait une des plus belle peinture marxiste de la société française. Naudy, qui n'est pas Balzac dit des choses qui dans un moment donné interpellent même si<br /> la question reste mieux calée que l'est le questionneur.<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> <br /> Le problème de l'article de Naudy, c'est que c'est une charge contre Mélenchon (tribun, populiste etc...). C'est dans le droit fil des journaleux de la presse bien pensante qui cartonne la gauche<br /> radicale dès que celle-ci l'ouvre un peu trop. Demain ce sera contre un(e) autre avec des arguments éculés sans liens avec la vie des gens. Je lui conseille de lire le blog de Mélenchon comme<br /> celui de Clémentine Autain par exemple ou de bien d'autres (les économistes attérés...), de consulter les sites des partis et associations (PCF, PG, FASE, NPA, LO, Verts et rouges, rouges<br /> vifs...) mais aussi ceux d'un tas de militants plus ou moins en réseau (comme le tien) qui recherchent une nouvelle voie, une nouvelle perspective, un nouveau projet qui reposent sur le peuple et<br /> sur la démocratie.<br /> <br /> <br /> Pour l'instant personnellement cette nouvelle voie n'existe pas au sein de la gauche radicale toujours bloquée par la structuration de (micro)partis nombrilistes qui empêche le mouvement<br /> populaire d'évoluer. Mais il y a potentiellement 15% d'électeurs (de l'extrème-gauche à la gauche radicale) hors mouvement écologiste EE-les Verts) et le potentiel existant sur la gauche du PS<br /> (je ne parle pas de l'appareil du parti, des notables et permanents...mais du peuple de gauche). Un de ces jours, ce peuple va se prendre en main je l'espère et faire exploser ce carcan.<br /> <br /> <br /> Nous avons tous ceux là à rassembler pour peser non seulement face à l'Ump et PS mais aussi face au Centre (Modem, Borloo) et à l'extrème-droite.<br /> <br /> <br /> Nous avons à créer du neuf, de l'espoir à gauche.<br /> <br /> <br /> Je te rejoins sur ton positionnement de la présidentielle et les dégâts causés sur la vie politique, la démocratie, l'intervention populaire. Il suffit de voir le ras le bol face aux évènements<br /> actuels. Mais je n'ai aucune illusion pour l'instant sur cet aspect. Je dirais même que je crains  plutôt un renforcement du présidentialisme autoritaire et totalitaire pour les années<br /> futures qu'il soit ump ou ps.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> <br /> Quel est l'objectif de cet article dont je partage absolument pas la ligne?<br /> <br /> <br /> Démolir Mélenchon  parce que ancien socialiste ? parce qu'un peu déstabilisé par lés évènements qui nous tombent dessus -franchement est-il le seul- ?<br /> <br /> <br /> Demain ce sera le tour du PCF à partir de la déclaration de Benoît - pas de fumée sans feu...-? et le PCF n'a-t-il pas d'arrières-pensées électoraliste pour conserver ses députés et une partie de<br /> son financement ?<br /> <br /> <br /> Puis démolir le Front de Gauche ? Même si celui-ci tourne au bras de fer entre direction du PCF et direction de Parti de Gauche, qu'il est inaudible sur la scène médiatique ? Mélechon était le<br /> seul à s'être fait une petite lucarne alors même que les autres politiques et journaleux le caillaissaient allègrement à coups tordus et de populisme...<br /> <br /> <br /> Vous en voyez vous d'autres personnalités du Front de Gauche à la télé?<br /> <br /> <br /> Dans cet article il n'y a rien de positif, de constructif.<br /> <br /> <br /> Je le trouve même malsain car ne reposant sur rien.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Désolé.<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> <br /> La question de Naudy, que je partage est la place de l'élection présidentielle qui est un piège miroir aux allouettes pour éviter que le mouvement populaire ne se pose la question de<br /> l'alternative.<br /> <br /> <br /> C'est bien pour cela que je dis en partager la conclusion (et pas l'ensemble).<br /> <br /> <br /> Il est hors de question pour moi de mimisser dans le débats des candidatures au sein du PCF ou entre celui ci et le PG.<br /> <br /> <br /> Juste un avis : la fonction tribunicienne (porter la parole ) n'est pas le coportement de tribun. Et en cela la façon dont Mélanchon bat les estrades me déplait autant que celle dont Laurent est<br /> "ailleurs", tout comme l'idée de primaire pour choisir qui portera les couleurs d'un programme (qui à ce qu'il parait est commun aux socialistes) participe à cette politique hors sol, coupé des<br /> préoccupations populaires. C'est dcela qui fait le jeux de l'extrême droite.<br /> <br /> <br /> Ce que je note aussi c'est que l'analyse de 1963 sur la nature de l'élection présidentiele comme outil de bipolarisation et de sidération du mouvement populaire reste pertinente. Et c'est là de<br /> mon point de vue qu'il faut porter les efforts. <br /> <br /> <br /> En cela, je partage l'appel de G Séguy en 2007 pour une VI eme république et approuve l'appel des résistants lors du rassemblement des Glières.<br /> <br /> <br /> Positions qui ne sont pas celles avancées par Naudy mais qui rejoignent sa conclusion.<br /> <br /> <br /> <br />