Va-t-on ne rester que spectateur et déléguer à ceux qui ne veulent rien faire le droit de continuer et laisser les sidérurgistes se dépétrer de la glue socialiste qui sert à les immobiliser face au capital ou va-t-on chercher à prendre des initiatives ?
Des réactions convergentes dans la colère et l'indignation se font jour.
Il y a autant de rage dans la réaction de Bernard Lamirand lire ici que dans celle de Lionel Burriello. Le retraité de la sidérurgie argumente pour donner du poids à la colère de celui qui vit à la fois l'exploitation et la fierté de la finalité de son travail.
Bien sur, ce n'est pas une nouveauté, au delà du constat partagé avec Bernard, on discute. La nationalisation dans l'urgence, moment du rapport de force pour arracher l'industrie fondamentale des main du capital, oui.
Mais attention à l'étatisation on a déjà donné (encore qu'il faut noter le cheminement des idées et le mûrissement d'une exigence de controle par les travaileur qui pourrait réouvrir la porte de la stratégie autogestionnaire que le P"c"F avait si brutalement claqué).
Mais dans l'instant il y a l'urgence et "quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat" disait Aragon.
Les luttes revendicatives sont ancrages de ce combat mais maintenant, et sans en rabattre sur le fond, l'urgence est de mette Schneital et Miwendel hors d'état de nuire. Faire que les ex barons de l'acier et leurs sociétés financières comme le nouveau maître du monde des forges soit chassés du paysage économique.
L'expropriation et sans indemnités est possible.
Que le PS ai été obligé (pour le tordre et le stériliser) de venir sur ce débat qu'il ne voulait pas entendre, montre le sens et les possibilités d'une action politique.
Plutôt que de se lamenter sur "le bon temps du CNR", et si nous puisions dans les pratiques qui lui ont permis de gagner ?
Modestement, à son niveau de possibilité d'intervention, Canaille le rouge propose de reprendre sous forme d'affichette, papillon, post-it ou autocllant, pourquoi pas affiche pour ceux qui le peuvent, le fameux article de la constitution qui donne pouvoir de nationaliser au pays. Et de l'agrémenter de l'exigence politique de notre temps
Constitution de la Ve République française
Constitution actuelle de la France adoptée le 4 octobre 1958
Version à jour de
l'entrée en vigueur du traité
de Lisbonne
le 1er décembre 2009
Préambule
Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004.
En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d'outre-mer qui manifestent la volonté d'y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l'idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité et conçues en vue de leur évolution démocratique.
Article premier
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.
Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion.
Elle respecte toutes les croyances.
Son organisation est décentralisée.
Titre V - Des rapports entre le gouvernement et le Parlement
Article 34
La loi fixe les règles concernant :
Les nationalisations d'entreprises et les transferts de propriété d'entreprises du secteur public au secteur privé.
Retour dans le public de tous les leviers
de l'industrie, de la finance et des services publics
Vous noterez au passage que la dernière phrase du texte constitutionel, ajoutée après 1975 permet la décentralisation des formes de propriété publiques et ne passe pas l'obligation d'un cadre national (qui peut avoir sa pertinence en particulier pour les services publics en réseaux).
Bien sur, à partir de l'idée, à chacun de s'adapter.
Si cela prend, d'autres initiatives seront à inventer et faire grandir. La politique c'est cela. C'est la propreté faite citoyenne qui coupe les ailes aux démagogies et recupérations.
Libre à tous de dévellopper, maquetter selon sa situation et son espace d'action.
L'idée semble de plus en plus et de mieux en mieux partagée, fait son chemin. Elle peut devenir une force concrête.C'est toujours une mini fracture qui déclenche une avalanche.
Si les murs, panneaux et poteaux, vestiaires, trains et métros se mettaient à parler ... aucune télé du monde ne pourra arrêter une telle onde de choc.
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