Balladur le tricheur s'en prend aux 35h00 :
"Ma campagne a été financée dans le respect de la législation en vigueur et ses comptes validés par le Conseil constitutionnel", assène sans vergogne lundi 21 novembre, dans leFigaro, Edouard Balladur à propos de sa campagne présidentielle de 1995.
Et vite il passe à autre chose : dans le même entretien sans vergogne, bardé de sa fatuité coutumière, il annonce "régler le problème des trente-cinq heures une bonne fois pour toutes" en étudiant "la possibilité de supprimer purement et simplement la loi". "La crise n'est pas finie. Ce qui nous attend, ce sont des années de courage et de réformes profondes. Il faut les aborder avec lucidité", affirme-t-il. La lucidité balladurienne étant d'augmenter la durée du travail en priorité aux salariés mensualisés (c'est total bonus pour les patrons) et de laisser le dispositif favorable aux patrons en matière d'heures sup.
A nous les pépètes aux autres le sang et les larmes. L'infatué a ressortit sa chaise à porteur.
Pour rappel : les comptes de campagne de M. Balladur ainsi que ceux de Jacques Chirac avaient été validés alors que tous deux avaient dépassé le plafond des dépenses accordé. le conseil constitutionel a expliqué sa décision "pour des raisons politiques, à savoir qu'il aurait fallu alors annuler l'élection présidentielle et la recommencer, faisant ainsi abstraction du vote des électeurs".
On accepte des faux en écriture par des personnages publics de très haut niveau pour ne pas avoir à retourner devant les électeurs qui auraient pu changer d'avis.
Pour rappel, ce genre de délits, éventuellement requalifiable en crimes sont passibles de la Haute cour de Justice de la République. Mais quelqu'un dans le microcosme va-t-il la lui faire fermer à partir du rappel de ces faits et proposer lui et ses complices, tous ses complices, de le renvoyer devant ses juges ?

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