merci à patou pour son coup de patte.J'aurai l'occasion de vous en reparler
La fédération CGT des cheminots vient de faire connaitre son opposition aux conclusions au rapport Grignon du nom du sénateur volontaire chargé de pousser les feux du dépeçage du transport ferroviaire régional TER). Nous allons avoir l'occasion de revenir sur cette question à plusieurs reprises.
Cette première approche juste pour faire une sorte d'état des lieux et comme dans tout évènement grave demandant étude de vérifier l'arbre des causes.
Est-ce un hasard si ce responsable UMP est issu de la seule région restée politiquement dans le Giron de Fa#? On mesurera là encore le respect des valeurs démocratiques de la part de la coterie au pouvoir.
-Éclairage sur "la très ultra libérale position" du comité stratégique de la SNCF par la voix de Guillaume III
- Un petit rappel sur les débats autour de la loi SRU qui a mis en place la régionalisation.
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La presse à fait état d'un positionnement intéressant de Jacques AUXIETTE - Président de la région des Pays de la Loire et de la commission transports de l'Association des régions de France. Son texte est là=>[ link].
Avant de lire ce que celui qui maintenant est l'officielle tête de pont du libéralisme à la tête de la SNCF, observons qu'il avait le moyen de s'appuyer sur la volonté de l'unanimité moins une des régions de s'opposer aux préconisations du rapport Grignon. Pepy aurait pu s'appuyer sur cette déclaration, il ne le fait pas.
Pourquoi l'ancien chef de cabinet de Martine Aubry le ferait-il puisque sont ex patronne vient bien de déclarer que Christine Lagarde ferait une excellente présidente du FMI ? L'exemple vient de haut. Voila ce que le Guillaume III du 21ème siècle a déclaré à Nice Matin le 21 mai : "ok pour la libéralisation à fond les manettes" :
Q de Nice Matin : Le rapport du sénateur Grignon
préconise la mise en concurrence des réseaux TER. Est-ce souhaitable ?
C’est un bon rapport qui propose une ouverture progressive, raisonnable et régulée à la concurrence. Le rapport préconise un équilibre afin qu’elle profite aux usagers, aux conseils
régionaux qui financent le TER et qu’elle ne se traduise pas par un dumping social dont les cheminots seraient les victimes. Il met les questions sociales au cœur de ce projet. Il faudra de toute
façon une loi pour qu’elle se réalise.
Q de Nice Matin : La mise en concurrence ne risque-t-elle pas de fragiliser la position de la
SNCF ?
Bien au contraire. La SNCF n’est pas une pauvre petite fleur de serre fragile qui doit être protégée! Elle est le numéro 2 mondial du transport public de proximité, n°1 mondial pour la très
grande vitesse, et n° 4 en Europe pour les transports de fret! Nous sommes un grand groupe français de service de transport d’ambition mondiale. Nous abordons la concurrence avec l’intention de
gagner des marchés. La SNCF doit saisir les opportunités et croire en elle-même et en ses atouts que beaucoup nous envient.
Q de Nice Matin : Quels types d’opportunités peut-elle saisir?
Ces dernières années, la SNCF a remporté des victoires considérables. Elle est le premier exploitant mondial de tramway par la longueur des lignes, le deuxième opérateur de vélos en
libre-service de France, l’un des premiers exploitants de train en Grande-Bretagne en partenariat avec des entreprises anglaises... Nous venons de remporter le TGV au Maroc avec nos collègues
d’Alstom, nous sommes en compétition en Arabie Saoudite et nous faisons des trafics de fret entre la France et la Russie pour l’automobile, nous convoyons en train, plutôt qu’en camions, les
Dacia de Roumanie en France. Nous avons saisi toutes les opportunités ces dernières années. Nous sommes sur un marché, le transport public, qui est extrêmement porteur : c’est une chance
incroyable!
Il est évident que face à cette offensive où le général Pepy, à défaut de taxis de la Marne va monter au front à vélo, pour être sûr d'arriver essoufflé et en retard à l'image de ce qu'il a en conscience mis en place pour casser le transport des marchandises, l'union des cheminots et des usagers va être décisive.
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L'expérience des retraites conduit à être plus que vigilent pour ne pas de nouveau voir surgir un Ducatel[1] du stylo. Pour l'instant l'opposition massive des cheminots tient à distance les velléités d'éventuel signataire mais plus que jamais c'est bien le fond de l'exigence d'un service public unique et intégré du transport ferroviaire qui doit rassembler cheminots et usager.
Cela étant la déclaration de J Auxiette renvois à un autre débat : celui des conditions de la régionalisation du Transport ferroviaire qui permet les agressions subit aujourd'hui.
Outil d'aménagement du territoire et réponses à des exigences sociales des populations portées par de multiples luttes locales régionales voir interrégionales, un projet ambitieux aurait pu voir le jour.
La CGT avait fait des propositions argumentées, structurés et portant une cohérence de maillage des territoires qui tournaient autour de la pétition unitaire qui a lancé en grand le mot d'ordre "le Service publique appartient à la nation". Elle sera le détonateur de la grève de 95 où les ordonnances Juppé sur la protection sociale viendront ajouter huile et oxygène pour alimenter des braseros que la casse de la SNCF allumait.
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Cela ne sera pas pour rien dans la défaite de la droite et l'arrivée de la gauche aux affaires en 97.
Gauche qui, Gayssot en tête, s'empressera de ne pas supprimer RFF malgré les engagements écrits, et de mettre dans la loi SRU (qui ne parle pas que des HLM) les éléments permettant l'accès des tiers au réseau que la Directive 91 440 n'impose pas (et Auxiette rappelle qu'il est toujours possible de faire autrement). Tout comme, et c'est de sa responsabilité propre, le JO en témoigne dans ces comptes rendus, Gayssot organisera l'éclatement du statut de la RATP en séparant l'activité en Île de France dont ses charges d'exploitation et laissant un déploiement à l'international hors du champ de l'entreprise publique RATP. Les patrons étant singulièrement épargnés alors qu'ils sont les principaux bénéficiaires réels du service public et cause principale des dysfonctionnements par les localisations d'activités, la mobilité contrainte et la flexibilité de l'emploi érigées en dogme.
A la SNCF, Cela va permettre de pousser à la mise en concurrence des établissements du matériel, à briser par les tarifications l'égalité de traitement en tout point du territoire et permettre à Pepy de pousser les feux pour rompre la continuité territoriale ainsi que d'autonomiser le trafic TGV du reste des activités ferroviaires
Pire la loi SRU permettra de suppléer au désengagement de l'État en matière de matériel et même de faire financer les infrastructures par les finances régionales.
Aujourd'hui nous payons au prix fort les renoncements de la gauche d'hier. La droite s'est engouffrée dans la brèche : Véolia qui avec son complice Suez épongent ensemble aussi le marché de l'eau potable, sont à la manœuvre pour pomper les recettes du TER. Véolia dont le patron plus que proche de Fa#, avait son rond de serviette à la fête de l'Huma pour y parler du service public. Expert, Fa# l'a envoyé depuis casser EDF.
La "gauche" ayant aussi la privatisation de FT à son palmarès leur a offert le tout sur un plateau de chômage décoré d'une guirlande de suicidés. Elle ne nous dit pas demain vouloir colmater ni revenir vers l'unicité de la SNCF et du transport ferroviaire. Les Ducatel se trouvent à tout niveau.
[1] Durant la Commune, nom de celui qui piqueur des Ponts et Chaussées, a ouvert la poterne du bastion 64, entre la Porte d'Auteuil barricadée et la porte de Saint-Cloud au Versaillais de Mac Mahon qui commencent immédiatement les fusillades. Cela marque ainsi le début de la répression et des massacres.
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