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Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

Espace d'échanges, de rêves, de colères et de luttes. Alternative et horizon communiste. point de vue de classe.   Quand tout s'effondre, ce n'est pas aux causes des ruines de gérer le pays mais à ceux qui sont restés debout.

La Navale

Publié le 21 Novembre 2011 par canaille le rouge in Du côté des luttes

http://www.lesechos.fr/medias/2011/11/19/251438_photo_1321721083061-1-0.jpg

 

 

Réparation navale à Brest

Au coeur des perspectives industrielles
mardi 15 novembre 2011, par Frédéric Dayan

Depuis plusieurs semaines, les salariés de la Sobrena sont mobilisés pour la réparation navale civile à Brest. Directement près de 800 emplois sont concernés. Face à un patron uniquement guidé par son propre intérêt personnel, la mobilisation a permis d’éviter la fin du premier port de réparation navale civile en France.

Pour populariser leur action, les salariés de la Sobrena ont installé un chantier naval sur lequel ils travaillent à l’étrave de l’Espoir 2. Une manière de montrer tout leur savoir-faire, en attendant de nouvelles commandes de bateaux que les ouvriers veulent voir vite arriver. 

Pour l’union locale CGT de Brest et sa région, "cette mobilisation, met en lumière qu’il faut maintenant des perspectives industrielles sur le territoire. En ce sens, il s’agit bien d’un enjeu de dimension nationale. La réparation navale est largement financée par l’argent public : l’Etat doit maintenant prendre des engagements qui permettent des perspectives pour la réparation navale à Brest. Dans l’immédiat, l’Etat doit tout faire pour faire rentrer des navires sur le site de Brest. C’est la démarche qu’a entrepris la Cgt en lui fournissant la liste des agents qui permettent l’accession au marché. Il est indispensable de développer une politique industrielle sur Brest dont l’activité de réparation navale est centrale. Pas question d’opposer les activités les unes aux autres ; les salariés les uns contre les autres. Pas question d’envisager une substitution à la réparation navale. Pour la Cgt, il faut un projet industriel avec l’élaboration des navires ; les constructions neuves civiles et militaires ; la réparation navale ; les activités liées aux Energies Marines Renouvelables ; la déconstruction des navires ; les activités portuaires de logistiques et de services. C’est à l’Etat d’assurer le montage industriel qui permette le développement durable de toutes les activités industrielles liées à la mer. En ce sens, les engagements pris lors du rendez-vous du 2 novembre au Ministère de l’Industrie doivent passer des paroles aux actes."

La Cgt invite toutes les organisations syndicales, les partis politiques, les salariés et la population à rejoindre l’appel à manifester le samedi 19 novembre à 15 heures à Brest.

 

Sobrena Brest écho via la presse : 

 

Quelque 2.500 personnes selon la CGT, un millier selon la police, ont manifesté samedi à Brest pour soutenir les salariés de la Sobrena, numéro un de la réparation navale en difficultés financières, a constaté l'AFP.

Venus parfois en famille, les manifestants se sont rassemblés devant une étrave de navire installée depuis près d'un mois devant la mairie. Baptisée l'Espoir 2, cette pièce de métal représentant une étrave de navire avait été façonnée il y a 25 ans lors d'une première mobilisation sur l'avenir de la réparation navale brestoise.

Au cours d'une prise de parole, la CGT a demandé le vote d'une loi "pour garantir que le maximum de navires français soient réparés chaque année en France".

"Les aides à la construction doivent être attribués aux seuls armateurs qui réparent et déconstruisent dans des chantiers français", a proposé Olivier Le Pichon, secrétaire de l'ULCGT de Brest.

L'entrée du ferry l'Armorique mardi dans le bassin de la Sobrena pour 6.000 heures de travail a mis fin à environ deux mois d'inactivité pour les 240 salariés de la Société bretonne de réparation navale (Sobrena).

Faute de carnet de commandes, le PDG du groupe François Meunier envisageait un dépôt de bilan mi-novembre, mais le contrat pour la maintenance du navire de la Brittany Ferries a offert un sursis de plusieurs semaines au chantier.

Un administrateur provisoire a toutefois été nommé par le tribunal de commerce.

Selon la CFE-CGC, la Sobrena a répondu à un appel d'offres d'un pétrolier grec. "Des négociations sont en cours, avec l'aide de l?Etat on espère qu'elles aboutiront favorablement", a indiqué lors de la prise de parole Eric Landuré, délégué du syndicat.

Début novembre, les syndicats, les élus et les acteurs économiques ont été reçus au ministère de l'industrie. L'Etat s'est engagé à trouver une solution pérenne au maintien de la réparation navale à Brest, premier port français dans la spécialité.

 

Il serait bien que la proposition avancée lors de l'affaire du démentèlement du Clémenceau de la mise en oeuvre d'une filière de déconstruction permettant la construction l'entretien et la déconstruction des navires en fin de vie soient mise en débat.


Au moment où on nou serine sur la dette etc. la mise en place d'une vrai filière maritime sans registre de complaisance, avec une industrie navale sur laquelle adosser la flotte est une solution majeure pour lutter contre la crise.


Les Dreyfus, Bolloré, Intermarché, Delmas etc., les pétroliers et négociant en bois et autres et autres, où font-il construire entretenir leur flotte ?


D'un point de vue environementale c'est plus pérenne que le saut en parachute audessus du Père lachaise, il n'y a pas besoin d'attendre pour que la décision se prenne mais le silence des politiques de "goache" (à droite rien à attendre) est assourdissant. A force de considérer la classe ouvrière que comme une force électorale d'appoint il ne faut pas s'étonner qu'elle garde la forme autour de leur chantier mais ne se déplace plus vers les isoloirs voire pour certains émettre des votes impasses suicidaires.

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