"Le communisme c’est 120 millions de morts, le maoïsme 60 millions, Marine LePen, elle, n’a tué personne" C'est de Luc Ferry, un homme prétendu intellectuel fréquentable qui a osé dire cela. Il vient de se faire ramasser, à la volée, il le mérite. Repris chez "canempechepasnicolas" un texte du PRCF.
Voila ce texte que La Canaille partage :
« Le communisme c’est 120 millions de morts, le maoïsme 60 millions, Marine Le Pen, elle, n’a tué personne ».
Puis, pour préciser sa pensée, Luc Ferry cite W. Churchill :
« Nous n’avons pas égorgé le bon cochon », allusion obscène au fait que les alliés occidentaux auraient dû s’occuper de l’URSS et non de l’Allemagne hitlérienne....
Voilà qui a le mérite de la clarté. Odieuse mais claire.
Et quelle est la leçon des propos de M. Ferry ? C’est que ce que nous appelons la fascisation s’étale ainsi sans la moindre pudeur à une heure de grande écoute sur « Canal plus » durant le « Grand Journal ». La fascisation c’est aussi cela : un anticommunisme qui banalise le fascisme, criminalise le communisme en reprenant un discours de guerre froide et des calomnies sidérantes tant de fois répétées qu’elles deviennent des lieux communs.
Et le résultat c’est qu’un homme de la droite dite civilisée, ancien ministre de Éducation Nationale, un philosophe, en vient à blanchir la responsable du parti néo-fasciste au nom de l’anticommunisme et à banaliser la bête immonde nazie. Cette situation politique et idéologique c’est cela que nous appelons la fascisation : lorsqu’avance le fascisme au sein du personnel politique de la droite.
Lorsque les députés de l’UMP reçoivent en invité un journaliste condamné pour incitation à la discrimination raciale et que l’une des députés de ce parti propose de mettre les immigrés fuyant l’enfer de la guerre sur un bateau pour s’en débarrasser, que le président de la République et son parti, l’UMP, provoquent un débat sur l’islam dans le seul but de stigmatiser une partie de nos compatriotes, de camoufler ainsi leur responsabilité sur la régression sociale sans précédent qui frappe notre peuple se souciant finalement fort peu que cela renforce une extrême-droite avec laquelle une porosité dans les thèmes et les solutions est de plus en plus évidente et qui de toute façon joue son rôle dans le dispositif politique au service de la grande bourgeoisie comme ce fut toujours le cas historiquement : offrir un dérivatif et une impasse politique au désespoir social en désignant un bouc-émissaire hier le juif, aujourd’hui l’arabe.
Douter de ce processus de fascisation qui entraîne les forces politiques toujours plus à droite, toujours vers moins de démocratie, stérilisant la protestation populaire, préparant les masses aux solutions les plus néfastes pour elles, est faire preuve d’un aveuglement porteur d’un grave danger. Les politiques mises en œuvre par le grand capital sont chaque jour plus insupportables pour les peuples et il s’agit pour le capital de les museler de mille et une manière fusse en démolissant les conquêtes démocratiques des révolutions et des luttes sociales.
L’attitude de ces derniers jours du pouvoir et de sa police contre les travailleurs en lutte dans les ports et les chantiers navals est révélatrice de cette brutalité qui se répand de plus en plus.
Il est très urgent, il est vital de s’unir, comme l’Appel de PRCF le demande avec force et solennité, contre le vent mauvais qui souffle non seulement sur la France mais dans tous les pays de l’UE où la grande bourgeoisie veut faire payer aux travailleurs la crise du capitalisme. Par tous les moyens.
A.M.
Pôle de Renaissance Communiste en France
Petit commentaire de La Canaille :
Ce Ferry est un sacré Jules au sens où on l'entendait dans mon quartier de naissance : un de ces maquereaux qui fait bosser les autres, encaisses la comptée et se comporte en goujat. Qu'il se méfie les morsures de cochon, ça s'infecte et on en crève.
Mais avant d'aller plus loin, un rappel qui ne manque pas de sel. Et chacun sait, culture gauloise de Ferry, mais bête pratique charcutière d'un bon bout de l'humanité, que le sel et le cochon ça cohabite avec élégance, la preuve par Heidegger, l'idole de ferry :
“…Heidegger rend en effet possible un retour à la philosophie politique grecque en tant que philosophie de la non-subjectivité au sein de laquelle le normatif est naturel(chaque être doit trouver son lieu dans le cosmos en fonction de sa nature et non en fonction d’une normesubjective de la raison), et le social non moins naturellement hiérarchisé”. (Le droit : la nouvelle querelle des Anciens et des Modernes-Luc Ferry, (page 19 de l’édition Quadrige –PUF- Édition 2007- pour 4€, vous l'aurez d'occase sur les quais, mais bon…)
C'est de notre égorgeur tel qu'il vocifère plus loin : "de la pensée de notre Julot casse croute à propos du théoricien si cher à ce vieil Adolf".
L'auteur de l'article où La Canaille, piqué de souvenir et de curiosité, a retrouvé cette petite perle se gratte le dessus du crâne :
"Or on ne peut pas mieux résumer la “philosophie politique” du nazisme. Et Luc Ferry rate l’occasion d’interroger comment un théoricien du nazisme instrumentalise la pensée grecque.
Non seulement Heidegger a payé ses cotisations jusqu’à l’effondrement du Reich mais son texte est tissé d’adhérences profondes “à la possibilité et à la réalité de tous les nazismes” (Derrida)."
L'auteur en question qui signe "le phiblogZophe" poursuit, perfide, avec ceci qui aurait dû conduire le dit Ferry, s'il avait un minimum d'honneur, à demander l'asile politique dans l'ile de la famille Bettencourt et de s'y faire oublier :
"On dira : où voyez-vous que Heidegger “parle” comme Hitler? Certains défenseurs de Heidegger argumentent en effet de la seule différence de vocabulaire entre les deux "H" pour faire apparaître leur mentor comme un héros.
Alors même que c’était précisément la fonction de Heidegger de ne pas utiliser les mêmes mots que Hitler. D’autres auteurs, cependant, ont bien vu les affinités qu’il y avait entre les deux textes.
En attendant le lecteur est invité à ne faire aucun rapprochement entre la lecture heideggérienne des grecs et, par exemple, la doctrine de la race supérieure.
Que fait cependant Ferry? Reconduit-il une ignorance ? Joue-t-il sur l’implicite ? S’amuse-t-il?
Il faut se faire à l’idée que, ce qui apparaît immonde et grotesque quand c’est “gueulé” par Hitler, est accepté comme une référence en philosophie pourvu que la forme puisse permettre d’opérer la disjonction entre les thèses et leurs implications pratiques."
Tout de même, et en tournant cela dans tous les sens, cette idée que le “normatif est le naturel”, n’est-ce pas un des pivots de l’hitlérisme ?

Une doctrine raciste à ce que nous ayons tous pu à en connaitre.
Il me semble qu'avec cela Ferry est habillé pour quelques saisons et que le texte qui suit aidera à le boucler dans la penderie, en espérant que s'il osait en sortir, chacun de ceux, TOUS CEUX, qui se piquent de poursuivre l'idéologie Nazie, l'y reconduisent à coup de pied au cul.
PS : Pas besoin d'aller chercher Wiston Ch. lord de Malborough pour avancer cette idée. Il existe une version française antérieure d'une dizaine d'années à celle de l'inventeur de la guerre froide. Dans un journal de Metz, "Le Messin" appartenant aux De Wendel, on avait plus lire en 1936 "plutôt Hitler que le Front Populaire".
Même caste ; même crasse.
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