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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

NOTRE ENNEMI TRÈS CHER :

Publié le 22 Mars 2011 par canaille le rouge in Mensonge d'état

http://www.lavoixdunord.fr/stories/thumb250x00/mediastore/VDN/A2009/M11/relancee-l-usine-d-armement-vise-desorm-126853.jpg

H.Morin visitant en 2009 les stocks de mort à l'export

 

La Canaille ne résiste pas au plaisir de vous passer cet article qui éclaire d'un jour assez exotique les pratiques diplomatico-commerciales de ceux qui se présentent comme représentant politique de la France.

 

Octobre 2010, tandis qu'ici le peuple se bat contre les objectifs du pouvoir de livrer au capital clé en main un marché de la protection social réservé aux moins pauvres, les missi dominici du pouvoir et du CAC40 réunis démarchent pour des missiles à domicile et des centrales nucléaires clef en main sans compter des palettes de lacrymo, des fagots de tonfa et autres jouets pour visiter les crèches.

 

A qui ? à ceux que Fa# dénonce comme d'ignobles dictateur si peu recommandables que quand ils viennent à Paris, il les garde dans son jardin pour protéger le pays.

 

En gros regarde mon stylo je suis VRP, regarde mon Calot je suis bombardier.

 

Quand le rôle de ministre n'est plus de porter la parole d'un état souverain porteur de son histoire et de ces choix, il devient le commercial des copains du Cac40.

 

Bolloré ici, Total là, un peu d'EADS, quelques containers de LVMH pour entretenir l'amitié, du Dassault à gogo. Bouygues est là avec ses arguments en béton : abri antiaérien pour dictateur, Bref, tous le virés de Tunisie, le à exproprier d'ici sont dans les parapheurs des titulaires des maroquins.

 

Que l'Oréal attende patiemment, avec les dégâts collatéraux, le marché des cosmétiques va …exploser pour masquer les balafres et cicatrices.

 

Des fois, ça fait désordre. La preuve par Aréva et les mécanos financiers des centrales nucléaires :

 

 

MONDE 21/03/2011 À 19H12

Fin 2010, la France voulait toujours vendre du nucléaire à la Libye

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Par QUENTIN GIRARD

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Le ministre de l'économie et du commerce libyen, Mohammad Alahoij, et l'ancien ministre de l'industrie, Christian Estrosi, le 21 octobre 2010. (AFP)

 

Le 21 octobre 2010, il y a exactement cinq mois, Christian Estrosi, alors ministre de l’Industrie, s’est rendu en Libye. Au contraire d’Henri Guaino qui a passé, selon sa version, le nouvel an chez un ami diplomate, la visite de l’actuel maire de Nice était très officielle.

A l’issue de sa rencontre avec le ministre de l’industrie et des transports libyen, un accord de partenariat commercial a été signé entre les deux pays. Comme le précise la dépêche de l’agence Reuters de l’époque, selon Christian Estrosi, cela devait «conduire à une coopération stratégique dans les domaines du transport, de la santé, de la construction, des hydrocarbures et de l'énergie nucléaire civile». Joint par Libération.fr, le prédécesseur d’Eric Besson confirme qu’il était bien en Libye ce jour-là, pour principalement, selon lui, «livrer un Airbus à la compagnie Air Libya, avec une délégation de représentants de grandes entreprises françaises, notamment de Suez environnement, Thales, GDF-Suez, Airbus».

Pour le nucléaire, l’objectif pour la France est alors d’entamer des négociations préalables à une coopération. Cinq mois plus tard, Christian Estrosi insiste sur l’idée que «ce n’était qu’une étude. Nos groupes français étaient en concurrence avec d’autres grands groupes étrangers.»

A l’époque, avant les révoltes dans le monde arabe, la guerre contre la Libye et l’accident de la centrale de Fukushima, ce n’est pas très surprenant et l'information passe plutôt inaperçue. Déjà, en 2007, Areva et l’Etat français avaient tenté de vendre un réacteur nucléaire, ayant pour but, officiellement, de dessaliniser de l’eau de mer pour produire de l’eau potable. Une situation qu’avait dénoncée le site Bakchich.info, pour qui c’était la porte ouverte à «des projets de développement liés à l’utilisation pacifique de l’énergie atomique», citant le mémorandum de la réunion entre les deux pays.

Vendre des centrales, même à des dictateurs

Surtout, lors de son audition par la Commission d’enquête sur les conditions de libération des infirmières bulgares en novembre 2007, Anne Lauvergeon, présidente d’Areva, précise que l’EPR qui pourrait être vendu à la Libye ne serait pas du «tout, du tout, du tout» seulement destiné à la dessalinisation de l’eau, mais également à la production d’électricité.

«Personne n’imagine trop une centrale nucléaire totalement dédiée à la dessalinisation. D’abord il y a des besoins d’électricité qui sont tels que ce ne serait pas véritablement optimal. Par contre, avoir un système où une partie de la production est utilisée en dessalinisation et une partie en production d’électricité pour le pays, ça c’est un modèle sur lequel nous discutons avec d’autres pays de la région», explique-elle alors, cité par Bakchich.

Pour Christian Estrosi, «l’étude» lancée en octobre dernier ne visait pas cette fois-ci un EPR, mais un réacteur «de petite dimension». Au regard des évènements actuels, le fait d’y être allé ne le dérange pas, insistant sur l’idée que c’était du nucléaire civil: «Lorsque j’étais ministre, le gouvernement m’a envoyé en Irak, en Libye, en Egypte ou en Tunise pour faire le boulot et soutenir les emplois français. Nous sommes en concurrence avec de nombreux pays, et il valait mieux que cela soit des emplois français créés plutôt que des emplois coréens.» Surtout, insiste-t-il, après l’échec de la vente de réacteurs EPR à Abu Dhabi.

La situation actuelle à Fukushima montre toutefois que le nucléaire civil n’est pas non plus sans danger. Pour l’ancien ministre de l’industrie, c’est «un autre débat, puisque la centrale japonaise est sur une zone sismique et qu’il fallait sans doute mieux évaluer les risques». Sauf que les tremblements de terre ne sont pas les seuls risques. Confier du nucléaire, même civil, à un dictateur prêt à tout pour garder le pouvoir et, plus largement, vendre des centrales à des pays très instables, touchés par des guerres, peut légitimement inquiéter.

Sur ce point particulier, Christian Estrosi préfère éluder. Il estime ainsi qu’il «n’est plus ministre de l’Industrie. Je ne suis ni un ingénieur, ni un géologue, ni un scientifique. Il y a des gens qualifiés, à EDF ou GDF Suez notamment, c’est à eux de faire des études pour évaluer les questions de sécurité et les risques».

Une ‘real-politik’ économique qui le pousse à déjà envisager l’après-Kadhafi. «Il n’est pas dit d’ailleurs qu’il faille s‘interdire de travailler avec le prochain régime en place en souhaitant qu’il ait des valeurs plus proches de celles de la France que Monsieur Kadhafi», explique-t-il, précisant qu'il «n'a jamais rencontré» le dictateur actuel.

Contacté par Libération.fr, le ministère de l’Industrie explique qu’il ne suit plus ce dossier. «Ce n’était pas un partenariat de notre ministère. C’était un accord mené par le gouvernement et Monsieur Estrosi ne l’a signé que parce que c’était le premier ministre à se rendre en Libye».

 

 

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